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Jardin d’Adam

Jardin d’Adam

Jardin d’Adam

Ô Eve première le Bon Ga t’as créée de ma Côte d’Ivoire
J’étais alors endormi et je n’y voyais rien.

Ô Eve seconde le Bon Ga veut te créer de ma Côte d’Or
Je suis maintenant réveillé et je dis « Nah! Ga »

Ô Eves au lu Sion, j’ai accepté. Evo!

To do Ga dji, let, it down! Evo!

Face à la mère

Face à la mère

Devant l’immensité étendue devant moi

Je me recueille, écumes de larmes, face à la paix des eaux calmes

Hommages et vagues à lames s’échouent sur ce beau rivage

Il pleut sur la mère dont le fond marin ignore tout l’émoi

Et voilà qu’un rayon éclaire l’eau sur son séant pacifique

La convection évapore l’âme de fond et mène au Ciel de bonté

Goutte à goutte, la nuée se forme et suit le Souffle tant aimé

Simple fumée dans l’Immensité nébuleuse, mais bénéfique

Le reflet bleu du ciel adoucit l’amer horizon du monde sans faim

Terre en vue, l’espérance d’une communion de radeaux saints

Déjà la Mère Céleste, rosée de l’air, offre Grâces aux courants marins

Car bien qu’enclavée, la mère morte demeure riche de son or salin

*à ma Mère

 

Jean Pliya, L’arbre fétiche

Jean Pliya, L’arbre fétiche

– Chef, ne vous étonnez pas de notre démarche, dit le porte-parole. Mes camarades et moi désirons savoir ce que nous ferons de cet arbre.

– Pourquoi cette question? S’étonna le fonctionnaire municipal. Connaissez-vous un exemple d’arbre installé en pleine chaussée et qu’on ait épargné? Notre tâche, dans le cadre du plan d’urbanisation, est d’ouvrir de belles rues droites, nettes, et pour cela de défricher, de couper, de dessoucher afin que plus tard il soit possible de goudronner.

– Mais nos outils ne peuvent convenir à une telle besogne! Nous ne possédons ni scie, ni hache, mais rien que des coupe-coupe!

– Ça par exemple! S’exclama M. Lanta. Est-ce la première fois qu’on vous demande d’abattre un arbre?

– Non, chef, mais dans les autres cas, il s’agissait d’arbrisseaux ou tout au plus d’arbustes. Nous n’avons jamais eu à couper un arbre de cette taille. Nos camarades nous envoient pour vous dire qu’en l’occurrence, il s’agit d’un iroko, un arbre fétiche, et qu’il y aurait un grave danger à s’y attaquer.

– Allons, pas d’histoires, fainéants! Continuez votre travail sans vaine considération. Puisque vous vous plaignez de ne pas avoir les outils nécessaires, contentez-vous de déblayer les alentours. Demain, nous vous fournirons des haches et des scies.

Quand la délégation, résignée, s’en retourna et transmit cette réponse, ce fut la consternation dans le groupe de prisonniers. Les visages luisants de sueur, où étaient collés des brins d’herbe verte et de fines graines, se renfrognèrent.

Tout en murmurant, ils se mirent mollement à l’ouvrage. Leur allure ralentissait à mesure qu’ils approchaient de l’arbre. M. Lanta qui n’avait cessé de les observer depuis leur démarche insolite, fut intrigué. Il se leva, rejoignit les travailleurs et interrogea le garde Anatole. Celui-ci ne paraissait guère plus rassuré que les prisonniers. Quand son chef lui demanda d’expliquer leur attitude, il se déchargea prudemment sur le meneur, celui qui dans l’équipe, paraissait jouir d’une autorité certaine.

– Cet homme, dit-il, en désignant un vieux prisonnier, prétend que l’arbre que voilà est sacré et qu’il est interdit d’en couper la moindre branche. Il a dû monter la tête à ses camarades.

De fait, tous les prisonniers semblaient maintenant décidés à ne pas s’exécuter. Réprimandes, menaces de sanctions, rien n’y fit. M. Lanta préféra user de persuasion pour éclairer cette énigme. Il prit à part l’accusé qui s’appelait Mèhou, vieil homme dont les cheveux gris comme du kapok frisaient curieusement en forme de billes. Son visage frappait par l’ampleur du front et l’acuité du regard.

Tandis que les autres continuaient sans enthousiasme leur travail. M. Lanta et Mèhou s’éloignèrent à la distance d’un jet de pierre environ.

– Eh bien! Commença l’employé municipal, quelle fable propages-tu pour décourager tes camarades? Nous ne pouvons tolérer les défaitistes ni les mauvaises têtes. La réglementation est particulièrement sévère en cette matière. Qu’as-tu à répondre?

Chef, répondit Mèhou en se tenant respectueusement à distance, tête baissée, les doigts noués dans le dos pour se donner une contenance, il ne s’agit pas d’une fable. Je suis né à Abomey, avant que le roi Gbêhanzin se rendît et ne fût déporté dans le pays des Blancs. Fils d’un grand chef féticheur, je me vante de connaître l’histoire des bois sacrés qui abritaient autrefois les couvents. Du temps des rois notre région était couverte de forêts d’irokos. Nul n’avait le droit de toucher à cet arbre fétiche, sous peine de lourdes représailles. Mais depuis quelque temps on a commencé à le couper pour faire des chaises, des tables, des portes. Aujourd’hui, il en reste bien peu. Les arbres qui ont échappé à la hache en sont devenu plus précieux. Nos sorciers les choisissent comme siège de leur sabbat nocturne. Toute offrande faite à une divinité est déposée au pied d’un iroko ou à une croisée de chemins, afin que les effets se propagent aux quatre vents. Il est dangereux de se moquer des sorciers. Pour vivre en paix, en bonne santé et travailler sans difficulté, il faut rechercher leur protection. L’iroko que vous ordonnez de couper a une histoire que vous devez savoir. Le roi Tégbessou aurait été, à plusieurs reprises, sauvé par un oiseau qui habitait dans cet arbre et qui lui signalait, en période de guerre, les ruses de ses ennemis Zâ. En mémoire des services éminents rendus au royaume de Danhomè, il a toujours été respecté. C’est pourquoi nous devrions l’épargner. Si vous vous en approchez, vous verrez qu’en partie inférieure le tronc est creux. Là serait le repaire d’un serpent qui veille sur l’arbre et auquel tout homme menacé de sortilège peut sacrifier pour être guéri. Sans même la présence du serpent, cet iroko est un fétiche redoutable. Pardonnez-nous si nous hésitons à encourir sa vengeance.

Un peu exaspéré par la longueur des explications du vieux, M. Lanta paraissait sceptique. Il souriait ironiquement en écoutant ces contes d’un autre âge. Ce n’était point la première fois que des gens bien intentionnés lui recommandaient de respecter tel fétiche ou de se protéger contre les sorciers. En son for intérieur, il se demandait comment on pouvait s’inquiéter de ces histoires peu convaincantes.

– Tout cela est bien beau, dit-il, mais difficilement vérifiable. En plein XXe siècle, nous ne pouvons plus croire aux fétiches. Sans quoi, malgré notre indépendance, nous n’édifierons jamais une nation moderne et civilisée. Nous devons abattre cet arbre pour cause d’utilité publique, et rien ne nous arrêtera. Il faut donner à la ville d’Abomey un aspect neuf et moderne.

Jean Pliya, L’arbre fétiche, Clé, Yaoundé, 1971.

Calmons-nous, nous sommes grands.

Calmons-nous, nous sommes grands.

Calmons-nous, nous sommes grands.

Nous sommes à l’ère du Temps et l’outrance vis-à-vis de lui mène à un besoin de célérité dans l’acquisition de revenu et à l’immaturité face au rôle socioéconomique. Cela donne ce qu’on pourrait appeler un péché de Capital si ce n’est un autre péché capital. En effet, chaque Homme nait avec un certain Capital aligné sur le destin qu’il doit accomplir. Bien que le Monde actuel nous enhardisse à croire que nous pouvons tout faire si nous le voulons (le rêve n’amaigri qu’un), force est de constater que la conséquence de cet état d’esprit est que l’on poursuit des passions qui sont l’émanation de notre ego. On dira trop souvent sans vraiment y réfléchir que l’on maître de notre destin et de notre vie. A vrai dire, et je pense qu’il faut prendre le temps de méditer là-dessus, nous ne sommes maîtres que notre libre arbitre qui nous a été attribué de façon privilégiée en plus de la Volonté pour notre rôle de Vicaire de Dieu.

Ce libre arbitre nous permet de choisir si nous voulons transcender notre destin ou suivre nos passions. De même si nous acceptons la vie tel qu’elle nous vient de la Providence par le Temps ou si nous préférons courir derrière des illusions. La première réaction qui pourrait venir à l’esprit est de se dire que la vie n’aurait aucune saveur si nous restons cantonnés au lâcher-prise total qui serait vu comme une démission face à un pouvoir de décision qui rend libre. Tout le défi se situe là pourtant : à chaque instant, le libre arbitre est de décider si on suit son destin ou une passion. Autrement dit si on suit son cœur ou son mental. Le sentiment ou les pensées. Pour ce faire on se doit de respecter la Loi divine immuable transmises aux Homme depuis Adam et reprise par le Messie Issa ibn Maryam dans son « N’ayez pas peur ». Cette loi est le Courage. C’est le levain qui guide l’exercice du libre arbitre par la volonté. La Foi quant à elle invite à reconnaitre l’unicité de Dieu et à lui vouer le culte selon la voie qui nous a choisi sachant qu’il n’y a « Point de contrainte en religion ».

Ainsi prend naissance une philosophie de vie où l’on se dépouille de tout gras doctrinal pour la Simplicité. On est alors en mesure d’afficher une Attitude de Confiance faite d’une disposition intérieure au Courage et d’un comportement de Lâcher-prise donc de Calme.

Le destin n’est pas une fatalité mais plus un contrat inscrit dans un Livre qu’on a loisir d’interpréter comme un jeu d’improvisation sachant que certains consignes (les décrets) servent de balises à nos efforts pour atteindre les différentes stations spirituelles et existentielles d’accomplissement humain. Il est possible, cependant, de changer de destin, en mieux ou en pire, par grâce ou mérite, selon la nouvelle inflexion donnée à l’âme (Coran VIII, 53) d’où l’intérêt de l’exercice de purification de l’âme qui anoblit et ouvre le cœur (ou un autre centre spirituel dans le corps) à la prosternation devant Dieu et l’exaucement de la prière.

Nous sommes grand en tant que vicaire de Dieu sur Terre et l’état de fébrilité dans le stress dû à la frénésie du Monde ne sied pas avec ce rôle de Commandeur. La Gravité et le Calme sont plus indiqués pour préserver la Force vitale qui constitue la sève de notre Arbre de Vie. Tout est dans l’Attitude de Confiance (Courage et Lâcher-prise) que l’on retire d’une vie intérieure riche et entretenue par la spiritualité. Nous sommes dans l’air du Temps où la Correction de notre Attitude s’impose par la Simplicité et vers la Modération.

L’Amour de l’Homme Énergie et la Vérité de l’Homme Conscience

L’Amour de l’Homme Énergie et la Vérité de l’Homme Conscience

Le 14 février 1992. Fête de l’Amour. L’Avion aux deux Anges atterrit à Damas. Le Messie vêtu de son manteau rouge et les cheveux ruisselant de gouttelettes d’eau est accueilli par le Peuple de l’a-guère en liesse. Le Mahdi l’accueille et l’invite à diriger la prière mais le Messie décline. « Je suis. » Le Dajjal tremble. La prophétie s’accomplit une fois de plus.

Le règne du Con Sultan

L’Heure s’annonce. Une autre.
Les vicaires et les corsaires se dévoilent
La communauté de l’ère est jugée et un Peuple élu
L’Amour de l’Enfant et la Vérité du Franc
L’oppression par la race tombera
La Vie attend la mort pour se révéler
Déjà le Prince observe l’élan de son cœur
Mais demeure pris dans le sommeil de la peur
17 ans de combat et le relai est transmis
40 mois, un minimum pour ouvrir sa poitrine
Puis la nuit, d’où cette nuit?
Celle qui forge le destin
Et le cycle reprend
L’oppression par la monnaie tombera
L’oppression par l’information tombera
L’Heure s’annonce. Une autre.

Ô Net’teté!


La suite de l’histoire est faite de défi et de déni pour l’héritier spirituel descendant des sangs dons. Le Soufyani et le Dajjal tremblent. Guérir de la dépendance aux substances qui briment le don mystique et réveiller le Peuple de l’a-guère pour l’effort économique qui le rendra à nouveau fier. Voilà le Livre descend. Le combat d’Hommes est lancé. Fête du vaudou. Le 10 janvier 2012.

L’héritage

Une saison de 10 ans s’est écoulée.
From “They don’t care about us” to “Yes we can!”
De “La Rénovation” à “La Correction”
Une saison de 8 ans s’écoule
Dieu seul connait ses armées.

Et l’illégitimité attaque le pouvoir
L’Energie ne s’écoule plus
La fréquence a perdu sa porteuse
L’injustice est le quotidien du au faux Prince
Vieu, à l’uniforme jaune, des panthères de la Liberté
Ignorant la mort-râle, il rit jaune aussi, jeune et têtu que la tête à eu
Il vise, l’autre dévise, il allie, l’autre délie et il dénie face au même défi de Justice
Et détruit la mémoire d’une œuvre
Qui, bien qu’imparfaite, préservait la Paix
Le Peuple souffre inutilement et se demande

A quand la fin de ce siège ?
Que le sang serve à nouveau la vitalité
Et non la sève de rituels sacrifices
A vouloir le revenu sans le travail
Le trône sans la bénédiction
Voici que l’effort devient prière de Vie
Pour retrouver le sens de la Concorde 

VÉRITÉ D’AFRIQUE

Shame on them
My life is over
And still don’t know how to live Heir 
Shall we dance to heal the Soul
When the Spirit of ancestors call for change
The suffering in fear can’t be the pain in Life
Is it a right not to be norm male
And to connect with God in troubles
I believe in Freedom, Free doom
For a pro faith of Simplicity
Let me get rid of the rainbow
This pill Low that kills my brain
Day after Day
Now it’s my responsibility to be confident

LOVE OF THE SELF

Dans cette ère, la monnaie opprime l’âme (après la race). La fin du fiduciaire pour le numérique (sans spéculation et avec souveraineté amorcera le Salut par la victoire sur la manipulation commerciale (dû à l’insuffisance de revenu) et sur l’immaturation mentale (dû au poids du rôle socioéconomique).

 

 

Invité anonyme aux initiales de MBIM, message diffusé sur Whatsapp

Invité anonyme aux initiales de MBIM, message diffusé sur Whatsapp

Nous commençons l’année avec un invité anonyme qui n’a laissé que ces initiales: MBIM et dont le message a circulé sur le réseau Whatsapp. Je le partage ici pour une plus grande diffusion tant le contenu met en perspective les efforts indispensables que nous devons accepter d’entreprendre pour relever les nombreux défis du continent et jouir enfin d’une autonomie et d’une liberté légitime acquise par le combat de tous…
“Emmanuel, Dieu, est avec nous!”

A méditer

Quand Sekou Toure déclenche l’abandon de la France.

Trois mille Français quittèrent le pays, en prenant tous leurs biens et détruisant tout ce qui ne pouvait être déplacé : les écoles, les crèches, les bâtiments de l’administration publique furent détruits, les voitures, les livres, les médicaments, les instruments de l’institut de recherche, les tracteurs ont été écrasés et sabotés ; les chevaux, les vaches dans les fermes ont été tués, et les nourritures entreposées furent brûlées ou empoisonnées.

Le but de cet acte scandaleux était bien évidemment, d’envoyer un message clair à toutes les autres colonies sur les conséquences du rejet de la France.

Le fait est que peu à peu, la peur s’empara des élites africaines, et après ces événements aucun autre pays ne trouva jamais le courage de suivre l’exemple de Sékou Touré, dont le slogan était “Nous préférons la liberté dans la pauvreté à l’opulence dans l’esclavage”.

Pour les pays nouvellement indépendants il fallut trouver des compromis avec la France. Sylvanus Olympio, le premier président de la République du Togo, un petit pays d’ Afrique de l’Ouest, trouva une solution susceptible de calmer les Français :

Ne voulant pas continuer à subir une domination française, il refusa de signer le pacte colonial proposé par De Gaule, mais accepta en contrepartie de payer une dette annuelle à la France pour les soi-disant avantages obtenus lors de la colonisation française.

Ce furent les seules conditions de la France pour ne pas détruire le pays avant de partir. Toutefois, le montant estimé par la France était si grand que le remboursement de la soi-disant « dette coloniale » était proche de 40 % du budget du pays en 1963.

Dès lors, la situation financière du Togo tout juste indépendant fut très instable, et afin de se sortir de cette situation, Olympio décida de sortir du système monétaire mis en place par la France coloniale le FCFA ( franc des colonies françaises d’Afrique ), et créa la monnaie du pays.

Le 13 Janvier 1963, trois jours après qu’il a commencé à imprimer les nouveaux billets, une escouade de soldats (soutenus par la France) s’empara et tua le premier président élu de l’Afrique indépendante : Olympio fut exécuté par un ex Légionnaire français, le sergent de l’armée Etienne Gnassingbé qui, au passage, reçu à ce moment une prime de 612 dollars de l’ambassade française locale pour le succès de sa mission.

Le rêve de Olympio était de construire un pays indépendant et autonome. Mais l’idée ne correspondait pas aux volontés françaises.

Le 30 Juin 1962, Modibo Keita, le premier président de la République du Mali , décida également de se retirer du système monétaire FCFA ( imposé à 12 pays africains nouvellement indépendants ).

En effet, pour le président malien, qui se penchait plus vers une économie socialiste, il était clair que la colonisation qui perdurait avec ce pacte avec la France, devenait un piège, un fardeau pour le développement du pays.

Le 19 Novembre 1968, comme Olympio, Keita sera victime d’ un coup d’état mené par un autre ex légionnaire français des Affaires étrangères, le lieutenant Moussa Traoré.

