Si l’Afrique ne s’éveille pas, le Monde tremblera…

L’Afrique s’apprête à franchir le seuil du milliard d’habitants et sa population sera essentiellement constituée de jeunes de moins de 20 ans. Si les infrastructures disponibles ne permettent pas d’assurer à cette génération un minimum d’éducation, l’accès à des soins de santé publique et surtout un marché de l’emploi performant leur permettant de puiser une source de revenu stable, nous serons alors assis sur une bombe à retardement qui concernera le monde entier. Un « boom! » menaçant qui ne concernera pas une forte croissance des naissances mais bien l’inverse un catastrophe sociale où la mort recrutera son armée parmi cette génération. On note déjà l’instabilité crée par la récupération par des groupes d’influence géopolitiques de ces jeunes dans des troubles qui frappent les régions les plus riches en ressources et pauvres en matière de niveau de vie. Donner des débouchés à ces jeunes c’est réduire l’influence des systèmes pernicieux ou mafieux; impériaux (voire condescendant) ou vénaux. En effet, compte tenu des intrications des gouvernements locaux il est mieux que l’effort d’affirmation vienne d’acteurs économiques indépendants qui œuvrent avec leurs propres moyens. Nul n’a plus intérêt à voir cette jeunesse sortir de cette ornière de désespoir qui les pousse à la violence que l’Africain lui-même et cet effort d’affirmation doit être le fruit d’une intense contribution de la diaspora africaine. L’idée générale de la portée du mouvement et de la dynamique qu’on souhaite imprimer à la présente génération d’acteurs économiques des communautés culturelles, est de se donner une alternative de fonctionnement sous forme de modèle conceptuel aux entrepreneurs ethniques des diasporas et leur permettre de créer un patrimoine personnel et communautaire afin d’envisager de créer des emplois et des débouchés dans leur régions d’origine en général et en Terre d’Afrique en particulier. Ces initiatives visant ces jeunes doit se faire par le truchement des moyens technologiques tels Internet et la téléphonie mobile. L’impact sur le commerce informel n’en sera pas négligeable non plus, en ce sens qu’il renforcera sa structure et offrira à l’économie mondiale un apport identifié et identitaire de ces régions à travers la créativité (pour les produits) et la transversalité des compétences (pour les services). Cet apport tire sa source des qualités d’abnégation, d’authenticité et de simplicité de ces peuples très divers. En effet l’Homme africain est doué pour apprendre des autres pour en faire un usage professionnel et personnel parfois au détriment de sa propre culture ou héritage. C’est donc la performance économique des entrepreneurs ethniques qui doit être source de paie et de paix pour la terre économique dont ils sont issus. Ils sont au cœur d’un nouveau Rappel sur la non prise en compte des marginalités et du concours pour la suffisance de revenu : « Chaque Homme est important aux yeux de Dieu ». Le moment est donc venu d’enrayer, jusqu’à sa disparition, un système de domination qui subsiste à travers les âges et d’ouvrir la perspective d’espoir que les générations futures de jeunes pourront vivre un nouvel âge d’or de l’économie africaine sous l’égide des dieux et de Dieu.