L’exil du retour

Afrique, de la dégradation continue à l’amélioration continue?

J’enrage et mon émotion ne semble pas vouloir baisser. Encore un coup de sang sur les réalités vécues par ceux restés au pays. Quel décalage entre la vision de ceux qui disent vouloir s’installer pour participer au « vent de changement » qui dit-on semble souffler avec plus d’acuité depuis quelques années; mais combien d’année déjà? Ce qu’il est difficile de comprendre c’est la détermination de ces nouveaux alliés extérieurs mais du sang, même du pays et la désillusion sociale quasi quotidienne de ceux qui y vivent: manque d’eau, réseau routier avec trou de fromage suisse, électricité distillé au bon vouloir d’un programme de délestage orienté… Pourtant pour vivre le « chez nous » envisagé, il faudra partager ce quotidien. La bonne volonté ne peut suffire à corriger le manque du minimum vital surtout pour des personnes de la race des élites. « Élites » un mot si doux dans la langue mais qui ne veut plus dire grand-chose si ce n’est des réalités se résumant à savoir, pour nous qui nous connaissons, d’où l’on est parti et d’où l’on vient pour quitter l’exil sans nom du travailleur éternellement immigré dans des systèmes économiques différents. Sans être pessimiste dans ma prise de position mais plutôt optimiste pragmatique face aux hésitations semi philanthropiques semi capitalistes, on remarquera souvent que ce sont des familles entière, jeunes ou non, qui se déplaceront sans garantie pour leur progéniture ni pour les vieux jours de ceux qui auront osé faire ce choix du retour aux sources. En tout cas…