De fait, durant cette période turbulente où l’Afrique combattait à se libérer du joug de la colonisation européenne, la France usera à nombreuse reprises de mercenaires anciennement affiliés à la légion étrangère pour réaliser des opérations coup de poings contre les présidents nouvellement élus :

Au 1er Janvier 1966, Jean- Bedel Bokassa, ex légionnaire français, portait un coup d’état contre David Dacko, le premier président de la République centrafricaine.

Le 3 Janvier 1966, Maurice Yaméogo, le premier président de la République de Haute-Volta, aujourd’hui appelé Burkina Faso, a été victime d’un coup d’état porté par Aboubacar Sangoulé Lamizana, un ex légionnaire français qui a combattu avec les troupes françaises en Indonésie et en Algérie contre ces pays l’indépendance

Le 26 Octobre 1972 Mathieu Kérékou qui était un garde de sécurité au président Hubert Maga, le premier président de la République du Bénin, a porté un coup d’État contre le président, après avoir fréquenté les écoles militaires françaises de 1968 à 1970.

En fait , au cours des 50 dernières années, un total de 67 coups état qui se sont passés dans 26 pays en Afrique, 16 de ces pays sont des ex- colonies françaises, ce qui signifie que 61 % des coups d’États en Afrique ont été initiés dans d’anciennes colonies françaises.

En Mars 2008, l’ancien président français Jacques Chirac a déclaré :

« Sans l’Afrique, la France va glisser vers le bas dans le rang de vingt-troisième puissance [ du monde ] “

Le prédécesseur de Jacques Chirac François Mitterrand avait déjà prophétisé en 1957 que : « Sans l’Afrique, la France n’aura pas d’ histoire au 21e siècle”

En ce moment même où j’écris cet article , 14 pays africains sont obligés par la France , à travers le pacte colonial , de mettre 85% de leurs réserves à la banque centrale de France sous le contrôle du ministère des finances français. Jusqu’à maintenant , en 2014, le Togo et environ 13 autres pays africains doivent encore payer la dette coloniale à la France. Les dirigeants africains qui refusent sont tués ou victimes de coup d’état . Ceux qui obéissent sont soutenus et récompensés par la France grâce à style de vie somptueux, tandis que leurs populations endurent la misère et le désespoir.

Un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

Nous accusons souvent les dirigeants africains de corruption et de servir les intérêts des nations occidentales, mais il y a une explication claire de ce comportement . Ils se comportent ainsi parce qu’ils ont peur d’être tués ou d’être la victime d’un coup d’État. Ils veulent s’allier à une nation puissante pour se sauvegarder en cas d’agression ou de difficultés. Mais, contrairement à une protection amicale, la protection de l’ouest est souvent offert en échange du renoncement à servir leur propre peuple ou les intérêts des nations.

Les dirigeants africains travailleraient dans l’intérêt de leur peuple s’ils n’étaient pas constamment harcelés et intimidés par les pays coloniaux.

En 1958 , effrayé des conséquences de son choix d’indépendance face à la France , Léopold Sédar Senghor a déclaré : « Le choix du peuple sénégalais, c’est l’indépendance, ils veulent qu’elle ait lieu seulement dans l’amitié avec la France , pas en litige. “

Dès lors la France a accepté qu’une « indépendance sur le papier” pour ses colonies , mais a signé en parallèle des ” accords de coopération “, précisant la nature de leurs relations avec la France, en particulier les attaches envers la monnaie ( le Franc ), le système éducatif français, les ententes militaires et les préférences commerciales.

Voici les 11 principales composantes de la poursuite du pacte de colonisation depuis les années 1950 :

1 . La dette coloniale pour les avantages de la colonisation française

Les pays nouvellement « indépendants » doivent payer pour l’infrastructure construite par la France dans le pays pendant la colonisation.

Je dois encore trouver les détails sur les montants, l’évaluation des avantages coloniaux et les conditions de paiement imposées aux pays africains, mais nous y travaillons ( nous aider avec des informations ).

2 . Confiscation automatique des réserves nationales

Les pays africains doivent déposer leurs réserves monétaires nationales en France à la banque centrale.

La France a tenu des réserves nationales de quatorze pays africains depuis 1961 : Bénin, Burkina Faso, Guinée- Bissau, Côte-d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal, Togo, Cameroun, République centrafricaine, Tchad, Congo -Brazzaville, la Guinée équatoriale et le Gabon.

La politique monétaire régissant un tel regroupement diversifié de pays est simple car il est géré par le Trésor français, sans en référer aux autorités fiscales centrales comme l’UEMOA ou la CEMAC. Selon les termes de l’accord qui a été mis en place par la banque centrale du CFA, chaque Banque centrale de chaque pays africain est obligée de garder au moins 65 % de ses réserves de change dans un « compte d’opérations » tenu au Trésor français, ainsi qu’un autre 20 % pour couvrir les passifs financiers.

Les banques centrales CFA imposent aussi un plafond sur le crédit accordé à chaque pays membre à l’équivalent de 20 % des recettes publiques de ce pays sur l’année précédente. Même si la BEAC et la BCEAO ont une facilité de découvert auprès du Trésor français, les traites sur les facilités de découvert sont sous réserve du consentement du Trésor français. Le dernier mot est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En bref , plus de 80% des réserves de change de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par le Trésor français. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais n’ont pas de politique monétaire propre. Les pays eux-mêmes ne savent pas, ne sont pas informés, à hauteur de combien la réserve de change détenue par le Trésor français leur appartient en tant que groupe ou individuellement.

Les gains de l’investissement de ces fonds du Trésor français sont censés être ajoutés à la réserve de change, mais il n’y a pas de comptabilité transmise aux banques ou aux pays, ni les détails de ces modifications. « Seul un groupe restreint de hauts fonctionnaires du Trésor français connaissent les montants figurant dans les « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; si il y a un bénéfice sur ces investissements, ils ont interdiction de divulguer ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des états africains. ” écrit le Dr Gary K. Busch

Il est estimé que la France gère près de 500 milliards d’argent africain dans sa trésorerie, et ne fait rien pour mettre un peu de lumière sur ce côté sombre de l’ancien empire.

La finalité reste : Les pays africains n’ont pas accès à cet argent.

La France leur permet d’accéder à seulement 15 % de leur argent par an. S’ils ont besoin de plus, les pays africains doivent emprunter, à des taux commerciaux, sur les 65% de leur argents détenu au Trésor français.

Pour rendre les choses plus tragiques , la France impose un plafond sur le montant de l’argent que les pays peuvent emprunter à la réserve . Le plafond est fixé à 20 % de leurs recettes publiques de l’année précédente. Si les pays ont besoin d’emprunter plus de 20% de leur propre argent, la France a un droit de veto.

L’ancien président français Jacques Chirac a récemment parlé de l’argent des pays africains dans les banques en France. Voici une vidéo qui parle du système d’exploitation français.

3 . Droit de priorité sur toute ressource brute ou naturelle découverte dans le pays

La France a la priorité en matière d’achats de toutes les ressources naturelles de la terre de ses ex- colonies. C’est seulement en cas de refus de celle-ci que les pays africains sont autorisés à chercher d’autres partenaires.

4 . Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés publics et constructions publiques

Dans l’attribution des marchés publics , les entreprises françaises doivent être considérées en premier lieu, et seulement après les marchés étrangers sont considérés. Le fait que les pays africains pourraient obtenir une meilleure offre financière ailleurs n’est pas pris en compte.

En conséquence, dans la plupart des ex- colonies françaises, toutes les plus grosses compagnies et acteurs économiques sont dans la main des expatriés français. En Côte d’Ivoire, par exemple, les entreprises françaises possèdent et contrôlent tous les grands services publics – eau, électricité, téléphone, transports, ports et les grandes banques. Idem dans le commerce, la construction et l’agriculture.

En fin de compte, comme je l’ai écrit dans un précédent article, les Africains vivent maintenant sur un continent possédé par les Européens !

5 . Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers militaires des pays

Grâce à un système sophistiqué de bourses, de subventions, et les « accords de défense » attachés au pacte colonial, les africains doivent envoyer leurs officiers supérieurs de formation en France ou dans des infrastructures militaires françaises.

La situation sur le continent est telle que la France a formé et nourri des centaines, voire des milliers de traîtres. Ils sont en sommeil tant qu’ils ne sont pas nécessaires, et activés en cas de besoin pour un coup d’état ou à d’autres fins !

6 . Droit pour la France de pré-déployer des troupes et intervenir militairement dans le pays pour défendre ses intérêts

Sous la dénomination « Accords de défense » attachés au pacte colonial. La France a le droit d’intervenir militairement dans les pays africains, et aussi de stationner des troupes en permanence dans des bases et installations militaires, entièrement géré par les Français.

Les bases militaires françaises en Afrique

Lorsque le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire a tenté de mettre fin à l’exploitation française du pays, la France a organisé un coup d’état. Durant le long processus pour chasser Gbagbo du pouvoir, les tanks français, les hélicoptères de combat et les forces spéciales sont intervenues directement dans le conflit, ont tiré sur des civils et tué beaucoup d’entre eux.

Pour ajouter l’injure à l’insulte, la France estime que la communauté d’affaires française a perdu alors plusieurs millions de dollars lors de la ruée pour quitter Abidjan en 2006 (où l’armée française a massacré 65 civils non armés et blessé 1200 autres.)

Après la réussite du coup d’état par la France, et le transfert du pouvoir à Alassane Ouattara, la France a demandé au gouvernement Ouattara de verser une indemnité à la communauté d’affaires française pour les pertes pendant la guerre civile.

Du fait, le gouvernement Ouattara leur a payé le double de ce qu’ils ont dit qu’ils avaient perdu en quittant.

7 . Obligation de faire du français la langue officielle du pays et de la langue pour l’éducation

Oui , monsieur. Vous Devez parler français, la langue de Molière ! La langue française et une organisation de la diffusion de la culture a été créée. Appelée « Francophonie » qui regroupe avec plusieurs branches et organisations affiliées toutes contrôlées par le ministre français des Affaires étrangères.

Comme démontré dans cet article, si le français est la seule langue que vous parlez, vous auriez accès à moins de 4% de la connaissance de l’humanité et des idées. C’est très limitant.

8 . Obligation d’utiliser la l’argent de la France coloniale le FCFA

C’est la véritable vache à lait pour la France, un tel système maléfique, est dénoncé par l’Union européenne, mais la France n’est pas prête à se passer de ce système colonial qui lui offre une trésorerie d’environ 500 milliards de dollars en provenance de l’Afrique, et ce par année.

Lors de l’introduction de la monnaie euro en Europe, d’autres pays européens ont découvert le système d’exploitation français . Beaucoup, en particulier les pays nordiques, ont été consternés et ont suggéré à la France se débarrasser du système, mais sans succès.

9 . Obligation d’envoyer en France le rapport annuel du solde et de réserve

Sans le rapport, pas d’argent. Quoi qu’il en soit le secrétariat des banques centrales des ex- colonies, et le secrétariat de la réunion bi-annuelle des ministres des Finances des ex- colonies sont assurés par la France banque centrale / Trésor.

10 . Renonciation à entrer en alliance militaire avec tout autre pays , sauf autorisation par la France

Les Pays africains en général sont ceux avec le moins d’alliances militaires inter-etats. La plupart des pays ne disposent que d’alliances militaires avec leurs ex- colonisateurs ! ( drôle, mais vous ne pouvez pas faire mieux ! ).

Dans les cas où ils souhaiteraient une autre alliance, la France les garde bien de le faire.

11 . Obligation de s’allier avec la France en situation de guerre ou de crise mondiale

Plus d’un million de soldats africains se sont battus pour la défaite du nazisme et du fascisme pendant la seconde guerre mondiale.

Leur contribution est souvent ignorée ou minimisée, mais quand vous pensez que cela a pris seulement 6 semaines pour l’Allemagne pour vaincre la France en 1940, la France sait que les Africains pourraient être utiles pour conserver la « Grandeur de la France ” à l’avenir.

Il y a quelque chose de quasiment psychopathe dans la relation de la France avec l’Afrique.

Tout d’abord, la France est gravement accro au pillage et à l’exploitation de l’Afrique depuis l’époque de l’esclavage. Ensuite, il y a ce manque complet de la créativité et de l’imagination de l’élite française à penser au-delà du passé et de la tradition.

Enfin, la France dispose de 2 institutions qui sont complètement gelées dans le passé , habitées par des paranoïaques et psychopathes ” les hauts fonctionnaires ” qui répandent la crainte de l’apocalypse si la France devait être amenée à changer, et dont la référence idéologique vient toujours du romantisme du 19ème siècle. Ils sont : le ministre des Finances et du Budget de la France et le ministre des affaires étrangères de la France.

Ces deux institutions ne sont pas seulement une menace pour l’Afrique, mais pour les Français eux-mêmes.

C’est à nous qu’il revient de libérer l’Afrique, sans demander la permission, parce que je ne peux toujours pas comprendre par exemple comment 450 soldats français en Côte d’Ivoire pourraient contrôler une population de 20 millions de personnes ?

La première réaction des personnes lorsqu’ils apprennent l’existence de l’impôt colonial français est souvent une question : « Jusqu’à quand ?“

A titre de comparaison historique, la France a fait payer à Haïti l’équivalent moderne de 21 milliards de dollars de 1804 à 1947 ( près d’un siècle et demi ) pour les pertes causées aux marchands d’esclaves français suite à l’ abolition de l’esclavage et à la libération des esclaves haïtiens.

Les Pays africains paient la taxe coloniale depuis les 50 dernières années !

Combien de temps les Africains doivent-ils encore attendre pour mettre fin à ce grand vol organisé et esclavage organisés depuis plusieurs siècles

Prière assurer une large diffusion.

MBIM.

Bonnes fêtes – Happy Holidays

Les années se suivent et ne se ressemblent pas et pour ceux qui, comme moi, aspirent à une vie de tranquillité comme la surface d’un lac, il semble essentiel de se retirer à l’intérieur de son être pour ressentir le plaisir simple et double d’aimer et d’accomplir sa destinée. A travers les différents projets que je mène avec l’aide précieuse de certains, je me permets de vous souhaiter un excellent temps des fêtes entouré de ceux et de ce qui fait du sens pour vous. Je vous laisse avec cette tradition du Bénin qui apparait chaque fin d’année et qui fait la joie des petits comme des grands. Puissions-nous continuer à œuvrer pour le continent en 2018…

Arnaud Segla

Comprendre l’importance du lâcher-prise total dans la Correction de l’Attitude

Comprendre l’importance du lâcher-prise total dans la Correction de l’Attitude

Voici une infographie qui présente l’importance de l’Acceptation sincère à tous les niveaux de l’expérience de l’être et de la Vie. Le point central est l’Acceptation de cette Nature simple (destinée) pour vaincre sont ego (peur de mourir) et se réapproprier sa liberté d’esprit. Cela ouvre à tous les aspects de la spiritualité jusqu’au Salut qui, dans cette ère, consiste en la Richesse simple ou patrimoine transmissible et à l’Amour simple ; intérieurement par la fierté et extérieurement par l’amitié; au sein des membres de la communauté. L’Attitude est l’élément essentiel à corriger pour poser les fondements durables de la renaissance africaine et au-delà celle du Monde Noir…

 

ERRATUM : lire Acceptation de la Foi (Simplicité) pour vaincre le déni de la Réalité.

L’Afrique doit se réappropier son Futur économique…

C’est déjà bien de regarder cette vidéo, c’est mieux de commencer une action à votre niveau dans cette vie dans une chaîne qui implique chaque génération: l’Attitude…

Non pas combattre sur un front commun mais engager une guérilla économique et stratégique avec des moyens à notre image et portés à un niveau de perfromance qui nous met à l’abris de la prédation: Effort

Le point de vue d’un lion.

Shaykh Nazim Adil Al-Haqqani, In the Mystic Footsteps of Saints:2

Shaykh Nazim Adil Al-Haqqani, In the Mystic Footsteps of Saints:2

The next morning Grandshaykh called her in for breakfast, and after the meal we sat for an association. What Grandshaykh said on that occasion is very important, and I have been ordered to relate it to you now, as an excellent instruction for our brothers and sisters on how to treat newcomers. Particularly our brothers who were raised as Muslims in Muslim countries must heed this lesson if they propose to teach Western people about Islam.

Grandshaykh ordered me to tell her the following: “Oh Nazim Effendi, last night in the private assembly of the Holy Prophet I asked him, peace be upon him, ‘Oh Prophet of Allah, this elderly woman from your nation has come to me and entered Islam. What shall I instruct her to do, what shall I teach her, being that she is so old and cannot remain here with us a long time?’

“The Holy Prophet, peace be upon him, replied: ‘Instruct her and all others from my nation who may embrace the faith but may not perhaps, be able to alter their situations so easily, on the following three points: firstly, let them repeat the Kalimat ash Shahada (the profession of faith) three times a day, saying: ‘Oh my Lord, I accept Thee alone as God, and I accept Muhammad as Your Prophet and Representative.’ The second point is for them to learn the five prayer periods: dawn, noon, afternoon, evening and night; and to give their respects to their Lord in those appointed times by prostrating themselves to the ground once, facing any direction, and saying, ‘Subhanallah’ (glorified be God Almighty). And if it is too difficult for them to learn this phrase it is sufficient to only prostrate.

That is enough for this lady and for others in similar situations. This practice is a seed being planted in her heart, and as it sprouts and grows she may be inspired to learn more of the ritual prayer, but in the beginning it is enough for her just to prostrate.What could be simpler and easier: no directional orientation, no ablution, no recitation.

Thirdly, she and all new Muslims should keep love in their hearts towards the community of Muslims and not allow themselves to hate them, in spite of their bad actions and characteristics. Tell them to overlook the shortcomings of the people and peoples of my nation and try to love them despite their pathetic state. Even if Muslims do bad actions under the banner of Islam, Islam is always above this, innocent of the blame. To try and use the name of Islam to attain one’s selfish ends is the greatest sin, and Islam disclaims responsibility for such people’.”

These are the three points our grandshaykh related from his meeting with the Holy Prophet, and these conditions are so wide that thousands and thousands of people may enter Islam and fulfill them, becoming sincere servants of the Lord.

Now, no doubt, many Muslims who are reading this will say, “What, shall we believe that the Holy Prophet has declared it to be so easy to become Allah’s obedient servant, when our Islamic Law spells out so many different types of obligatory worship and prohibitions which we are meticulously observing?”

