L’Heure de « l’a-guère »

Je revêts mon uniforme de fils de la Terre
Mon Sabre à la main et la plume dans mon sein
Je me ceints pour le combat
Le Dragon n’entend toujours pas raison
Venir défier le Lion au cœur de sa Maison
Le Peuple crie et le Cri se lève au loin
L’étendard de ralliement sera encore le poing
Pour le Point du Ba, pour le Ka du Guerrier

Gog et Magog atteignent le fleuve et s’abreuvent
Qui paiera la facture cette fois? La loi ou le loa?
Peuple habile et souriant
Tu construis sur mon sol des mirages pour cossus
Pendant que mon Peuple peine l’âme décousue
Après l’affrontement des Faucons contre l’extrême du Croissant
Terrorisés par l’acte du saint isolé, les sacrifices et la guérilla
Vient celui du Tigre au pelage de feu contre le Souverain à la crinière
Pendant que l’érudit se débat pour sa culture
Le Charles Latent s’immisce dans nos fractures
Sur lui je déverse mes versets de la Caverne

Paupérisé par l’acte sous seing privé, les artifices et la « guère il y a »
L’économie, monde à léser, s’offre en champ de bataille
Dans cette cinquième mondiale
Déjà le fils d’Afrique élèvent leurs chants
Demain ils mourront ou vaincront
Pour conquérir cette richesse légitime et sonner la fin
Par la qualité et la performance de leur produits
Le sang de l’informel coule dans ces entreprises
Qui feront reculer l’ennemi aux confins des mers
La haine ne s’invite pas mais la même foi des Ancêtres
Seule compte la voix étouffée du père sans emploi
De l’enfant exploité, de la mère qui pleure
des foyers sans eaux ni énergie.
Pays sans soins ni maîtres.

A toi Diaspora je m’adresse et t’exhorte pour le soutien des frères et sœurs.
Pour que tu cesses d’ignorer, à mère fruit, la souffrance pénible de ta racine.
Te complaire dans le confort et fermer les yeux sur tous ceux qu’on assassine
Nous sommes la génération de la réappropriation de notre avenir
Le sol du Lion veut à nouveau voir l’attitude fière du Kamite fleurir.

L’effort de « l’a-guère » contre le Prédateur a sonné!