Faites place aux femmes!

Les progrès de l’affirmation de la femme dans nos sociétés ont créés une cohorte de femmes remarquables au parcours saisissant mais qui ne sont pas assez remarquées et présentes dans la mémoire collective comme leurs homologues hommes. Dans un échange avec une bloggeuse qui a pris cause et fait pour une meilleure représentation des femmes dans les sphères de décisions et le monde des affaires, je partageais mon sentiment que ces revendications circulaient trop souvent entre les femmes elles mêmes qui, hélas, s’en gargarisait. Rassurez-vous mon propos ne sera pas théorique ni rhétorique encore moins technique. Il n’est que le résultat d’une observation d’un fait ignoré par les uns parce qu’ils ne se sentent pas concernés, et ressassé par les autres parce qu’elles agissent en victimes et non en acteur légitimes. Je promène mon regard contemplatif sur un déficit de circulation de l’information où le genre créé une barrière au « mais » sage.

Il me semble important de préciser un aspect d’une conception du monde : « la femme n’est pas l’égale de l’homme ». En effet, dans l’histoire de l’humanité on a traversé plusieurs stades de relation. De sa domination par l’homme, à son affirmation en tant que complément incontournable et au final vers son rôle primordial par rapport à l’homme. Ici il ne s’agit pas tant d’un phénomène sociologique ou ethnologique. Les sociétés matriarcales ou la distribution des rôles dans certaines espèces ne sont pas un fait nouveau. Ici il est question de rôle économique dans le cadre d’une évolution de l’humain vers l’acquisition de la richesse et d’une nouvelle identité. Le monde et la terre s’adaptent au fil du temps mais un semblant de tradition immuable et universelle demeure donc : « la femme n’est pas l’égale de l’homme ». Tous deux sont appelés à des missions différentes en fonction de leur potentiel, capacité et capital de vie. Ainsi la femme passe au premier plan d’une lutte d’adaptation de l’humanité aux réalités de la vie terrestre. Doit-on pour autant dire que la que la femme dominera l’homme? Sans doute, mais libre à vous de l’affirmer. Je me contente simplement d’insister sur les dispositions de la femme qui sont propices à notre essor commun (toutes civilisations confondues).

« La femme est le légal de l’homme » et elles font loi. Le but de cette affirmation n’est pas de jouer sur les mots et renforcer l’idée que la femme porte le « mais » sage. Je ne reviendrais pas non plus sur les caractéristiques du message qui a été énoncé dans un précédent article (« un rôle économique primordial pour la femme »). Je souhaite inviter à réfléchir sur les rapports entre les deux profils d’acteurs économiques, deux genres, deux sensibilités : l’homme et la femme, la force et le moteur. En tant que pionnier, l’homme a ouvert la voie à de nombreuses conceptions du monde et la femme lui a emboite le pas pour une gestion rigoureuse et éclairée du nouveau modèle. Avec l’avènement du règne par l’économie et du défi de la finance, à la femme revient la place de la conformité aux lois dans les décisions qui engagent la terre entière dans des crises ou des schismes. Son sens de la préservation autorise un optimisme sur l’avenir des sociétés dans le fait qu’elle s’oppose à la prise de risque inutile et favorise ainsi la constitution, la gestion et la transmission du patrimoine. L’adaptation sur les prochains marchés fluctuants du Monde doit mettre en action la force de l’homme en tant que valeur et accepter que son moteur féminin demeure retiré de ses côtes.

« Faites places aux femmes pour assurer une paix stable dans la lutte d’émancipation originelle de l’homme »