Oh Muslims! Do not imagine that Allah Almighty is waiting for your prayers, your fasting, your covering your heads or your dressing in Islamic clothes! No! Allah Almighty is looking to your hearts to see if they contain an atom’s weight of sincerity, and only if He finds that sincerity does He accept anything from you! None of your actions are, of themselves, pleasing to your Lord if they are not motivated by sincere intentions.

The heart of that old woman who came to Damascus may have been full of sincerity, so that her performance of these simple devotions may have been more acceptable in the Divine Presence than my prayers. Yes, that is all there is to it and it is enough for you to now know how to relay the message of servanthood of Allah Almighty to Western people.

Shaykh Nazim Adil Al-Haqqani, In the Mystic Footsteps of Saints:2, Available on Amazon

Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas obligé

Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas obligé

Bon! Comme Kik devait mourir, était déjà mort, il fallait faire son oraison funèbre. Je veux bien la dire parce que Kik était un garçon sympa et que son parcours n’a pas été long. (Parcours, c’est le trajet suivi par un petit toute sa courte vie sur terre, d’après mon Larousse.)

Dans le village de Kik, la guerre tribale est arrivée vers dix heures du matin. Les enfants étaient à l’école et les parents à la maison. Dès les premières rafales, les enfants gagnèrent la forêt. Kik gagna la forêt. Et, tant qu’il y eut du bruit dans le village, les enfants restèrent dans la forêt. Kik resta dans la forêt. C’est seulement le lendemain matin, quand il n’y eut plus de bruit, que les enfants s’aventurèrent vers leur concession familiale. Kik regagna la concession familiale et trouva son père égorgé, sa mère et sa sœur violées et les têtes fracassées. Tous ses parents proches et éloignés morts. Et quand on n’a plus personne sur terre, ni père ni mère ni frère ni sœur, et qu’on est petit, un petit mignon dans un pays foutu et barbare où tout le ;onde s’égorge, que fait-on?

Bien sûr on devient un enfant-soldat, un small-soldier, un child-soldier pour manger et pour égorger aussi à son tour; il n’y a que ça qui reste.

De fil en aiguille (de fil en aiguille signifie, d’après le Petit Robert, en passant progressivement d’une idée, d’une parole, d’un acte à l’autre), Kik est devenu un soldat-enfant. Le soldat-enfant était malin. Le malin small-soldier a pris un raccourci. En prenant le raccourci, il a sauté sur une mine. Nous l’avons transporté sur un brancard de fortune. Nous l’avons adossé mourant à un mur. Là nous l’avons abandonné. Nous l’avons abandonné mourant dans un après-midi, dans un foutu village, à la vindicte des villageois. (A la vindicte signifie dénoncer quelqu’un comme le coupable devant la populace.) A la vindicte populaire parce que c’est comme ça Allah a voulu que le pauvre garçon termine sur terre. Et Allah n’est pas obligé, n’a pas besoin d’être juste dans toutes ses choses, dans toutes ses créations, dans tous ses actes ici-bas.

Moi non plus, je ne suis pas obligé de parler, de raconter ma chienne de vie, de fouiller dictionnaire sur dictionnaire. J’en ai marre; je m’arrête ici pour aujourd’hui. Qu’on aille se faire foutre!

Walahé (au nom d’Allah)! A faforo (cul de mon père)! Gnamokodé (bâtard de bâtardise)!

Ahmadou Kourouma, Allah n’est pas obligé, Éditions Seuil collection Points, année 2002

Arnaud Segla, The Black Kingdom, la voie des dieux

Arnaud Segla, The Black Kingdom, la voie des dieux

«En marge des mythes fondateurs, la composition des masques et les danses rituelles étaient révélées, sans support, aux grands initiés et maîtres de l’art, à l’image de ceux dont la tradition passait par les Livres. En rêve ou en vision, dans le mystique et la tradition. L’animisme s’écrivait peu, il se transmettait pourtant de génération en génération essentiellement par voie orale. Au risque d’être dénaturé par les faux initiés suivant des objectifs vils et inspirés par des créatures rebelles et leur rusé maître à la tête.

— Je vois.

Le père des Croyants, Le prophète Ibrahim, l’Ami intime de Dieu, sur lui la Paix et le salut, a vécu une époque où le sens et l’essence des traditions priant des dieux avaient pris leur distance avec Dieu et Sa Tradition. Les idoles étaient fabriquées représentant de fausses conceptions de dieux pour leur rendre des cultes sans connaissance ni science en dehors même de l’obéissance au Dieu unique :

le Créateur. »

«Très peu de personnes savent encore dialoguer avec les esprits et l’au-delà, le séjour des ancêtres et des dieux. Un mode de communication qui convenait à une certaine époque et qui convient à certaines cultures. L’accent est mis sur l’accumulation des biens terrestres et le rayonnement social qui s’y attache. Ce qui donne de la valeur à la vie des humains a été troqué à cette conception du but de la Création qui est de donner un cadre pour prouver sa piété et s’élever spirituellement à travers les épreuves. Cette vie n’est qu’un passage vers une réalité plus importante et beaucoup de peuples autrefois liés à l’Âmes du monde l’oublient. »

« Ils confondent la conversion à la voie monothéiste légitime avec l’acculturation et la perte de leurs racines traditionnelles et des connaissances qui y sont liées. La soumission au Dieu unique Créateur, n’empêche pas le recours à ses administrateurs auprès de qui les demandes d’intercession et d’action sont adressées. Un polythéisme d’intermédiaires ressemblant à une assemblée de saints. Les dieux étant libres de soumettre ou non, le choix du bon interlocuteur dans le panthéon est crucial. L’expérience et la connaissance des ancêtres et les recadrages des prophètes et messagers permettent de maintenir la lignée de Croyants dans le sillage voulu pour la Création soumise. »

«D’autres tenants du polythéisme s’entêtent dans le maintien de cultes dont la symbolique au sein de la soumission au Dieu unique, Le Créateur, a perdu sa valeur, a dévié ou est née d’une innovation. En spiritualité il n’y a pas d’innovation mais une révélation vivante qui utilise des mots contemporains pour s’exprimer. Ces autres cultes mènent tout droit à l’idolâtrie ou à l’associanisme avec des génies qui échangent leurs actions dans la dimension terrestre contre un peu de force vitale pour leur propre existence. »

« Il est important de garder une trace de ce passage de l’ère où l’humanité dialoguait avec les dieux. Ce sont des strates importantes dans la carotte des modes de révélation successifs ayant guidé l’humanité et qui permettent de mieux comprendre les mondes suivants. A présent même le sens des Livres qui ont été révélés jusqu’au Grand Rappel commence à s’étioler. Même si les récits ont gardé une trame quasi solide, les réécritures et falsification demandent le guidage de l’Esprit pour s’y retrouver. C’est une faute grave de travestir la Révélation ; un crime contre la Création toute entière. Le Grand Rappel se doit d’être pratique dans sa forme révélée ou exotérique et ses formes cachées ou ésotériques pour que l’humanité garde l’ensemble du bienfait de Ce Rappel. La Conscience la Parole, les Livres et la Force vitale (ou Énergie) ne sont que les véhicules d’un Pouvoir et d’un dessein endogènes venant du Créateur. »

 

Arnaud Segla, The Black Kingdom, la voie des dieux, The Wisemencouncil, année 2013

Noces salies et nostalgie

Noces salies et nostalgie

Noces salies et nostalgie

Noces salies et nostalgie
Nos saillies ont assagi
Le Sang de l’innocent
Sacrifié au Cri des Fiers

Le trouble est profond et tout se confond
J’ai aimé avec passion jusqu’à la déception
Des années à vouloir la perfection dans l’union
Tandis que le trop bon est rejeté comme un étron

Le réveil est brutal et sans fleur de santal
Peut-on s’habituer au mal, à la haine viscérale?
Quand la poursuite d’un idéal demeure cérébrale
L’impression vagale est une blessure d’ami mâle

Le cœur erre dans le désert et l’esprit dans l’éther
Le nouvel air dessert rafraîchit la vie sur Terre
Une ère à s’en faire que le Simple quitte fier
L’être marque au fer l’ego pour s’en défaire

Amour perdu, solitude du Roi éperdu
Qui sans reine due accepte le don étendu
De la lutte accrue contre les ventres repus
Qui quitteront leurs rues de cossus pour le Livre lu

Elif Shafak, Soufi, mon amour

Elif Shafak, Soufi, mon amour

« Quand je suis arrivé à Konya, dit Shams en souriant à ce souvenir lointain, je me suis assis sous cet arbre. Un paysan m’a fait faire un bout de chemin sur sa carriole, raconta-t-il en devenant pensif. C’était un de tes grands admirateurs. Il m’a dit que tes sermons guérissaient la tristesse.

  • On m’appelait le Magicien des Mots. Mais tous cela me semble si loin! Je ne veux plus prononcer des sermons. J’ai le sentiment d’en avoir terminé.
  • Tu es le Magicien des Mots, assura Shams, mais désormais au lieu d’un cerveau prêcheur, tu as un cœur chantant. »

Je n’avais pas compris ce qu’il voulait dire, mais je ne lui ai pas posé de question. L’aube avait effacé ce qui restait de la nuit, donnant au ciel une couleur orange sans taches. Très loin de nous, la ville s’éveillait, des corbeaux plongeaient dans les potagers pour s’emparer de tout ce qu’ils pouvaient voler, des portes grinçaient, des ânes brayaient, des poêles chauffaient, tandis que tout le monde se préparait pour une nouvelle journée.

« Partout, les gens luttent seuls pour s’accomplir, sans aucun guide pour savoir comment y parvenir, murmura Shams en secouant la tête. Tes mots les aident. Et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour t’aider, toi. Je suis serviteur.

  • Ne dis pas ça! protestai-je. Tu es mon ami. »

Sans tenir compte de mon objection, Shams continua : « Mon seul souci, c’est la coquille dans laquelle tu vivais. En tant que célèbre prêcheur, tu as été entouré d’admirateurs flagorneurs. Mais connais-tu bien le petit peuple? Les ivrognes, les mendiants, les voleurs, les prostituées, les joueurs… Les plus inconsolables et les plus opprimés. Peux-tu aimer toutes les créatures de Dieu? C’est un test difficile, que très peu de gens sont capables de réussir. »

Il continua à parler. Je vis la gentillesse, l’intérêt pour les autres sur son visage, et quelque chose d’autre, un peu comme de la compassion maternelle.

« Tu as raison, avouai-je. J’ai eu une vie protégée. Je ne sais même pas comment vivent les gens ordinaires. »

Shams ramassa une poignée de terre et l’effrita entre ses doigts avant de dire doucement : « Si on peut embrasser l’univers dans son ensemble, avec toutes ses différences, toutes ses contradictions, tout finit par se fondre en Un. »

Shams prit alors une branche morte et traça un large cercle autour du chêne. Puis il leva les bras vers le ciel, comme s’il souhaitait être hissé par quelque corde invisible, et énonça les quatre-vingt-dix-neuf noms de Dieu. Ce faisant, il se mit à tourner dans le cercle, d’abord lentement et tendrement, puis accélérant comme une brise de fin de soirée. Bientôt, il tournoyait à la vitesse et avec la force d’une bourrasque. Sa transe était si captivante que j’eus le sentiment que tout l’univers, la terre, les étoiles et la lune tournaient avec lui. En observant cette danse des plus inhabituelles, je laissai l’énergie dont elle rayonnait envelopper mon âme et mon corps.

Shams finit par ralentir et s’arrêter, sa poitrine se soulevant et retombant à chaque souffle pénible, le visage blanc, sa voix soudain profonde, comme si elle venait d’un lieu lointain.

« L’univers est un seul être. Tout et tous sont liés par des cordes invisibles en une conversation silencieuse. La douleur d’un homme nous blessera tous. La joie d’un homme fera sourire tout le monde. Ne fais pas de mal. Pratique la compassion. Ne parle pas dans le dos des gens – évite même une remarque apparemment innocente! Les mots qui sortent de nos bouches ne disparaissent pas, ils sont éternellement engrangés dans l’espace infini, et ils nous reviendront en temps voulu, murmura-t-il. C’est ce qu’une des quarante Règles nous rappelle. »

Elif Shafak, Soufi, mon amour, Édition 1018, année 2011

Pour un retour à l’unité de la Umma

Pour un retour à l’unité de la Umma

Pour un retour à l’unité de la Umma

Dans la grande Tradition des religions, il est fréquent de rappeler la prophétie selon laquelle l’Islam deviendra la seule religion pratiquée sur la Terre à la fin des Temps. Bien que ceci soit vécu comme une menace pour la plupart des tenants des autres courants, il convient de préciser que parler d’Islam est avant tout une question de soumission à Dieu et de prosternation du Cœur de l’être du vicaire dans le contemporain des sollicitations du Monde. Par son message de Vérité, l’invitation est faite aux musulmans de tout bord et tout particulièrement ceux se réclamant du Saint Prophète (psl) (Al muhmidiiyn) d’être la référence pour enjoindre le convenable et interdire le blâmable.

De nos jours, force est de constater que cette mission de l’Islam, qui lui a valu son élection sur les autres religions, est fortement chahutée dans la perception des autres communautés. Cela peut être dû à l’action malsaine et extérieure de ceux dont le rôle est de s’opposer au plan divin mais aussi à l’oubli voire la négligence des membres de la nation islamique qui s’exposent ainsi, au processus d’involution qui mène in fine à la transgression (Dieu s’est porté garant).

Les hadiths nous montrent, à maintes reprises, à quel point le Saint Prophète (psl) se soucie de sa Umma ce dès l’engagement initial, dans sa mission terrestre et au jour du jugement. Il conviendrait alors, au minimum, de faire l’effort de prendre conscience et d’honorer en retour cette sollicitude envers nous par l’unité entre nous, les membres de cette communauté.

L’Islam peut être expérimentée généralement, par la conviction du Cœur (de l’être qui varie selon les époque) et/ou par la dévotion selon la loi prescrite. L’une est une connexion immanente et l’autre se fait par reconnaissance de la transcendance de Dieu. Ainsi, Cheikh Ibrahim Niass nous a rappelé, à juste titre, que le fondement de notre foi était dans l’acte de soumission, la Shahada (« Il n’y a de divinité à part Dieu et Mohamed est son prophète »), qui prend progressivement racine en nous par l’islam, l’imân et l’ihsân, à mesure que nous pratiquons avec sincérité notre culte. Il s’en suit que les attributs et effets sur notre comportement en découlent naturellement en faisant apparaitre de la noblesse dans le caractère, sans que l’on poursuive cet objet et que l’on soit porté à dévier dans l’étiquette.

Les sources de division au sein de la Umma sont nombreuses et ont grandi au fil du temps. On oppose les shiites aux sunnites, le soufisme aux wahabisme; les personnes pratiquant le Mawlid à ceux ne le faisant pas; Les nouveaux convertis aux musulmans de naissance; ceux consommant des produits illicites (alcool et/ou du porc) à ceux s’en préservant; ceux ayant une orientation et une pratique sexuelle dirigée vers ceux du même sexe qu’eux à ceux respectant la loi de procréation; ceux qui prient 5 fois et ceux qui ne prie pas; ceux qui parlent arabe et ceux qui ne comprennent pas ce qu’ils prononcent; etc. Il faut oser le dire tous ces dissonances sont souvent le fait du jugement porté sur l’autre et d’un manque de pardon. Pourtant le Seigneur de l’Islam est principalement invoqué, comme étant Le Tout Miséricordieux, Le Très Miséricordieux (parmi Ses 99 attributs) ce qui devrait se refléter comme Signe de reconnaissance de la communauté à laquelle le Message a été révélé :

« Le jugement désunit et le pardon rassemble. »

Nulle utilité de se désolidariser outre mesure de l’image, manipulée ou non, qui est véhiculée par la Umma auprès de autres communautés. Être non arabe ou dit « modéré » ne met pas à l’abri du regard d’autrui qui pêche trop souvent par l’ignorance et l’égo. C’est précisément à ce moment qu’intervient la responsabilité voire le devoir du musulman de corriger pour faire reculer le faux et préserver la Vérité :

« Tous les musulmans sont égaux sauf dans la piété. »

Le Messie Issa ibn Maryam (psl) qui a non seulement accompli la loi divine révélé à Moïse et qui est le précurseur de l’Islam (en tant que prototype annonçant le Paraclet et archétype de sainteté issu d’Abraham (psl)) dans sa forme mystique et ascétique, a appelé à l’Amour pour le prochain et pour soi (en temple de Dieu). Ce Message culmine avec la Miséricorde promue par l’Esprit de Vérité, le Noble Coran. Ainsi donc, fonder un état islamique dans le cadre de l’accomplissement des prophéties eschatologiques (symboliques ou historiques) et de l’avènement du Sauveur des musulmans (l’Imam Mahdi (RA)) et du retour du Messie (psl), doit d’abord, simplement et fondamentalement concerner un état d’âme voire d’esprit et non la seule souveraineté territoriale. La plus grande communion des musulmans, pris dans l’universalité, doit se faire par le Cœur de l’être contemporain pour former une Nation spirituelle et être d’un secours, en serviteurs, au tableaux prophétiques vécus par les successifs élus suscités par Dieu en réponse à la prière des opprimés de la Terre.

« Un rêve même prophétique reste allégorique »

Amadou Hampâté Bâ, Contes initiatiques peuls

Amadou Hampâté Bâ, Contes initiatiques peuls

[…] « Voici, Hammadi, quelques sens diurnes et nocturnes des caractéristiques du caméléon :

« Changer de Couleur, c’est, au sens diurne, être un homme sociable, plein de tact, capable d’entretenir un agréable commerce avec n’importe qui; un homme qui peut s’adapter aux circonstances, d’où qu’elles viennent et quelles qu’elles soient, et qui adopte les coutumes de ceux avec qui il est en relation. Tandis que le sens nocturne symbolise l’hypocrisie, la versatilité et le changement sans transition au gré des intérêts sordides et des combinaisons inavouables; c’est aussi le manque d’originalité et de personnalité. Le degré du caméléon est appelé le « vestibule du roi ». En effet autour du roi on trouve des gens de toutes sortes; les uns sont là pour donner, d’autres pour qu’on leur donne; les uns viennent pour mentir, les autres parce qu’on a menti sur eux.

