Le nouveau Monde

J’en ai rêvé et il s’est créé
Telle une graine de sénevé
L’Arbre majestueux s’est élevé
Et les Hommes se sont émerveillés

Aujourd’hui les portes du Royaume s’ouvrent
Aux passants, ouvriers de cette Heure
Ceux qui couvent la révolte mâle du fruit mûr
Qui craint de pourrir en livrée des palais du Louvres

Cette ivraie il est vrai ne saurait renoncer
Abandonner son éternel esprit de lierre
Qui, depuis hier, troue des puits dans notre terre
Hivers sur hivers les vers regrettent l’affaire de la pomme

Voici qu’ensemble, tous unis, nous pouvons construire
Le nouveau Monde où tout individu trouve sa place
Dans l’équité des revenus et des menues philosophies
Quand les communautés sereines parieront sur l’Interculturel