Calmons-nous, nous sommes grands.

Nous sommes à l’ère du Temps et l’outrance vis-à-vis de lui mène à un besoin de célérité dans l’acquisition de revenu et à l’immaturité face au rôle socioéconomique. Cela donne ce qu’on pourrait appeler un péché de Capital si ce n’est un autre péché capital. En effet, chaque Homme nait avec un certain Capital aligné sur le destin qu’il doit accomplir. Bien que le Monde actuel nous enhardisse à croire que nous pouvons tout faire si nous le voulons (le rêve n’amaigri qu’un), force est de constater que la conséquence de cet état d’esprit est que l’on poursuit des passions qui sont l’émanation de notre ego. On dira trop souvent sans vraiment y réfléchir que l’on maître de notre destin et de notre vie. A vrai dire, et je pense qu’il faut prendre le temps de méditer là-dessus, nous ne sommes maîtres que notre libre arbitre qui nous a été attribué de façon privilégiée en plus de la Volonté pour notre rôle de Vicaire de Dieu.

Ce libre arbitre nous permet de choisir si nous voulons transcender notre destin ou suivre nos passions. De même si nous acceptons la vie tel qu’elle nous vient de la Providence par le Temps ou si nous préférons courir derrière des illusions. La première réaction qui pourrait venir à l’esprit est de se dire que la vie n’aurait aucune saveur si nous restons cantonnés au lâcher-prise total qui serait vu comme une démission face à un pouvoir de décision qui rend libre. Tout le défi se situe là pourtant : à chaque instant, le libre arbitre est de décider si on suit son destin ou une passion. Autrement dit si on suit son cœur ou son mental. Le sentiment ou les pensées. Pour ce faire on se doit de respecter la Loi divine immuable transmises aux Homme depuis Adam et reprise par le Messie Issa ibn Maryam dans son « N’ayez pas peur ». Cette loi est le Courage. C’est le levain qui guide l’exercice du libre arbitre par la volonté. La Foi quant à elle invite à reconnaitre l’unicité de Dieu et à lui vouer le culte selon la voie qui nous a choisi sachant qu’il n’y a « Point de contrainte en religion ».

Ainsi prend naissance une philosophie de vie où l’on se dépouille de tout gras doctrinal pour la Simplicité. On est alors en mesure d’afficher une Attitude de Confiance faite d’une disposition intérieure au Courage et d’un comportement de Lâcher-prise donc de Calme.

Le destin n’est pas une fatalité mais plus un contrat inscrit dans un Livre qu’on a loisir d’interpréter comme un jeu d’improvisation sachant que certains consignes (les décrets) servent de balises à nos efforts pour atteindre les différentes stations spirituelles et existentielles d’accomplissement humain. Il est possible, cependant, de changer de destin, en mieux ou en pire, par grâce ou mérite, selon la nouvelle inflexion donnée à l’âme (Coran VIII, 53) d’où l’intérêt de l’exercice de purification de l’âme qui anoblit et ouvre le cœur (ou un autre centre spirituel dans le corps) à la prosternation devant Dieu et l’exaucement de la prière.

Nous sommes grand en tant que vicaire de Dieu sur Terre et l’état de fébrilité dans le stress dû à la frénésie du Monde ne sied pas avec ce rôle de Commandeur. La Gravité et le Calme sont plus indiqués pour préserver la Force vitale qui constitue la sève de notre Arbre de Vie. Tout est dans l’Attitude de Confiance (Courage et Lâcher-prise) que l’on retire d’une vie intérieure riche et entretenue par la spiritualité. Nous sommes dans l’air du Temps où la Correction de notre Attitude s’impose par la Simplicité et vers la Modération.