« Avoir le ventre bourré d’une langue visqueuse, c’est au sens diurne, avoir un verbe persuasif qui prend et ôte à l’interlocuteur tout moyen de résistance; tandis que ramener sa langue à soi, c’est savoir se tirer de l’impasse dans tous les cas. Quant à la marche du caméléon, elle indique au sens diurne que le sage ne fonce jamais tête baissée dans une affaire. Il en pèse d’abord le poids, mesure sa capacité, jauge le volume de ce qu’il a à entreprendre avant de s’y risquer.

« Le sens nocturne de la langue et de la marche du caméléon, c’est la tromperie aux paroles mielleuses, la faculté de mentir longuement, de se tapir dans une embuscade pour mieux surprendre.

« Poser ses pattes à terre lentement et successivement, c’est, au sens diurne, se tenir sur ses gardes; explorer les lieux avant de s’y engager; ne pas adopter d’emblée une position, donner un avis ou se convaincre sans vérifier que les évènements se déroulent toujours de la même façon; ne point croire absolument, parce que le pied droit ne s’est pas enlisé, que le gauche ne s’enlisera pas non plus. […]

Amadou Hampâté Bâ, Contes initiatiques peuls, Éditions Stock 1994.

Aliéné(e), toi-même!

Aliéné(e), toi-même!

Aliéné(e), toi-même!

Dans le désormais classique débat sur la stratégie de la renaissance africaine et, notamment sur l’aspect de la religion, Il est commun de considérer ceux qui souhaitent maintenir la continuité avec la Tradition abrahamique, comme «aliénés ». Ainsi tout refus de rupture franche avec l’existant qu’ils soient économique, politique ou social est vu comme un manque d’éveil de conscience si ce n’est de la traîtrise.

Concernant le nouveau type de spiritualité à suivre dans ce mouvement d’émancipation, la religion dite africaine recueille en son sein un ensemble de déçus des dogmes exogènes hérités au cours de l’histoire. La valeur refuge devient alors la pléthore des traditions ancestrales dont il peut être parfois difficile de définir un socle commun. Cela est toutefois justifié par un souci de préservation et de restauration de notre patrimoine en ce domaine. Là où le bât blesse quelque peu, c’est que l’on n’est pas sûr que dans ce processus, la foi, qui est l’élément essentiel pour réunir autour d’une pratique rituelle, ne soit pas délaissée pour la rébellion intellectuelle et identitaire.

Le but de ce propos n’est pas forcément de jeter l’anathème sur ceux qui fournissent des efforts pour faire émerger cette religion africaine. Seulement, il est bon de garder à l’esprit que pour préserver la liberté d’adhésion, le choix d’alternatives qui privilégient une continuité avec la succession de révélation qui ont marquées les peuples, les époques et les espaces a sa légitimité. En effet, l’humanité évolue et atteint un degré de maturité qui nous fait dire que l’autodéfinition en matière spirituelle est mûre pour passer à l’avènement de philosophies personnelles et bien guidées. De fait il n’y a plus aliénation lorsque le chercheur en spiritualité s’adonne à sa quête en démêlant le vrai du faux et surtout en édifiant sa foi par les expériences de vie de grands maîtres (tous horizons confondus) qui ont manifesté une voie de rayonnement de la lumière divine sur Terre.

Vouloir le rétablissement de la Vérité dans le continuum des sensibilités spirituelles est un effort global, à appeler de nos vœux et qui concerne chacun des serviteurs de Dieu et fait intervenir la Correction des falsifications et autres pièges de manipulation interne ou externe au courants spirituels. Rien à voir, alors, avec la remise en cause de la grande Tradition qui véhicule la même loi universelle à l’humanité et qui prouve, à bien des égards, la constance de Dieu. Ce serait autrement jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est une autre forme d’ignorance que de laisser l’orgueil et le ressentiment voiler l’éveil d’une conscience car alors apparait, hélas, une réelle et plus grave aliénation : celle de l’égo.

La Renaissance ou les remords, nous vaincrons!*

La Renaissance ou les remords, nous vaincrons!*

La Renaissance ou les remords, nous vaincrons!*

Le rêve panafricaniste de Kwamé Nkrumah enterré en 1963 à la conférence de l’Organisation de l’Unité Africaine à Addis Abeba, a refait surface avec acuité depuis l’effacement de la génération des leaders de l’indépendance et l’aggravation de la situation économique de l’Afrique appelant à un renouveau impératif et salutaire par les générations conscientes.

Le renouveau de l’Afrique sera accompli si, comme le dit Cheikh Anta Diop, nous faisons l’effort d’aller nous-même à la recherche de notre vraie histoire et, Selon Amadou Hampaté Ba, lorsque nous serons bien établis dans notre culture. Notre vision est que l’essor économique de l’Afrique passe par la valorisation et le recours de l’informel dans nos modèles socioéconomiques. Cela passe inexorablement par une révolution profonde dans les modèles économiques et stratégiques utilisés jusqu’à lors. Les effets visés étant la création d’un marché communautaire interne à l’Afrique qui comblerait les besoins de chaque région en priorité avant l’exportation et l’importation impliquant d’autre parties du monde. Ce temps de transition est nécessaire au renforcement des échanges du continent avant son retour à la compétition mondiale en tant que bloc économique performant. Cela impose de fait un changement d’Attitude pour revenir à notre Confiance des origines envers notre avenir et le rayonnement de notre Civilisation marquée par la diversité ethnique et les ressources abondantes qui nous confère Fierté et Richesse.

La Confiance est un sage mélange de Lâcher-prise et de Courage. Lâcher-prise par notre propension naturelle à maintenir notre relation privilégiée avec Le Dieu unique des origines. Courage par la Loi qui a toujours prévalue dans l’équilibre de nos âmes d’Hommes un temps avilie de façon permissive pour notre purification spirituelle au déclin de notre premier règne hégémonique sur la Terre. Ce renouveau ne peut être réalisé suffisamment par les élites au pouvoir, tant il apparait que leurs intérêts personnels sont liés à ceux des spoliateurs du continent. La responsabilité incombe de fait à la masse populaire des jeunes condamnés à un chômage certain et à l’inactivité humiliante source de pauvreté pour la communauté. Ils peuvent être aidés en cela par les satellites constituants les forces vives en exil par la création de ponts visant à multiplier opportunités et débouchés grâce à la proximité de l’interconnexion entre membres de la Diaspora. L’initiative entrepreneuriale qui est à son apogée dans notre contemporain peut accompagner efficacement ces jeunes par la dynamique suivante : La Diaspora renforce les capacités de ces jeunes et se jumèle à eux dans des entreprises informelles performantes dont la clientèle est dirigée en priorité vers le marché sous régional et africain selon les spécialisations de chaque structure, en marge du marché dans les Cités des pays dits développés. Cela implique une éducation et un engagement à la consommation interne de la part de la communauté d’une part et une meilleure sélection et utilisation des leviers d’investissement de la part des sympathisants de l’essor économique africain.

La résurgence actuelle du mouvement de renouveau est donc la suite inéluctable d’une histoire dont nous avons toujours été acteurs et dont les défis nous appartiennent légitimement. A nous de nous montrer digne d’y faire face par nos efforts et notre Confiance retrouvée et surtout par l’exorcisation de notre peur des remords et de la mort.

* Inspirée de la formule révolutionnaire de Thomas Sankara « La Patrie ou la mort, nous vaincrons! »

Renaissance or remorse, we will vanquish!*

Renaissance or remorse, we will vanquish!*

Renaissance or remorse, we will vanquish!*

The pan-African dream of Kwamé Nkrumah, laid out in 1963 at the Organization of Afrian Unity conference in Addis Adeba, resurfaced with acuity since the erasure of the generation of leaders of independence and the aggravation of the economic situation in Africa calling for an imperative and salutary removal by the conscious generations.

Africa’s renewal will be accomplished if, as Cheikh Anta Diop has said, we make the effort to go by ourselves to research our true history, and, according to Amadou Hampaté Ba, when we will be well-established in our culture.  Our vision is that the African economic boom passes by the valuation and the appeal of the informal in our socioeconomic models.  This inexorably happens by a deep revolution in the economic and strategic models used up until now.  The intended effects being the creation of a community market internal to Africa that would combine the needs of each region in priority before the exporting and importing implying other parts of the world.  This time of transition is necessary to the reinforcement of the continent’s exchanges before its return to global competition as a performant economic block.  This imposes, in fact, a change of attitude to return to our confidence of origins towards our future and the influence of our civilisation marked by ethnic diversity and the abundant resources that is conferred to us by pride and wealth.

Confidence is a wise mix of letting go and of courage.  Letting go through our natural propensity to maintain our privileged relationship with the unique God of origins.  Courage through the law that has always prevailed in the equilibrium of our manly souls, once degraded permissively for our spiritual purification at the decline of our first hegemonic reign over Earth.  This renewal cannot be sufficiently realized by the elites in power, as long as it appears that their personal interests are connected to those of the continent’s spoliators.  Responsibility lies in fact to the popular mass of youth condemned to a certain unemployment and the humiliating inactivity that is the source of poverty for the community.  They can be helped in this by the satellites constituting the living forces in exile by the creation of bridges aiming to multiply opportunities and outlets thanks to the proximity of interconnection between the members of the diaspora.  Entrepreneurial initiative at its peak in our contemporary world can efficiently accompany this youth through the following dynamic: the diaspora reinforces the capacities of this youth, twinning with them in performant informal businesses where the clientele is directed in priority towards the sub-regional and African market according to the specialities of each structure, in the margin of the market in cities found in developed countries.  This implies an education and an engagement to the internal consumption from the community on one part and a greater selection and use of investment levers on the part of sympathizers of the African economic boom.

The current resurgence of the renewal movement is therefore the inevitable continuation of a history where we have always been the actors and where the challenges legitimately belong to us.  It is up to us to show ourselves that we are worthy of facing them through our efforts and our re-found confidence, and especially through the exorcism of our fear of remorse and death.

* Inspired by the revolutionary formula of Thomas Sankara “The homeland or death, we will vanquish!”

Bodhisattvas

Bodhisattvas

Bodhisattvas

Chaque nuit je meurs
En un rêve je vis paradis ou enfer
Chaque jour je vis
Je travaille pour mon éveil
Mille renaissances
Milles existences
Quotidiennes
Pour un jour atteindre la grande Vérité
La mort
D’où l’on ne revient pas
Accomplissement de mon destin
Nirvana
Chaque jour est une vie
Combien en compte mon existence?

Quarantaine

Quarantaine

Quarantaine

Toute ma vie,

J’ai subi, passif, le monde alentour

Cultivant peurs, brimades et aliénations

Conditionnement par la norme et la forme.

Une antique quarantaine découverte à l’âge Sauveur.

Vient le temps d’agir sur l’être

Se réapproprier l’espace sous occupation

Pour un Royaume d’essieux tractant le mûr de la récolte.

Vient naturellement le temps de s’affirmer

D’afficher la personnalité transfigurée

Qui laisse une empreinte sur son pas sage.

En Conscience, avec l’Ardeur et l’Énergie.

Une renaissance où la Peur du monde alentour

Ne peut résister à l’amour de sa propre éternité de Vie.

Ressusciter le destin un temps abandonné aux illusions.

Vérité et principe qui dirige :

Amour. Conscience. Énergie.

L’effort est notre prière quotidienne

L’effort est notre prière quotidienne

L’effort est notre prière quotidienne

Le manque d’effort d’apprentissage mène à l’échec scolaire.

On peut s’affranchir des études

Le manque d’effort d’adaptation mène à l’échec professionnel

On peut s’affranchir du travail

Le manque d’effort d’intégration mène à l’échec social

On peut s’affranchir de sa communauté

Le manque d’effort de responsabilisation mène à l’échec conjugal

On peut s’affranchir du mariage

Le manque d’effort de vente mène à l’échec économique

On peut s’affranchir des affaires

Le manque d’effort dans la vie mène à l’échec spirituel

Peut-on s’affranchir de la mort?

Cesse de fuir l’effort et vise la réussite dans tous les domaines de ta vie

Coran XC, 4

Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes

Antoine de Saint-Exupéry, Terre des hommes

Pour comprendre l’homme et ses besoins, pour le connaître dans ce qu’il a d’essentiel, il ne faut pas opposer l’une à l’autre l’évidence de vos vérités. Oui, vous avez raison. Vous avez tous raison. La logique démontre tout. Il a raison celui-là même qui rejette les malheurs du monde sur les bossus. Si nous déclarons la guerre aux bossus, nous apprendrons vite à nous exalter. Nous vengerons les crimes des bossus. Et certes les bossus commettent aussi des crimes.
Il faut, pour essayer de dégager cet essentiel, oublier un instant les divisions, qui, une fois admises, entraînent tout un Coran de vérités inébranlables et le fanatisme qui en découle. On peut ranger les hommes en homme de droite et en hommes de gauche, en bossus et en non bossus, en fascistes et en démocrates, et ces distinctions sont inattaquables. Mais la vérité, vous le savez, c’est ce qui simplifie le monde et non ce qui crée le chaos. La vérité, c’est le langage qui dégage l’universel. Newton n’a point « découvert » une loi longtemps dissimulée à la façon d’une solution de rébus, Newton a effectué une opération créatrice. Il a fondé un langage d’homme qui pût exprimer à la fois la chute de la pomme dans un pré ou l’ascension du soleil. La vérité, ce n’est point ce qui se démontre, c’est ce qui simplifie.
A quoi bon discuter les idéologies? Si toutes se démontrent, toutes aussi s’opposent, et de telles discussions font désespérer du salut de l’homme. Alors que l’homme, partout, autour de nous, expose les mêmes besoins.

Antoine de Saint-Exupéry, Terre des Hommes, Folio, 2009

L’invité du mois

Nous reprenons notre série de moceaux choisis de littérature, sous forme de club de lecture virtuel. Chaque mois nous nous proposons de vous faire découvrir un auteur et un extrait de son oeuvre. Il n’y a pas vraiment de ligne directrice. Il s’agit de coups de coeur. Vous pouvez également partager vos impressions et des extraits que vous aimeriez voir apparaitre via notre groupe Facebook ou en nous écrivant à admin@thewisemencouncil.com.

Bonne découverte!!!

Emmanuel! Dieu est avec nous.

Emmanuel! Dieu est avec nous.

Emmanuel! Dieu est avec nous.

L’Afrique, il est vrai, vit une situation de traînée (drag) qui cadre mal avec son potentiel (richesse) et surtout le contexte favorable à son renouveau économique (la libre entreprise). Ce qui est sûr, l’observation faite pour le continent (pauvreté), l’est aussi pour sa diaspora (précarité) à l’échelle macroscopique tout aussi bien pour les membres de ses ensembles à l’échelle microscopique. Inutile d’investir dans un trop grand effort intellectuel de théorisation des paramètres et interactions du marasme économique, il suffit de s’observer pour comprendre. Comme disait le Mahatma Gandhi « soit le changement que tu veux pour le Monde » (de mémoire). Ainsi donc me vient l’idée de mettre en parallèle deux réalités et les pistes d’affirmation par l’Attitude (une fois de plus!) sensées entrainer un cercle plus vertueux voire susciter le déclic vers la réussite.

Les couches populaires africaines ou le manque de source de Paie

La confrontation avec la pauvreté suscite la débrouillardise et l’initiative personnelle pour palier au besoin à court terme de revenu. Le défaut d’éducation ou l’inadéquation avec le marché de l’emploi où la demande limitée issue des classes moyennes, tirant l’économie par leur pouvoir d’achat, cantonne les jeunes au chômage et au secteur informel (quand ce n’est pas la facilité de la délinquance lorsque le groupe a perdu son influence sur l’individu). La pauvreté est le regard habituel qui est porté sur l’individu et auquel celui-ci peut adhérer pour diverses raisons sans reconnaître la richesse inexploitée de cette ressource inactive. Le quotidien informel est donc fait de Providence et d’espoir que le Futur apportera une solution en lien avec la destinée de l’individu. Le comportement adopté est l’abnégation.

Piste d’affirmation : Compte tenu du manque d’opportunités disponibles et du statut de cuve de récupération de jeunes actifs par le secteur informel, ouvrir le champ des possibles par le regroupement d’une main d’œuvre polyvalente (en GIE?) puis la création de ponts stratégiques avec des acteurs économiques de la diaspora (en mode consultation) sous forme de consortium ou d’autres structures de travail. Le recours à Internet est un préalable où l’informel pourrait être vu comme une « industrie de la main d’œuvre » et faire Sa révolution.

La diaspora africaine ou le manque de source de Paix

L’importance de l’énergie dépensée dans le combat pour trouver un statut stable après une immigration économique fait souvent perdre de vue la vision initiale sinon le rêve qui a suscité toute l’entreprise. Malmené administrativement et pressé de retrouver un confort social preuve vivante du succès pour ceux qui sont restés, le recours au consensus sur son potentiel vs l’essentiel conduit au choix de l’édulcoration de la compétence (qui deviendra vite désuète voire obsolète) pour l’urgence de l’intégration économique. Il appelle parfois au recours facile au filet social qui endort dans la sainte précarité. Le vivre-ensemble ne se fait plus tant au niveau de l’enrichissement interculturel mais plus dans l’enlisement intellectuel. Le quotidien ethnique est fait de l’usure du Temps et de manque de confiance qui ne peut donner lieu à une attitude de courage et d’indépendance financière : Le comportement adopté est le déni de la réalité.

Piste d’affirmation : Compte tenu de la fréquente qualité des profils, dits choisis et non subits, ne plus hésiter à se confronter au marché local par l’expertise des activités d’entrepreneuriat extra professionnelles qui permettent de poursuivre une carrière valorisante en marge d’une autre guidée par la nécessité financière.

Toujours est-il que, de façon générale, L’Africain semble refuser la confrontation avec la souffrance non pas celle qui vit au quotidien dans sa condition de pauvreté ou de précarité et pour lesquels le baume religieux sert de justifiant, mais bien celle de la peur du passage à l’acte d’effort de construction sans le confort d’une manne grâcieuse et bienfaisante disponible à souhait sans aucun mérite. En effet, Après des périodes troubles de dominations extérieure dû à la défaite militaire (à une époque où le pouvoir du Monde s’exerçait par ce medium), nos attentes de réhabilitations dans le concert contemporain des nations, marqué par l’économie, se situe à un niveau d’égalité avec des nations qui ont longtemps eu l’ascendant sans jamais avoir vraiment été chahuté dans leur positions (excepté Haïti et l’Éthiopie pour citer ces deux exemples marquants). Du coup il semble illusoire que le retour à un pied d’égalité (ou par défaut d’équité) voire de domination se fasse par le simple fait du rôle de victime réclamant assistance pour le retard pris de façon induite dans son développement.

Les autres tiers ne doivent leur avènement qu’à leur intention profonde de se reconstruire qui a nourrit leur volonté quotidienne. La solution de l’aide au développement, pas toujours transparente et souvent source d’ingérence, est une solution de dépendance quasi narcotique qui donnent lieu à une pléthore de projets « d’entertainement » mais rarement d’ouverture à la grande prise de conscience : si l’on veut reconstruire le continent, il faut accepter de revêtir de façon crue notre condition actuelle de pour susciter la révolte nécessaire au désir de changement durable. Fuir la réalité n’a pas été le choix du Rwanda qui a vécu un électro choc douloureux mais qui a dû aider au sevrage nécessaire avec le système entre les anciens colons et les indépendants de facette. C’est pour la mémoire de ceux tombés pour cet idéal de souveraineté qu’on se doit de finaliser la vision panafricaine qui à défaut d’unifier peut fédérer contre le même type de menace.

A l’heure où les rumeurs les plus folles courent sur les économies de la zone francophone de l’Afrique qui, force est de le constater, n’ont pas le même dynamisme que leur homologues anglophones, cette exhortation à la confiance est plus que nécessaire alors que couve une révolte mâle de la jeunesse déjà durement éprouvée. Les croyants naturels de cette planète ne doivent pas baisser les bras mais retrousser les manches pour sortir une fois pour toute d’une logique où le quotidien des peuples dits souverains se décident dans une autre région aux cinq frontières du mépris. Dieu est avec nous. A bon entendeur…

La grande Nage du Retour

La grande Nage du Retour

La grande Nage du Retour

Ô Peuple suivez-moi!
Nous retraversons la mer rouge
Celle des cyniques repus qui répugnent à partager
Nous ne marcherons pas les pieds secs
Nous nagerons à grand renfort d’efforts
Nous quittons les terres promises pour revenir à l’Éden
Après notre bannissement, il nous est licite et appelle ses fils et filles
Pour la reconstruction de la civilisation de l’Homme
Dans The Black Kingdom, le Royaume Noir
Nous ne suivrons pas les pas des prédécesseurs
Ni ne pourrons aimer notre prochain sans philosophie
À toujours poursuivre l’impossible unité dans la diversité
Mais nous lutterons contre les mêmes ennemis
L’eau recouvra nos sillages fédérés
Mais avec la même Qibla
Celle de la Sakinah antique
Issue de la Confiance en El
Nous affronterons les vagues menaçantes
Crises et abus et iniquités financières
Pour le renouveau de notre essor économique.

eMotions

eMotions

eMotions

I’m walking in the street.

I can see dead people

They are running after the next stress

A bill, A good, A sex partner

O God they are so awful

It’s said that when they accept to die

They come back to Life

The Eternity

Since Earth is the Soul of Universe

As everlasting dimension in the afterlife

The Eden

So I choose to die each day

Starting living within my spiritual station

In this world with my Lord

I was dead now I’m fine

Acting as a god for the Future

Our new creation without Time

I’m walking in the street

I can see dead people

Slaves of their Timehorse:

The Mind

Le Corps est notre Temps

Le Corps est notre Temps

Le Corps est notre Temps

Les problèmes liés au stress et ressentis dans le corps (différentes somatisations) ne sont que la conséquence et l’effet de notre relation au Temps qui devient dissonante à mesure que la relation à la grande Tradition universelle et humaine se perd. Ainsi par exemple,  et c’est un nième rappel assez alarmant pour l’humanité, la prise de responsabilité et la maturité tant chez l’homme que la femme se fait de manière tardive au profit de la quête préalable de rayonnement social par les moyens financiers (pour l’homme dont l’objectif sera notamment d’être plus riche que sa femme pour trouver la Paix) et de rayonnement professionnel par les connaissances académiques (pour la femme dont l’objectif sera notamment d’être plus qualifiée que son homme pour trouver la Paie) perçus comme nouveaux standards de rencontre des attentes en vue d’une relation équilibrée et “moderne”. Les causes apparentes sont la nécessité d’établissement d’une sécurité financière suffisante pour la fondation d’un foyer et la procréation. Cette dernière étant laissée à la discrétion du couple et non plus la Tradition du groupe. Certes le Patrimoine et la Fierté deviennent des outils essentiels pour vivre cet avènement de l’Économie comme religion (religare; relier à Dieu) mais ne doivent pas voiler l’omnipotence du Créateur et la grâce que mérite ceux qui font des efforts d’entreprise individuellement ou collectivement en guise de prière quotidienne.

La Renaissance ou les remords, nous vaincrons!*

Le développement économique est plus une question de perception

Le développement économique est plus une question de perception

Eden Kodjo écrivait en 1986 : « Que les Africains ouvrent les yeux sur les réalités du monde. Ils verront que les puissances industrielles confrontées à d’intenses difficultés sociales avec leurs millions de chômeurs, ont déjà fort à faire pour réduire la pauvreté chez elles, et qu’en toute logique, elles ne peuvent situer au premier rang de leur préoccupations l’éradication de la misère dans les contrées lointaines. […] Il nous faut donc, dans le cadre de la politique économique mondiale, nous convaincre que notre continent possède des atouts, et que nous sommes les seuls à pouvoir créer – avec ou sans aide extérieure – notre propre richesse par un développement conçu en fonction de nos besoins. »*

Après le temps des indépendances, le chantage au basculement vers le bloc d’idéologie socialiste, à l’instauration de la démocratie, à la menace de l’implantation de poches de terrorisme sur son sol et enfin à l’alimentation comme source d’immigration économique clandestine, l’Afrique semble retarder sa responsabilisation et la maturité dans ces prises de décisions visant à se mobiliser pour créer des conditions favorables au développement d’une économie forte. Face à la prise en otage de la classe politique par le jeu des obédiences et intrications de maintien de pré-carré vénaux, il revient aux entrepreneurs non-alignés de prendre l’initiative de faire aboutir les changements sociaux à la base d’une réappropriation du rôle stratégique du continent dans les échanges mondiaux menant à une réelle indépendance financière. Ce mouvement, pour qu’il soit libre d’influence pro-peurs et de récupération néo-contraignante, ne peut venir que d’un partenariat entre la société civile active et le monde des affaires ainsi que viser les couches populaires et leurs homologues des Diasporas. Ainsi l’entrepreneuriat qu’il soit pratiqué à temps plein ou partiel, de façon saisonnière ou non constitue une voie royale de création de richesse et de fierté grâce notamment à l’exploitation du potentiel d’Internet et de la téléphonie mobile sur le continent. Ce rappel qui n’a d’autre objectif que l’invitation à la prise de conscience revient, pour moi, à prêcher pour ma propre Église. Cependant j’ose croire qu’un élan d’oecuménisme stratégique peut se créer pour le bien de l’Afrique et mettre en synergie les acteurs impliqués dans le domaine des énergies renouvelables, du développement économique et durable et des technologies de l’information. Le fait que M. Kodjo fasse une analyse si juste dès 1986, n’est pas qu’un simple effet de vision éclairée mais montre à quel point nous sommes concernés par l’intemporalité de nos réalités. Il nous appartient simplement, non pas de condamner cette relation au temps, mais d’y vivre les bons aspects « civilisationnels » par le déplacement de quelques éléments de perception ou de paradigmes (voire de Système?) – tels que la nécessité de l’aide à long terme qui cache un droit à l’entretien pur et simple sans impact sur la résolution des situations ou encore l’absence de vision, de modèle ou d’ambitions socioculturelles poussant à se mobiliser pour la réussite, le rayonnement et l’accomplissement de l’Homme Noir – et voir les opportunités d’essor économique ressurgir de l’environnement ou elles sont masquées. L’Afrique est sans doute le continent le plus riche de la planète mais où l’esprit de ceux qui y vivent a été conditionné voire avili par l’identification à la pauvreté et ses collatéraux. Construire l’Afrique c’est se construire soi-même dans l’identité et le patrimoine économique tout en se soutenant solidairement à l’échelle des communautés, des nations et à l’échelle panafricaine. L’intemporalité ne doit pas être synonyme de dégradation continue et d’inertie mais de progrès constant et d’équilibre avec l’écosystème.

« À temps si on… »

 

*Extrait de « Et si l’Afrique refusait le développement » Axelle Kabou, L’Harmattan 1991.

Mourir à la considération

Mourir à la considération

Mourir à la considération

La solitude renvoie au défi de la construction
Le soi d’un roi qui doit mourir à la considération

J’ai attendu la réponse à mon message
Une considération simple ou un mais sage
Je crains de harceler et me tait avec force
L’expérience de tant de blessures atroces

Voilà que je doute sur ce sentiment d’amour
Qui n’a rien de solide pour justifier cette cour
Habitué aux envolées de mon vieux mal d’esprit
Dont l’ombre charnelle joue seule un air appris

Les peurs ne survivent pas aux sentiments nobles
Voilà le saint remède du champ de blé et du vignoble
Où j’ai peu œuvré asséché par tant de déceptions
La Récolte demande alors de faire mourir les Passions

Es-tu celle qui comprendra et comblera le Prince
Où une autre rose dont l’épine blessera les pinces
Le Royaume attend le règne du nouveau souverain
Par la promesse d’unir l’Arbre au Calme pour demain

Sakina

Sakina

Sakina

Des profondeurs de l’abîme j’ai appelé
A ma grande surprise Il S’est réveillé
Levant le glaive Il a pourfendu l’ennemi
Et à l’abri de Son alcôve de me suis endormi

Marchant à l’orée du jardin de délices je L’ai adoré
Prenant conscience de la part en moi à sublimer
Une simple récréation dans l’acte de Création
Celle d’un Homme renonçant à ses passions

La noce prend fin, hélas, après l’ivresse de La Présence
Et voici que l’Élu reprend le chemin plein d’espérance
Celle de la vision de l’accomplissement que la Voie lui donnera
Quand le stress du Monde alentour sera vaincu par la Sakina.

Honoré

Honoré

Honoré

L’étincelle nait dans le regard innocent de l’instant
Et brûle plus tard l’exilé conscient et reconnaissant.
Dans l’image d’une beauté affirmée et souriante
Se dévoile le cœur infiniment bon d’une battante.

La femme d’une vie est un corail à chérir pour l’avenir
Quand l’âme sœur, cette perle, dans l’esprit est à advenir.
Le sentiment simple d’une présence tant recherchée
Qui vers toi trouve l’espoir de combler une bien aimée.

Le Temps passe dans l’éloignement et les interrogations
Seule l’audace de créer notre propre histoire du retour à Sion.
Fondera une légende peu orthodoxe des relations sincères
Où le combat de réalisation sera un quotidien de compères.

Aujourd’hui se tient l’époux sage qui sans faire de détour
est honoré de partager avec elle quelques mots d’Amour.

 

Un conte pour changer…

Un conte pour changer…

Un conte pour changer…

Nos ancêtres et les ancêtres de nos ancêtres racontaient qu’à notre époque s’accomplirait une vieille légende qu’ils tenaient de l’au-delà.

Un roi sans trône, ni reine, ni royaume, ni armée, muni uniquement de ses mains nues et d’un Livre se mit en marche pour conquérir le Monde. Investi et préparé par Dieu en personne, il fit de sa vie une aumône au Peuple élu de son époque pour défendre leurs intérêts et leur assurer Richesse et Amour ici-bas et dans l’au-delà par un Message et des moyens pacifiques. Après une enfance difficile, un couronnement inattendu, l’acquisition de la sagesse, il se mit enfin en « guère ».

Cette « guère » qu’il conduisait sur lui et pour les autres était celle de la redéfinition de son modèle économique de référence. Son Peuple et lui avait trop longtemps fait le compte, pour changer, de toutes les mesures et interventions venant de l’extérieur sans prendre avec courage l’initiative de valoriser son modèle culturel fait d’informel, de foi en Dieu et d’un rapport sain avec la Nature et avec la communauté. Essais erreurs. Une identité authentique qui leur permettrait de s’affirmer sur les marchés d’échange.

Il œuvra pendant quatre saisons pour reconstruire les fondements avec lesquels ils pourraient à nouveau œuvrer à une hégémonie ou à défaut à s’émanciper réellement. Son heure de retraite approchant il leur fit ce message :

« Mes chers amis. Notre Terre sera peuplée de 2,2 milliards d’habitants en 2050. Nous possédons un quart des terres arables non utilisées et un tiers des ressources naturelles mondiales. Neuf dixième des ressources minières et énergétiques ne sont pas exploitées à ce jour. 45% de notre population vit pour le moment dans des villes. Bien que nous ayons été frappé d’une saignée de 24 millions d’individus déportés et de 200 millions morts en collatéraux (Source : Afrotopia, Felwine Sarr, Édition Philippe Rey 2016), nous avons toujours suffisamment de potentiel pour assurer à notre civilisation le renouveau qu’il mérite dans ces temps eschatologiques. Parmi nos secrets notre capacité de résilience, d’abnégation, d’effort et de persévérance qui peuvent être mis au service de la fondation d’un nouveau Monde dont la Source intellectuelle et spirituelle sera à nouveau le sanctuaire des dieux.

Chers amis, mon message est double. Il invite tout d’abord les frères du continent, dans un élan tolérant et efficient, à faire plus qu’une place aux initiatives venant des homologues en hors beat qui, à travers le monde, ont perdu la cadence du Temps de Vie éternel de nos âmes. Un geste de collaboration et de mise à disposition des réseaux sociaux, professionnels, d’affaires et d’influence nécessaires à la réussite de l’implémentation de projets dont les bénéficiaires sont ultimement nos propres jeunes qui dans quelques années seront pris dans le marasme de l’absence de débouchées malgré des formations universitaires ou artisanales qui font d’eux des pierres utiles de notre citadelle transgénérationnelle.

Ensuite je m’adresse aux nombreuses élites ou non qui ont tout quitté pour suivre leur rêve de Cités et parfois de cécité extérieure qui veulent honorer l’appel de leur cœur et non le chèque de retraite dans des pays qui renoncent à l’accueil en leur ayant rarement donné l’occasion d’exprimer leur talent. Afin d’éviter de finir une vie terrestre pro pieux pour l’autre précieuse avec ce sentiment de frustration : avoir été réduit, toute la vie durant, à l’esclavage des ponctions financières d’un système bien rôdé qui laisse peu de place à l’accomplissement humain.

L’investissement dans des projets personnels ou institutionnels peut contribuer à l’essor des secteurs primaires et secondaires pour d’une part rééquilibrer les PIB et d’autre part, réduire le chômage en développant les filières. Exemple : choisir « l’a- guère » d’une réduction de train de vie pour acheter un lopin de terre chez soi. Y produire une culture ou un élevage utile (devoir nourrir 2,2 milliards d’individus!!!) en s’associant à des tiers (étudiants) responsables de l’exploitation et de la commercialisation. Prévoir un effort de transformation et de conservation pour les surplus.

Enfin, cette « guère » est sur le modèle réflexe de consommation sacro-saint qui a trop longtemps conditionné l’Homme et que nous devons questionner et adapter à présent par éveil pour accepter le sacrifice pour la prospérité de tout le Peuple dans cette ère. C’est donc « l’a- guère» dans nos habitudes. Une Correction à laquelle il faut consentir. »

Le roi, fit de son message un énième rappel à ses frères pris dans la tourmente d’un monde mais seuls certains acceptèrent enfin de changer en mettant l’intérêt de la communauté, répartie à travers le globe et sur le continent, en priorité. Il promit de poursuivre son action de façon différente en appelant toutes les bonnes volontés à se joindre à un mouvement dont la légitimité et la philosophie venait de Dieu et nous avait été transmise par nos ancêtres et les ancêtres de nos ancêtres.

« Le Temps est venu de ne plus repousser le Réveil dans le Futur mais de le vivre ici et maintenant. »

Le nouveau Monde

Le nouveau Monde

Le nouveau Monde

J’en ai rêvé et il s’est créé
Telle une graine de sénevé
L’Arbre majestueux s’est élevé
Et les Hommes se sont émerveillés

Aujourd’hui les portes du Royaume s’ouvrent
Aux passants, ouvriers de cette Heure
Ceux qui couvent la révolte mâle du fruit mûr
Qui craint de pourrir en livrée des palais du Louvres

Cette ivraie il est vrai ne saurait renoncer
Abandonner son éternel esprit de lierre
Qui, depuis hier, troue des puits dans notre terre
Hivers sur hivers les vers regrettent l’affaire de la pomme

Voici qu’ensemble, tous unis, nous pouvons construire
Le nouveau Monde où tout individu trouve sa place
Dans l’équité des revenus et des menues philosophies
Quand les communautés sereines parieront sur l’Interculturel

Geai mâle

Geai mâle

Geai mâle

Viscère, toi qui serre mes nerfs
Tu gardes le souvenir de l’Abandon
Des pleurs cherchant en vain la mer
Blessure de l’âme qui trouble le dieu
Qui pour renaître travaille cent talents
L’espoir de quitter la Passion d’Homme
Né de la perte de mon repère temporel
Ce ressenti sentimental que j’avais par elle
Auquel a succédé l’idolâtrie mentale du chrono
Tu es à présent celle qui initie l’animus homo
Pour l’immolation de rédemption du Simple
Face à une vie d’efforts sans stress
Sans cesse renouvelée par le vide des mains
Comblant en ami les brimades de l’enfance
Courage, Confiance, Calme et Croyance
Voici que je trouve la paix du moment
dans l’affection de mon abaissement
Un oiseau bleu de cou s’envole vers l’horizon
Dévoilant un Arbre qui vit les quatre saisons
Sans peur ni contrainte sur la nature :
Aimer et Honorer la Vie.

« Ka, le bas scié. »

C’est un combat d’Hommes

C’est un combat d’Hommes

C’est un combat d’Hommes

Au nom de Dieu, le Juge, le Sage.

L’Éco Animisme encore appelé Mouvement social, responsable et d’une Conscience universelle dans l’Anthologie et dont les membres forment la Tarîqa du renouveau avec pour typologie l’homo animus (l’Homme Attitude) prône la philosophie du Lean Intention comme Attitude économique informelle en marge du Système Libéral et annonce le Cri de la Calebasse c’est-à-dire la révolte de la jeunesse « connaissante » et artisane Noire face aux iniquités dans le partage des richesses suite notamment à des conditions financières critiques* dans la plupart des sociétés du Monde. Ceci s’inscrit dans le cadre la révélation du Livre : La Méthode Ka.

L’Éco Animisme reçoit l’héritage de la mystique islamique et de la connaissance des sciences animistes dans lesquelles elle s’insère par l’universalité de sa philosophie sur l’exemple de l’accomplissement de l’Animisme par le Messie Issa Ibn Mariam avec le bouddhisme. Ce courant qui confère à l’économie la valeur d’une religion (au sens étymologique) soumise à Dieu où l’informel est valorisé. Elle invite les adhérents à vivre selon une philosophie du Réalisme qui leur est propre dans le sillage de la Tradition et a pour Seigneur Omar, Vie (Providence et Temps).

Les Éco Animistes ou Simples partagent avec certains Soufis la Fréquentation communautaire et économique. La musique religieuse ou profane offre aussi des moments d’apaisement et une aide à la réflexion en marge d’autres moyens d’adoration sincères et modérés (prescriptions permanentes). Enfin la pratique de la méditation, de la collation, de la lecture, de la marche et silence permettent d’installer le calme de l’humeur recherché. Cette Voie appelée aussi la Voie Noire exhorte à l’effort économique en faisant une application profane de la spiritualité.

Le but primordial de l’Éco Animiste est double :

  • S’accomplir spirituellement et matériellement.
  • S’affranchir des contraintes matérielles afin de favoriser l’accomplissement spirituel.

L’Éco Animiste est le Croyant ou Peuple Élu (Peuple de « l’a-guère ») de cette ère. Les migrants pour raisons économiques et les couches populaires d’Afrique constituent l’effectif invité à répondre à l’appel de ce dernier Message : « Chaque Homme est important aux de Dieu. » Un rappel du caractère sacré de la Vie, Dieu, lancé aux Hommes leur enjoignant de se libérer de leur idolâtrie de la composante « chronos » du Temps, apporter un soin de purification aux Hommes atteints du stress lié à cette transgression – la Correction de l’Attitude par le lâcher-prise et le Courage – et enfin inviter les deux législations religieuses à la Simplicité dans la disposition à la sainteté d’une part et la Modération dans le comportement de noblesse d’autre part. Ce rappel introduit aussi une annonce de Miséricorde notamment concernant la question de l’identité sexuelle des Croyants.

« C’est un combat d’Hommes » pour le renouveau du Ciel et de la Terre.

Passe au prochain.

 

ASSOUKA
p/o Le Maître du Temps

Coran XXI, 1-10

Ma Réelle

Ma Réelle

Ma Réelle

Ô Afrique, il ont travesti, trahi notre Temps.
Nous le ressentions avec notre cœur
Ils nous ont appris à l’idolâtrer et à s’y soumettre
De monture de nos Sentiments il est devenu maitre
Mètre de notre retard à détruire la Terre pour du paraitre
Nous avons été mis au ban de ces Nations sans âmes.
Mais voici que le Roi a retourné le Sablier à nouveau
Que notre rôle se précise pour l’apothéose finale
Une génération de jeunes Lions se rebelle alors.
Les Serpents sont invités à s’associer au combat.
Déjà les Aigles planent dans un ciel plein d’espoir.
le Griffon et le Léviathan resserrent les rangs.
Nous marcherons sur les Cités de nos prédateurs
Nous marchanderont le miroir de leur âmes
Ce symbole qui trône depuis sur celui notre civilisation passée
Un sacrifice de la réflexion qu’ils ont su imposer à notre poésie
Nous sommes de la famille du Maitre du Temps
Arme toi de courage la fin de l’a-guère est pour bientôt
Rétablis la fréquentation et l’amitié dans la communauté
Les dieux sont de retour sur la Terre des Hommes
Car nous reconstruiront le sanctuaire de nos Ancêtres
The Black Kingdom, le Royaume Noir pour 4 saisons de Vie
Et je fonderai avec toi, Ma Réelle, la demeure céleste des Simples…

Ta Confiance

Ta Confiance

Ta Confiance

Vouloir être l’Ami et le Bien aimé
Le choix ne les exclut plus du Réel
Venant de Dieu et allant vers deux
Le Cœur et la Raison créent la noce
D’une rencontre tardive et sans envie
Où l’âme troublée saignait à blanc
Face à la Reine en plein tourment
La graine de l’Arbre souhaite encore la mort
Et voici que dans l’absence du corps, le désir prend cor
L’Appel voilé de l’Amour se fait jour
Entre les Serviteurs et le Seigneur
Il voit en elle la perle de son Sabre
Et lui veut le roc d’un châton en marbre
Seule, elle détient la clé du Bouclier de David
Pour l’accomplissement du Saint Mystère de la Vie
Quand les saisons rêvent de récoltes dorées
Mais pourra-t-elle croire que je suis
Un Maître en vicaire et mon Ka aussi?
L’antique peur n’a plus prise sur l’Initié
Qui quête simplement la Confiance d’une Êve fève
Dont le diadème de modération fera de lui un Roi Noir

N’ayons plus peur de reconstruire…

N’ayons plus peur de reconstruire…

N’ayons plus peur de reconstruire…

Le chantier de la renaissance africaine appelle plusieurs générations à la reconstruction non seulement de nos économies mais aussi de notre identité. C’est sur ce dernier aspect que je m’appesantirai plus dans cet article.

L’Afrique, qui a de tout temps été une terre d’accueil et de tolérance, vit depuis plusieurs siècles maintenant au rythme des influences de peuples dominant venus chercher quelque intérêt sur son sol. Parmi les blessures reçues, les longues saignées d’hommes et de femmes vers des terres de servitude tant à l’orient qu’à l’occident ont principalement pris racine par le jeu du besoin en ressources manifesté par les autres et presque toujours alimenté par le continent. Ce rôle berce sots de l’humanité et de leur appétits insatiable et inique n’a pu s’établir de façon durable que lorsque l’Homme Noir a perdu son rapport privilégié au Créateur à travers sa maîtrise des états de l’âme et des forces naturelles. Ceci par le dénominateur commun que constitue la Force vitale. Ainsi ayant perdu, suite à la ruse exogène occasionnant transgression et désacralisation, toute confiance en soi et en la Source de la Vie, la Force vitale, le représentant de cette famille spirituelle a commencé à perdre la saveur de son sel et s’éloigner de son ciel voire de l’essentiel.

Le lien fort de jadis unissant dans le quotidien les vivants aux ancêtres dans l’au-delà, la mort n’étant qu’un simple passage, a très vite été remplacé par des conceptions appartenant à d’autres maisons de la demeure du « Pair ». Troquant « le meilleur pour le moins bon » on s’est mis à œuvrer pour un salut futur après jugement oubliant que celui-ci s’est toujours effectué dans le quotidien de la conscience du Noir baignant dans sa sensibilité animiste. Cela a occasionné alors la plus grande tragédie de tous les temps pour ce vicaire : avoir peur de la mort.

Après avoir été dans la proximité de la réalité du passage dans l’au-delà pendant longtemps, le choc des cultures aura fait régressé le Noir de la connexion de l’âme aux autres dimensions spirituelles à la peur stérile de cette initiation à la vie (la vraie) par le truchement des pensées de l’esprit dans des élucubrations de ceux qui cherchent à s’y soustraire. La gravité dans l’Attitude fait alors place à toute une pléthore de manifestations de l’ego (ennemie de l’âme) qui tire la justification de sa vie de l’aliénation du pouvoir spirituel de l’Homme.

Dans notre contemporain cette involution prend des tournures bien regrettables faite de tous les maux de l’âme et de la mauvaise répartition de l’énergie : stress, anxiété, trouble bipolaires, dépression etc. pour le caractère et leur homologues corporels AVC, cancer, hypertension, diabète etc. ou moral alcoolisme, déviance sexuelle, violence conjugale etc. Certes cette « adaptation » de notre identité et qui se traduit dans nos modes de vie contemporain est le fait d’une longue chaine d’influences et d’héritages (perçu comme un enrichissement ou une édulcoration). La mondialisation et les flux migratoires économiques connus depuis les années 70 ont aidé l’expansion de divers modèles de dominants qui ont fait leur chemin et se sont établis en standards internationaux.

Avec le réel désir de reconstruire une Afrique prospère dans le sillage de notre propre modèle culturel tirant sa force, selon moi, de la Correction de l’informel vers la performance, la qualité et l’innovation, il devient important de se défaire des nœuds involontairement créés dans nos têtes par tous ces échanges. Non pas seulement un fait d’intellectuels et de penseurs militants de la nègr’Attitude mais bien une dynamique qui englobe en son sein les couches populaires en valorisant l’intérêt à conserver notre patrimoine spirituel. Je le répète nul besoin de recréer un culte artificiel inspiré de l’Égypte antique. L’humanité a fait son chemin depuis et reçu d’autre Messages universels. A l’Heure actuelle, il apparait que nous sommes dans une phase de sa maturité appelant l’Homme à définir une philosophie de vie personnelle en marge des grands courants spirituels classiques et honorés (Énergie, Conscience, Parole et Livre) dont la croix qui les sépare volera en éclat à l’accomplissement de la deuxième colonne de la Loi…

En somme, le courage devrait nous mener dans le calme à recouvrer cette confiance d’antant si propice à la réédification de notre continent. Avoir peur de la mort est paralysant pour un Peuple en marche pour son affirmation surtout quand il s’en remet à son guide (Coran III, 144) pourtant l’effort économique de chacun ne pourrait dépendre que d’un seul modèle. Nous craignons la mort car elle délimite la fin de notre course folle à « l’en faire » dicté par l’esprit et non au contenu de notre âme (en Animisme l’Homme est fait de l’âme et du corps ; l’esprit n’est pas de notre conception) dans lequel repose le projet divin à accomplir au rythme de notre destin. C’est un processus dont nous devons à nouveau nous faire proche (Coran III, 185) préservant ce qui reste de l’héritage traditionnel et ne voir la résurrection que comme une illumination à vivre de notre vivant pour vivre la vie en plénitude, l’éternité. Ici et maintenant. Selon l’influence bouddhiste dans la doctrine du Messie Isa ibn Maryam. Laissons donc les morts avoir peur de la mort et ruiner leur temps dans l’idolâtrie du moment présent sans perspective sur l’au-delà mais bien plus sur le post d’une activité « m’as-tu vu » dans un réseau social. Nous, vivons en mort pour commencer notre éternité de vie, celles des nouveaux contributeurs à l’essor du continent. Deux belles recommandations nous viennent de deux figures complices de l’histoire spirituelle « n’ayez pas peur » du Messie Isa ibn Maryam et « Point de contraintes en religion » du Saint Prophète. Paix et salut sur eux deux. Elle nous indique que pour ne pas avoir peur (de vivre), il ne faut pas avoir peur de la mort. Aussi nous passons le clair de notre temps à résister à « ce qui est » pour subir la contrainte confortable du conditionnement moral qui déforme la réalité et nous éloigne du naturel.

Pour moi, la solution passe sans nul doute par le lâcher prise (et pas le laisser aller) surtout en admettant que le résultat de nos actions dépend d’une force qui nous dépasse. Ainsi on pose des actes dans un but qui correspond à notre aspiration de transcender notre destin et on laisse la Providence ou encore la Vie régner légitimement. La reconstruction est une intégrale de petits actes allant dans le même sens. Celui de la nouvelle gloire de notre civilisation.

Je vous laisse méditer dessus pour vos résolutions de l’année.

 

« Il est dommage d’avoir peur de la mort. Autant la vivre au quotidien en ayant conscience que si tout s’arrête à l’instant on aura aucun regret de partir car on aura toujours accompli ce qui est prévu dans notre livre de Vie, notre destin. »

Bon temps des fêtes

Bon temps des fêtes

Chers amis,

Nous marquons la pause pour cette fin d’année.

Nous vous souhaitons un bon temps des fêtes.

Puissiez-vous vous ressourcer et vous réaligner sur vos objectifs de vie pour commencer la nouvelle année.

À bientôt.

 

Arnaud Segla

Le Sultan et la Femme

Le Sultan et la Femme

Le Sultan et la Femme

Le Sultan sut que les Ténébreux avaient appris qu’il renforçait et accompagnait plus de jeunes Africains vers le pouvoir économique que Kakpo.

Toutefois ASSOUKA ne renforçait pas lui-même, mais c’était ses associés. Alors il quitta l’Afrique et retourna au Canada.

Comme il fallait qu’il passât par le Sénégal, il arriva dans une ville du Sénégal, nommée Dakar, près du Royaume que A. avait donné à O., son fils. Là se pratiquait la règle du mariage religieux. ASSOUKA, fatigué du voyage, était anxieux et en marge de la règle. C’était environ le 12ième mois.

Une musulmane y cherchait un mari. ASSOUKA lui dit : donne-moi ta main. Car ses associés attendaient qu’il aille mieux pour les diriger.

La femme sénégalaise lui dit : comment toi, qui est Éco animiste, me demandes-tu ma main, à moi qui suis une musulmane ? Le Peuple de « l’a-guère » en effet, n’est pas compris des musulmans.

ASSOUKA lui répondit : Si tu connaissais le don de D’Yeux et qui est celui qui te dit : Donne-moi ta main ! Tu lui aurais toi-même demandé sa main, et il t’aurait donné une Vie d’Amour et de Richesse.

Sultan, lui dit la femme, tu n’as pas de stabilité sociale, et le mariage est demandant humainement et financièrement, d’où aurais-tu donc cette Vie d’Amour et de Richesse ? Es-tu aussi un Élu comme notre Prophète (psl), qui nous a donné cette règle et qui l’a pratiquée lui-même ainsi que ses compagnons et sa communauté.

ASSOUKA lui répondit : Quiconque pratique ce mariage rêvera encore de l’âme-sœur ; mais celui qui se mariera avec mon Amour n’aura plus besoin de perfection, et l’Amour simple qu’il éprouvera sera une Source de Sentiments simple qu’il gardera en son âme pour l’au-delà.

La femme lui dit : Sultan, donne-moi cet Amour, afin que je ne cherche plus l’éclat qui impressionne mon cœur, et je n’ai plus à juger ainsi mes prétendants.

Viens, lui dit ASSOUKA, présente-moi tes efforts pour accomplir ton projet de vie, et fréquentons-nous.

La femme répondit : Je n’ai pas fait d’efforts pour mon projet de vie. ASSOUKA lui dit : Tu as eu raison de dire : Je n’ai point fait d’efforts pour mon projet de vie.
Car tu as eu au moins 11 expériences professionnelles internationales qui ne t’alignent pas avec l’accomplissement de ton destin par ton projet de vie, et celle que tu vis maintenant n’est pas non plus alignée avec ta destinée. En cela tu as dit vrai.

Sultan, lui dit la femme, je vois que tu es visionnaire. Nos Cheikh nous disent que le destin vient à la fin de la vie après avoir œuvré sincèrement et vous dites, Éco Animiste, que le destin se découvre à l’initiation et qu’il faut ensuite l’accomplir avec la feuille de route reçue.

Femme, lui dit ASSOUKA, crois-moi, l’heure vient où ce ne sera ni à la fin de la vie ni à l’initiation que vous découvrirez votre destin. Vous agissez sans savoir votre appel, nous, nous agissons selon notre Définition porté dans notre cœur, car le salut contemporain vient du Peuple de « l’a-guère ». Mais l’heure vient, et elle est déjà venue, ou les biens guidés seront les profanes ayant une philosophie de vie personnelle soumise et basée sur la confiance en D’yeux, car ce sont là les pieux que le Tout Ami honore en dieux. D’yeux est Force Vitale, et il faut que ceux qui l’honorent honorent la Vie (Amour et Vérité)

La femme lui dit : Je sais que le Mahdi doit venir (celui qu’on appelle l’Imam du Temps) quand il sera venu il nous annoncera toutes ces choses.

ASSOUKA lui dit : Je le suis, moi qui te parle.

« le partenaire de vie se dévoile après correction de l’Attitude. »

Adapté de l’évangile de Jean 4, 1-26

Le Cimeterre

Le Cimeterre

Le Cimeterre

Aimer la Correction de l’Attitude a toujours été ma Définition

Ma Vie offerte à Dieu pour fonder la promesse du Royaume Noir

Il m’a conduit sur la terre où m’attendait le cœur qui m’était destiné

N’ayant plus le temps de douter de ce sentiment que j’ai éprouvé à te voir

A quoi bon encore nier que ma garde se rend et te désire pour Source?

Ta douceur infuse mon humeur et fait de moi l’Élu, le Protecteur

Avec toi je déploie le Courage et la Force de lutter pour mon Peuple

 

De toi, j’attends les fruits d’un Arbre qui retrouve son calme à chaque baiser

Ils seront les héritiers d’une nouvelle race d’Hommes, simples et bien guidés

Où que tu sois mon âme vivra la permanence du lien qui nous a uni à Kama

Puisse Dieu agréer nos efforts honnêtes pour l’adorer en esprit et en Vérité

Amina

 

Vaincre par la force des âmes

Vaincre par la force des âmes

Vaincre par la force des âmes

Osons être réaliste. L’union entre africains ou, au-delà, entre peuples noirs a peu de chances d’être le fruit d’un consensus ou d’une déclaration commune. Il est plus judicieux de chercher notre Salut par l’opposition puis l’imposition des règles du plus fort voire de l’élu aux autres soumis au rôle de vassal pour rester poli. L’union européenne s’est bâtie sous l’impulsion d’une troïka de membres forts économiquement (et parfois militairement) qui a défini les règles et y a fait adhérer les plus faibles et les plus en demande dans un échange gagnant gagnant plus d’investissement sur mon sol vs plus de poids économique. A plus large échelle les membres du conseil de sécurité ou du G20 fédèrent (ou si vous préférez oppresse) la terre autour de leurs valeurs comme la sacrosainte démocratie, la laïcité, le rapport de genre, la bonne gouvernance etc.

En parlant de cette démocratie. Pour combien de temps allons-nous encore la supporter de cette manière dans la plupart des pays africains. Dans bien des cas le peuple vote un changement qui ne se fait pas et la communauté internationale fait fi des demandes de justice du peuple rappelant mollement le respect des institutions et attendant patiemment de passer à la caisse pour récupérer les parts d’exploitation des matières premières. Là encore je pense que le monde évolue aussi au niveau des profils des leaders qui doivent être non seulement représentatifs du peuple (l’habituelle « démocratie ») mais aussi de l’état des forces cosmiques de l’Univers (la trop délaissée « théocratie »). On assiste dans cette ère à une foire de non-initiés qui dirigent sans être éclairés et incitent de fait leurs administrés à dégrader encore plus leur karma quand ils n’usent pas de violence contre eux pour oui ou un non.

Si on en revient à notre histoire les grands sous-ensembles africains de l’ouest, du centre et du sud (pour ne citer que ceux-là) sont le fait de l’imposition de la force d’un puissant régent selon le moyen de médiation contemporain (l’armée, le commerce, la parole, l’or etc.). Ainsi de par le passé, des souverains comme Soundiata Keita, El Hadj Omar Tall, ou encore Shaka ont battis de grands empires par inféodation des plus petits. On parle aussi des rayonnant empires du Ghana, du Mali, Songhaï, du Monomotapa, Toucouleur, du royaume d’Abomey, des royaume d’ifé etc. Ce phénomène d’unification par la force est présent dès l’Égypte antique qui est l’une des premières civilisations connues et florissante. L’un des premiers régents, le Pharaon Nemrod porte un nom dont la signification pourrait être « se rebeller » ou « celui qui a dompté le tigre » et pourrait nous mettre sur la piste de l’émancipation par la force face à une trop grande oppression (sans revenir sur son déclin par orgueil comme dans bien des cas).

Dans notre ère, l’économie est de fait le moyen de médiation par excellence, et ma vision est que les économies les plus puissantes d’Afrique pourraient entrainer le reste du continent dans leur sillage en s’imposant et imposant les meilleurs pratiques de leur culture économique aux autres qui restent à la traine. Inutile d’y voir de l’iniquité ou de l’ingérence ou encore une atteinte à la souveraineté. Celles-ci viennent plutôt de nos nombreux prédateurs qui se voilent à peine de nos jours pour réaliser leurs forfaits.

On a eu un embryon du modèle que je décris avec les importants investissements réalisés par la Libye dont le Leader a fini par avoir une vision pour son continent mais qui a été éliminé par ceux qui défendent leur pré-carré idéologique, économique et géopolitique. On peut s’imaginer aisément que l’éternelle et douce France qui ,sans les ressources de ces ex colonies (ex n’étant qu’un diminutif d’exotique) ne serait qu’un village Gaulois, certes valeureux et aux connaissances druidiques, mais entouré de vrai camps de légions qui ont appris à ne dépendre de personne pour le PIB. Il ne suffirait pas alors de se contenter de manger du gigot de sanglier (notre « sang lié » par la honteuse monnaie jumelle XOF et XAF) ou de protéger la formule de la potion qui n’est autre que l’influence diplomatique, hermétique et mafieuse sur une minorité qui opprime les plus faibles dans leur propre pays.

Ceci dit et pour reprendre mon propos l’union africaine devrait être dirigée par les pays les plus en avance dans leur domaine afin qu’ils puissent disposer d’une influence géopolitique certaine sur les décisions régionales ou panafricaines Ex : le cas de l’implantation du groupe Dangoté au Sénégal. On peut se féliciter d’ores et déjà de la poursuite de l’intégration sous régionale qui se poursuit (UEMOA, CDEAO, CEMAC, COMESA etc.) mais hélas dans les faits ces institutions reprennent les travers des administrations des ex-colonisateurs qui les ont suggérées. Inertie et ou ignorance des uns contre impuissance des autres prêts résolument à donner leur contribution à la réappropriation de notre pouvoir économique.

Pour ne pas faire trop long, je m’en vais vous faire une proposition indécente en guise de clôture. La voici :et si nous reprenions les armes ? Oui comme on l’a toujours fait. Du temps de nos ancêtres si bien chantéa dans nos hymnes nationaux. Ces fiers guerriers qui savaient donner leur vie pour leur royaume. Sans écouter les waswas de djinns et d’Hommes pervertis qui nous inviteraient à perdre notre temps en discutions stériles où le plus faible fait avorter des mois de tractations par son empressement à accepter des garanties, largesses ou babioles en guise de corruption de la part de ceux qui veulent maintenir un certain contrôle sur l’approvisionnement en ressources issus de notre sol. Cette guerre est nécessaire car on a trop dormi et pensé qu’on vivrait l’éternité sans efforts particuliers. A reproduire les même gestes insufflés sinon dicté (« l’émergence » tu connaissais ça il y a quelques années?) pour obtenir des résultats différents conforme aux promesses des illusionnistes. Cette guerre est économique inter et intra états se fera pour l’imposition d’un modèle économique africain qui représentera la plus forte tendance généralement acceptée et reconnu par tous et de façon durable. Une course au leadership pour un modèle à adapté à l’environnement d’un marché en constante évolution mais où notre Sagesse nous donne à observer les cycles de la Nature (n’en déplaise à ceux qui se sont coupé de leur racines intimes). On a trop souvent célébré notre diversité notre multiculturalisme même si c’est un fait. Mais pour des raisons stratégiques il est bon de définir des modèles communs qui nous représentent sans détruire notre richesse culturelle interne. Un exemple : seriez-vous prêt à porter et vanter les mérites d’un dashiki à une autre culture sans être ouest africain tout en préservant votre propre style d’habillement traditionnel qui ne s’est pas encore imposé pour le moment comme une tendance mondiale ?

Chers amis entrepreneurs, guerrier de cette lumière contemporaine, main d’œuvre économique déplacée voulant se créer un revenu face aux conditions du marché de l’emploi, Il est temps de reprendre vos armes Marketing, d’aiguiser votre branding, de repenser votre stratégie d’entreprise et surtout de choisir votre camp car avant les armes de management c’est l’âme qu’il faut unir au combat et savoir si on le fait pour les bonnes raisons : accumulation de possessions terrestres ou retour vers Sion, la céleste. L’humanité sort toujours grandie de la compétition (naturelle). C’est à cette condition qu’elle se perpétue. Laissant les moins adaptés disparaitre et les plus aguerri transmettre la vie pour un nouveau cycle ayant ces propres lois. Et ceci jusqu’à l’Heure dont la connaissance de l’occurrence est de la connaissance de l’Un mais que tout être est inviter à prendre en considération.

« Pour cette foi ci, le combat sera un combat d’Hommes »

Je vis en mort

Je vis en mort

Je vis en mort

Je vis en mort
Et ma vie n’est qu’instant de deuil
Où je regrette le don de vie
Cette vie que j’ai gouté jadis
Et dont la saveur me fait vivre la déchirure
Je porte le linceul de ma condition
Et mon cœur bat pour cette réalité
De l’éternité des moments
Qui jusqu’à Dieu nous conduisent
Je vis en mort et seul la mort peut me faire revivre
Accepter la vie et cesser de résister à cette Providence
Pour prendre à nouveau le Temps pour monture
Et poser les actes d’un dieu qui attend soumis le Futur
Ce Seigneur régnant sur la renaissance économique
De toute une communauté « guère-hier »
Je vis en mort
Dans l’attente de l’étincelle de la naissance
Naissance vers cette permanence de l’âme
Qui traversera les âges et le passage
De l’au-delà où jugement et station de gloire
Poursuivent la vie immortelle ravie sur Terre
Au stress du maitre infâme de l’illusion
Je vis en mort
Et bientôt je vivrais en moi…

Keur sacré

Keur sacré

Keur sacré

Le Keur brûle sous le feu du Monde
Une excitation de sa Conscience et de son Énergie
Par l’anxiété pyromane et innocente du Pro fané
Qui a usé sa sève à se reconnecter à la Source
Pour une transparence du Soi au Maître Créateur

Simple instrument, partie de la symphonie de l’Uni vert
Le Pro lâche, face au don de la vie, prise sur la possession

Le Keur au rêve d’eau, Amour qui délivre
Attends Du Pro l’arrachement des fleurs du Mal
Ivraie qui, tue, condamne le Keur à l’enfance
L’antichambre de la rencontre est à nouveau combat
Pour que la pierre du tombeau roule sous l’Écriture
Et libère le Corps, Keur, dans une Renaissance
De l’esprit d’une communauté que le Pro fête.

« Black lives » mateur

« Black lives » mateur

« Black lives » mateur

« Black lives » mateur. J’excuse mon franglais pour exprimer mon rire du moment. Mon rire est Noir et sans l’air, il ne me reste plus que l’ire. Peu de chose à lire des vidéos à voir et à faire circuler. Des photos à émouvoir et à nouveau voir. Les mateurs de la condition du Noir en ont pour leur argent, art « gent » avec des gants: voir s’émouvoir, réagir d’une e-conne d’affect voire oser manifester. Les mateurs ont déjà baissé les bras. Quel réel pouvoir a le Noir sur ces antiques prédateurs quand le talion mène à la joue droite et que le pardon grandit. A ce jeu-là nous sommes des géants dressés par l’abnégation et les couches de principes religieux qui existent déjà dans le monde Noir. Oui où la présence immanente de Dieu en toute chose prônée par l’Animisme empêche de faire le mal sous peine de sanction de la nature ou de la communauté.

Le mateur ne croit plus en lui. La perspective d’un Futur occulté par une lourde pierre n’encourage plus le cœur à vivre. Juste subir. Pour certains affranchis jouir. Et mourir. Encore une image de tombeau. Qui démentira le mateur? L’audace d’une minorité à bout. Qui cessera de mater pour mater avec Justice et Sagesse le mateur. Lui faire comprendre qu’il y a des limites à respecter pour l’équité de la Vie sur la Terre et dans le Monde sous l’égide du Ciel. Et nous y parviendrons : maté pour la réussite de nos vie Noires.

« Black lives » mateur, je poursuis avec mon franglais pour exprimer mon ire du moment. Mon ire est Noire et avec l’épée, cela me semble pire. Ça va du mal au pire et le pire c’est notre caution. Des modèles des Attitudes à aimer et à nos veaux s’adonner. Le mateur et garant de l’oppression du Noir dispose d’assez d’agents, a-« gents », sans gants. Ne vous limitez à ceux qui « servent et protègent » (serres et prothèses) en occident, à ceux responsables de l’octroi d’un titre de séjour, de voyage ou autre document que le marabout n’a pas vu venir. Ils ne sont que les pions d’autres mateurs beaucoup plus grands qui les déplacent.

Ce sont les serviteurs d’un Système créé pour dominer mais qui domine à présent ses créateurs. Un Deep blue (d’IBM) rebelle qui « bât » du plus iniques au plus technique. Nous avions perdu la puissance d’imposer l’awalé en lieu et place des échecs. Alors nous échouons à comprendre un jeu qui ne nous ressemble pas. Et qui démontera le mateur ? Le Cri, le réveil des consciences face à une menace mâle de disparition du maté, dépositaire de la connaissance de Dieu. C’est cette Afrique qui renait, ce Monde Noir qui sors de l’ornière, ce passé restauré et enfin ce Futur économique que l’on doit se réapproprier à tout prix pour qu’on ait une assise légitime pour décider de l’accomplissement du destin de notre civilisation dans tous ces aspects. Et nous n’y sommes pas encore. Nous voilà maté dans nos vies Noires.

« Black lives matter » avec un thé en plus on aura moins eu. Quittons le style prose à hic pour l’action.

Nous en tant que Noirs et sympathisants de la cause Noir luttons contre un Système voire un principe qui date de la nuit des temps. Chaque génération y a eu droit. Certes le Noir a dominé pendant une période mais l’histoire est faite de cycles. Pour ceux qui rêvent d’un retour radical à l’Égypte ancienne, l’histoire a drainé des faits et des phénomènes sur lesquels on ne peut plus faire table rase. Nous vivons le métissage dans bien des domaines sans que ce ne soit vu comme des mesures hégémoniques, d’éradication ou d’assimilation. Les concepts cardinaux d’Amour, de Vérité et de Vie sont à un point culminant des connaissances et de conscience véhiculées par les 4 grandes familles spirituelles élues au-dessus des autres (Animismes, Bouddhisme, Islam et Judéo-Christianisme) (Coran III:33-34) Au fond la question ne revient plus trop à « Black live Matter » car il y a eu des cas de latinos, de chinois, d’arabes, de bosniaques, syriens etc. C’est juste que « Lives Matter ». Et ceux qui exercent un pouvoir si minimes soit-il au nom du Système l’oublient et sont dans l’excès de leur rôle d’oppression. Mais tout ceci est comme une horloge. Quand la grande aiguille va atteindre le nombre douze et que l’heure pile va sonner, comme un point culminant d’iniquité, et revenant aux symboles eschatologiques, un Sauveur ou héros civilisateur sera normalement suscité. Donc arrêtons de « matter » usons de tous les moyens en notre pouvoir, écrire, boycotter, sensibiliser, marcher, aller en recours collectif jusqu’à ce que les mateurs sde tout type se calme et reçoivent leur propre mateur qui aura besoin de l’aide de tout Croyant ou personnes sensibles à sa cause. (Mt 25:13)

Prenez courage !

« Chaque Homme est important aux yeux de Dieu »

L’exil du retour

L’exil du retour

L’exil du retour

Afrique, de la dégradation continue à l’amélioration continue?

J’enrage et mon émotion ne semble pas vouloir baisser. Encore un coup de sang sur les réalités vécues par ceux restés au pays. Quel décalage entre la vision de ceux qui disent vouloir s’installer pour participer au « vent de changement » qui dit-on semble souffler avec plus d’acuité depuis quelques années; mais combien d’année déjà? Ce qu’il est difficile de comprendre c’est la détermination de ces nouveaux alliés extérieurs mais du sang, même du pays et la désillusion sociale quasi quotidienne de ceux qui y vivent: manque d’eau, réseau routier avec trou de fromage suisse, électricité distillé au bon vouloir d’un programme de délestage orienté… Pourtant pour vivre le « chez nous » envisagé, il faudra partager ce quotidien. La bonne volonté ne peut suffire à corriger le manque du minimum vital surtout pour des personnes de la race des élites. « Élites » un mot si doux dans la langue mais qui ne veut plus dire grand-chose si ce n’est des réalités se résumant à savoir, pour nous qui nous connaissons, d’où l’on est parti et d’où l’on vient pour quitter l’exil sans nom du travailleur éternellement immigré dans des systèmes économiques différents. Sans être pessimiste dans ma prise de position mais plutôt optimiste pragmatique face aux hésitations semi philanthropiques semi capitalistes, on remarquera souvent que ce sont des familles entière, jeunes ou non, qui se déplaceront sans garantie pour leur progéniture ni pour les vieux jours de ceux qui auront osé faire ce choix du retour aux sources. En tout cas…

The blood of the Warrior

The blood of the Warrior

The blood of the Warrior

“I’m gonna fight for the prestige, not for me. But to uplift my little brothers who are sleeping on concrete floors today in America, black people who are living on welfare, black people who can’t eat, black people who don’t know no knowledge of themselves, black people who don’t have no future. I want to win my title and walk down the allies, set on the garbage can with the wineheads. I wanna walk down the street with the dope addicts, talk to the prostitutes. So, I can help a lot of people.” Mohamed Ali, When we were king 1996

October 30, 1974, Kinshasa, Zaïre.

L’enfant va naître. Djenga a perdu les eaux. On fait venir Maman Dominique, la femme médecin qui fait office de sage femme. Le père est absent. Il avait prévu voir le match du siècle avec ses amis. On envoie Jean-Paul le cadet le chercher.

Cette nuit-là, le combat qui se mène est à plusieurs dimensions. Deux boxeurs américains sont venus s’affronter au stade devant son excellence le président le Maréchal Mobutu Sese Seko.

Loin des corps et des destinées, deux entités spirituelles s’affrontent aussi pour la naissance du bébé. Un élu promis à tout un peuple. Toute une chaine d’hommes et de femme affairés dans leur tâches quotidiennes participent sans le savoir à faire pencher la balance d’un côté ou d’un autre du monde.

Ce soir-là, le sang du Guerrier de la Lumière affronte celui des ténèbres pour posséder l’enfant.

Jean-Paul accélère sur sa bicyclette. La lagune n’est pas loin. Les dieux doivent être avec lui. Son père apparait bientôt, un verre de bière à la main, entouré de ses amis de l’usine et de certains du quartier.

« Papa! Papa! Maman accouche ». Le son de la télé couvre la voix de Jean-Paul. Celui-ci tire son père par le bras. « Maman accouche!! Viens vite! »

Contremaitre dans une usine de raffinage de pétrole, Yaya Marcel, comme on l’appelle au quartier, travaille fort pour subvenir au besoin de sa famille. Il économise aussi pour construire une maison familiale dans son village.

La clameur générale a envahi le quartier : « Ali bomaye! Ali bomaye! Ali Bomaye! »

Lorsqu’il sort du bar affolé par la nouvelle d’une naissance pour laquelle des léopards lui étaient apparus en rêve, un peu éméché, il manque de renverser son propre fils en démarrant son auto. Une vieille Peugeot 304 qu’il entretenait soigneusement et qui avait été de toutes les guerres.

Yaya Marcel se souvient de la formule que son ami Moussa lui avait apprise : « Je demande protection auprès de Dieu contre Satan le lapidé ». Il accélère dans la moiteur de la nuit. La fenêtre ouverte, un vent frais lui fait échapper quelques rots. Il dessaoule à mesure qu’il passe devant les maisons.

C’est la 7ième reprise du match. Au loin la clameur accompagne l’écho des pas dans la nuit. « Ali bomaye! Ali bomaye! Ali Bomaye! » Une prière adressé au dieux de la lagune? « Ali bomaye! Ali bomaye! Ali Bomaye! » Le peuple prie et montre sa ferveur pour un combat qui arrête l’histoire.

Yaya Marcel arrive à la maison.

Sa femme est méconnaissable dans les douleurs de l’accouchement. Elle semble porter un masque. Maman Monique lui reproche de n’avoir pas assez mangé de sauce gombo comme elle le lui avait conseillé.

Le 8ième  round du match commence. L’air s’alourdit. Un hibou passe au-dessus de la maison.

Jean-Paul arrive enfin, essoufflé, et dépose son vélo dans la cours. Yaya Marcel observe l’atmosphère et reçoit le déclic. Il saisit son chapelet et offre une libation aux ancêtres et aux dieux protégeant la famille.

Il ouvre son livret d’invocation à Saint Michel Archange. Il transpire.

« Ali bomaye! Ali bomaye! Ali Bomaye! ». Un taxi klaxonne dans la rue. Un autre hibou affolé passe au-dessus de la maison. Puis, c’est un cri de joie qui saisit la capitale.

George Foreman s’est effondré.

Motivé par la victoire. Yaya Marcel appelle tous ses enfants autour de lui. Il entreprend de réciter la litanie des Saints et demande la protection.

Djenga pousse. Elle pousse. Pousse. Pousse encore. Elle crie.

L’enfant sort au moment où elle s’évanouit.

C’était de justesse.

C’est une fille!

Dehors, la bière coule à flot.

Yaya Marcel commande une tournée pour le voisinage et se tient prêt de sa femme.

La famille s’est agrandie. La famille spirituelle aussi. Au ciel on fête cette victoire. Yaya Marcel présente sa fille à la lune et remercie Dieu.

Elle s’appellera Essili.

La lumière revient à nouveau dans les cœurs et les yeux des membres de la lignée.

« Les combats invisibles aux yeux des humains sont le fait de fidèles serviteurs qui s’unissent dans leurs prières. Et qu’est-ce que prier si ce n’est œuvrer dans ce pour quoi on est venu sur terre? »

 

Extrait de Arnaud Segla “Au nom de l’a-guère, le jour du réveil.”: Voir le eBook

 

 

Le Ravin

Le Ravin

Le Ravin

Les signes avant-coureurs parlent toujours
L’Homme déconnecté de la Nature, Vie et être
Y voit de l’intrusion dans son confort moderne
Assis sur le fauteuil du mort
J’endosse le rôle ; amère veille
J’observe impuissant à l’imminence du départ
Les pensées se figent pour l’instinct de survie
La mort vient plus vite que la conscience du péril
La prière se fait dans le dénuement du dénouement
L’appel à l’Unique et ultime Puissance salvatrice
La Main conjure le sort et converti le Con averti
Ce sera pour une autre foi s’il promet de vivre cette fois
Car le Ravin m’accueilli mais Râ vint et me recueilli
Sorti saint et sauf je laisse la foule œuvrer en secours
Les badauds et le Con inconscients prennent des selfies du malheur
Un réflexe qui alimentera leur post hérités
Le retour se fera dans la quête d’un sens mérité
L’esprit rôde à nouveau pour une voie dans l’être gracié
Qui vit l’instant simple de ces mots de témoignage :

« La vie se perd comme on l’acquiert par la puissance du destin. Seul nous appartient le choix de la vivre pleinement dans la sincérité de la relation à son Pourvoyeur »

 

Ce n’est pas la vitesse faible qui m’a sauvé mais Sa Main.

Coran 39:8

Arnaud Segla, The Black Kingdom, la voie des dieux

Mon Amour

Mon Amour

J’aime d’un Amour Simple. Tranquille. Calme. J’apprécie que la surface de mon lac intérieure miroite la face de Dieu. Source de Force vitale. Son Amour présent dans Ses signes. Que je contemple et ressens. Je suis le témoin silencieux. Celui qui se tait et juge par sa vie. La tare d’une communauté qu’Il rachète. J’aime d’un Amour Simple. Ma fierté vient de la Correction. Une harmonie de l’écoulement du flux double. Vie: Amour et Vérité. Consistant et modérée. Sentiment qui se rappelle à l’Homme dans le cœur et le corps. Par la Providence et le Temps. Fierté de la liberté et de l’accomplissement. Pouvoir et Fréquentation. J’aime d’un Amour Simple. J’aspire à l’effort dépouillé. Sans regard en arrière. Ni espoir de victoire. Elle dépend et n’appartient qu’à Dieu. A moi le combat et l’horreur des honneurs. Pour une Vie d’intérieur supérieure. Une paix aux saveurs de paie. Attitude d’Amitié et de Richesse. J’aime d’un Amour Simple. C’est le dépôt de mon âme. Que j’enflamme pour mon Ami Roi.

Doit-on choisir de s’engager à utiliser le Bitcoin pour remplacer le Franc CFA ?

Doit-on choisir de s’engager à utiliser le Bitcoin pour remplacer le Franc CFA ?

Doit-on choisir de s’engager à utiliser le Bitcoin pour remplacer le Franc CFA ?

« Les révolutions sont rarement le fait des personnes exerçant le pouvoir de réformer mais presque toujours issu de l’exaspération des couches populaires en réaction à une forte et longue oppression. »

La fronde quelque peu incoordonnée que l’on observe contre le franc CFA peine à trouver des champions de cette cause suffisamment de taille ou un exercice de pouvoir d’une majorité conséquente de la population touchée pour de se désapparier avec son auteur. Paris audacieux, enjeux importants de parts et d’autres, et risques non négligeables. A l’instar des combattants africains ayant servi pour des guerres qui ne les concernaient pas, les mains d’œuvres de migrants économiques se sont vu servis de l’a-guère qui n’aurait pas dû les concerner vu leur bagage intellectuel. Sollicités par les Cités et cités par les Sollicités, çà et là des voix s’élèvent. Seulement voilà, comme il y a quelques années pour la reconquête du pouvoir politique, le contraste des iniquités dans le pouvoir économique appelle une fois de plus le même sursaut non plus patriotique mais panafricain cette fois-ci. Mais la génération de la renaissance économique sera-t-elle à la hauteur de celle de l’émancipation politique ?

Sans même rentrer dans débat purement technique du pour ou du contre d’une telle initiative, une simple observation de l’économie actuelle nous donne le La pour notre chant de révolution. Combien existe-t-il encore d’états qui se disent indépendants qui utilisent une monnaie de tutelle ? Le semblant de croissance africaine concerne hélas les mêmes secteurs économiques qui profitent à la production de plusieurs à l’extérieur et à la consommation d’une minorité à l’intérieur des états. Difficile de trouver des relais d’un « Message de meilleur partage des ressources » auprès de gouvernants pris entre les foudres hexagonales et le feu des pré-carrés vivant des réalités de pays difficilement gérables sans assistance, dit-on. L’espoir venant de l’alibi a été réduit au chaos et sans doute servi de mise en garde pour d’autres. Pourtant les faits sont là :

« Nous sommes arrimés à l’économie d’un pays qui ne possède pas de modèle commercial clair lui-même et qui se maintient tant bien que mal dans le concert international par le truchement de sa diplomatie ou de son imposition sur ses anciennes possessions coloniales. Comment envisager un redressement puis une renaissance lorsque nous portons à notre cou un tel joug qui par effet d’ascenseur se hisse avec rictus d’ajournement de galères à chacun de nos mieux ou glisse avec dictat d’ajustements décalés à nos baisses de formes. »

La vision que je partage ici est de nous dissocier de ce système vampire, entretenu involontairement ou pas par nos éminents représentants, par l’initiative personnelle, indépendante et collective d’échanges décentralisés. Le bitcoin offre une alternative intéressante pour nourrir ces échanges économiques, d’abord entre membre de la diaspora, entre diaspora et les terres mère, entre états utilisant le Franc CFA puis entre n’importe quel état africain. Dans une mode d’instauration d’un panafricanisme économique qui doit précéder celui des idées et de l’identité car on est réellement respecté et entendu lorsqu’on représente un pouvoir économique certain. Au risque de me répéter cette révolution demande de la volonté et un changement d’attitude. Du développement et de la familiarisation avec des solutions de paiement en ligne utilisant cette monnaie au deuil de la thésaurisation sous le matelas pratiquée par le commerçant frileux des banques. Ces dernières offrent progressivement des comptes en bitcoin. Une voie entière s’offre pour des pionniers africains des technologies qui veulent œuvrer sur ce vaste chantier. Commencez à vous y intéresser dès aujourd’hui ! Le tout est de saisir tout le potentiel que représente le bitcoin pour l’émancipation économique de l’Afrique et de suivre la vague de son déploiement en étant à nouveau des précurseurs dans ce domaine. Tout commence par la volonté.

« La Victoire est le fruit de la préparation, de l’effort et du réalisme sur le terrain mais, avant tout, une question de sincérité dans la cause soumise à Dieu. »

Do-dji !

Do-dji !

Do-dji !

Les sages s’étaient réunis sous l’Arbre à palabre. Bien que ce fut le clair de lune, un feu brulait devant eux éclairant leur visage et réchauffant leur vieux os. Le plus jeunes, adultes et enfants, étaient assis à même le sol pour entendre le récit du soir. Le doyen du conseil se racla la gorge et alluma sa pipe. La brise était légère. Les chiens s’étaient roulés en boule ça et là pour entamer leur sommeil. Au loin le hibou donnait de la voix comme pour accompagner la parabole qu’il s’apprêtait à confier.

« Dans le temps passé vivait deux jeunes gens, Do-Dji (bas-haut) la femme dont le prénom voulait dire celle qui a du cœur car elle était humaniste, compatissanteet altruiste, et Kouassi-dâ (dimanche) l’homme qui voulait dire le roi du dimanche car il jugeait et régnait sur deux mondes, deux manches. Ces deux jeunes gens vivaient loin de notre village dans une Cité où le sable était souvent blanc et la chaleur rare dans l’environnement et les cœurs. Pourtant les deux jeunes gens s’appréciaient et vivait une belle relation d’amitié faite de mutuel respect et de fréquente action. Do-dji savait se montrer à l’écoute des projets visionnaires de Kouassi-dâ. Ils se fréquentaient par-delà leurs défauts mutuels et s’acceptaient tel qu’ils étaient car ils ne voulaient pas donner une image d’eux même qui ne soit pas honnête. Petit à petit, cependant, des fissures apparaissaient dans leur amitié. « Do-dji » se montrait moins présente et attentive ce qui suscitait des doutes et un manque chez Kouassi-dâ. Un jour, Kouassi-dâ fut attaqué par des mercenaires qui le renversèrent de son trône et le blessèrent grièvement. Prenant la fuite, il demanda l’aide de Do-dji qui le soigna et lui apporta de quoi manger. Kouassi-dâ s’endormi soulagé. A son réveil Do-dji n’était plus là. Il chercha partout dans la pièce mais ne la trouva nulle part. Silence. Il se mit à l’appeler. A chaque fois qui appelait « Do-Dji » son cœur lui répondait « Do-dji ! » ce qui veut dire aussi « prend courage ! ». Il sortit de la maison, qui était à l’écart de la Cité, et se mit à la chercher partout appelant et suppliant « Do-dji », (aie du cœur !). Ce à quoi son cœur répondait par « Do dji! » (courage !). Écoutant son cœur il se maitrisa un temps pour reconquérir son royaume. Il défit les mercenaires sauf leur chef qui prit la fuite. Une fois sur son trône et face à son Peuple, il se réfugia dans ses responsabilités en se répétant inlassablement « Do-dji ! » (courage !) ce à quoi son cœur répondait aussi par (aie du cœur!). Le chef des mercenaires étant toujours une menace pour le royaume, Kouassi-dâ le traqua et lui donna chasse jusqu’à une lointaine contrée où il le captura. Il décida de l’exécuter. Au moment fatidique celui-ci se mit à crier et  à supplier. Dégainant son Sabre pour trancher la gorge de son rival, il vit parmi les captives qui accompagnait le chef mercenaire, une femme, Do-dji! qui l’observait. Kouassi-dâ la fit venir. Elle expliqua qu’il avait été repéré chez elle et qu’elle s’était offerte en esclave au chef des mercenaires pour qu’on lui épargne la vie. Elle avait tiré un trait sur leur relation passé. « Do-dji ! » (courage !) souffla le cœur de Kouassi-dâ. Elle préférait garder ses distances dorénavant. « Do-dji » (tu as un couteau) souffla le cœur de Kouassi-dâ. C’était dimanche, Kouassi-dâ devait juger. « Do-dji ! » (bas-haut! Autrement dit tranche ! envoie le dans l’autre monde!) souffla le cœur de Kouassi-dâ. Le sang du chef des mercenaires gicla sur le sol laissant Kouassi-dâ éternellement tourmenté par cette question « Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? ». « Do-dji. » lui souffla son cœur : « le trou a fait naitre. »

Le Doyen considéra longtemps l’assistance et déclara fixant un point loin dans l’horizon : « Dans la vie tout est de la Volonté de Dieu. Il faut savoir lâcher prise totalement et faire confiance à son ami car rien de ce qui pourrait mettre en péril votre amitié ne saurait dépasser le baume divin qui s’y appliquerait en enseignement de sagesse pour le futur. »

«Do-dji! »

Maturité.

Mon réal

Mon réal

Mon réal

La tête est pleine de rêves en bleu et blanc du Lys de délice où j’entrevois mon réal
L’espoir consacre notre camp du statut d’illégitime pour l’envie ultime d’un sol idéal
C’est le combat dans les doc humant administratif et sédatif : l’attrait justifie le sacrifice
Le vice déforme le Porc trait de son laid cahier après la saillie, le décochant de son rôle de complice

Les mains perdues dans les posh de mon champ d’ail, je cherche mon réal
L’herbe crisse dans mes doigts et le chant dans mon labeur n’émeut peu l’air royal
C’est la crise dans les esprits et dans l’équation comptable : la bête hideuse dévore les profils
La gousse du Simple me prémunis de ce système vampire qui fait ripaille de l’immigrant en file

Le ventre est léger malgré l’emploi d’ami dont la timide aide en roseau devait garantir mon réal
La connaissance ne fait pas la communauté sans l’exercice de la fréquentation loyale
C’est la dette dans la coupe, fin de moi et de mes jours de jeunes : la vie assiste alors au défilé du Temps
La compétence chair acquise par l’effort et l’identité sang tabou exprimée aux Césars cherche son Sauveur battant

Les pieds sont meurtris d’avoir suivi le chemin, lavé, irrité et l’avis, je pleure mon réal
Le choix d’entreprendre était la seule issue, solution n’incluant pas les débouchées vitales
C’est lent, bas, raz d’images dans la quête de soie : persévérer ou revenir à l’originel Éden
La création de richesse et de valeur est un métier qui a ses codes à apprendre même pour l’Ébène

Et te voici ville ceinte qui avorte les plus beaux joyaux de la couronne du Créateur
Piège, en faire, tu te contentes d’avoir un centre vil et n’y fait pas battre ton cœur
A quand ta soumission au flux d’essences multiculturelles qui se déverse providentiellement sur toi pour l’immolation
Celle du Peuple à l’uniforme et au sang Noir, remplaçants économiques qui appellent sur toi le feu divin depuis Sion

Ô Montréal quand me laisseras-tu enfin gagner, mon réal ?

 

Extrait de “Arc en ciel” à paraitre… (http://theleanintention.com/fr)

être soi, avoir la foi, vivre selon la Loi

être soi, avoir la foi, vivre selon la Loi

Deux. Al Messiah Issa ibn Maryam (psl) est le Sauveur assigné à nos vies au nom de Dieu. Il faut accepter de manger son corps, boire son sang après sa renaissance  par l’Amour et guidé (renforcé) par l’Esprit pour avoir la vie Éternelle. S’engager dans le projet de vie destiné à nous donner une richesse providentielle, avec une philosophie personnelle qui nous sied après avoir retrouvé la confiance en soi et en Dieu pour avoir la vie Simple.  Il ne faut pas avoir peur de vivre.

Un. Le Saint Prophète (psl) est le modèle de comportement vis à vis de Dieu. Il faut calquer son culte sur le sien pour honorer le devoir de piété et d’adoration qui nous est demandé en tant que créature vicaire de Dieu. L’Islam universel est la religion agréée pour tous les Hommes en sus de son propre rituel animiste conforme à l’aspiration intemporelle de son âme. 5 piliers fondent l’Islam. Ceux qui se réclament du Saint Prophète (psl) respectent les leurs et l’orthodoxie de la pratique. Cependant, il n’y a point de contrainte en religion.

Zéro. Le Grand Ami (ra) est le guide des Simples qui mène au Tout Ami leur Seigneur par la Correction dans l’Attitude la Simplicité de Vie et la Modération dans la Richesse. C’est une discipline du lâcher-prise total pour maintenir l’humeur à travers des Mains Artisane dans le labeur de prédation honnête de son revenu vital. L’Intention Lean y est centrale pour toujours rechercher la qualité dans les moindres aspects de l’entreprise. Il redonne une légitimité à la contribution informelle à l’économie, nouvelle Voie d’accomplissement spirituelle, parce que chaque Homme est important aux yeux de Dieu…

Le calme retrouvé de l’Arbre

Le calme retrouvé de l’Arbre

Le calme retrouvé de l’Arbre

L’Arbre de Vie a été profané
Le fruit défendu enfoncé dans sa chair
Par des Dan avides et à vides
Des corps troublés où se loge l’attente à Sion
Sirius observe médusée l’Hadès hanter les enfers
D’une charge nocives qui coûta l’âme au Couple
Un stress réactif, impulsif ou sensitif
Là demeure le Grain des mots dit
Pour la nouvelle moisson de Royaume
Un Noir d’uniforme, de sang et cœur
Le corps, l’humeur et l’âme en miroir
Mémoire du pain, du vin et de l’Esprit
Par le gain, l’eau et l’Écrit à avoir
Voici que vient le Temps de l’engagement
Une action du dieu, une potion de Dieu
Pour la thérapie d’une vie à trois
Dans la plaisance, la constance et l’importance
Du passage à l’Arbre d’Éternité

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Hello. Welcome on Le CRI de la Calebasse. How could we help you?
Salut. Bienvenue sur Le CRI de la Calebasse. Comment pourrions nous vous aider?