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Maillon en fusion

Maillon en fusion

Maillon en fusion

Autrefois les martyrs ont mis le feu aux passionnels sacrifices

La foi, les causes, les idées et les libertés ont brûlé jusqu’à toi, fils

Maintenant, tu crains d’affirmer ton héritage riche et précieux

Tétanisé d’avance par la peur de la risée et du jugement de leurs yeux

Si eux, connaissaient l’enjeu du torrent et des flammes d’eau limpide

Par courage, ils humilieraient leur vie pour quitter l’insipide

Conformité, confort miteux, mythe des “Cons” forts et Justes faibles

A toi de choisir la taille de ton empreinte sur ce chemin de braises

Micro culture

Micro culture

Micro culture

Ma Culture ne pousse plus, que donnera la récolte?

Certes je ne suis pas un incapable mais Monsanto plaide non coupable
Les graines sont nombreuses et pleines de promesses menteuses
Elles se désintéressent du Soleil qui brûle et de la pluie qui rafraîchit
Du vent qui murmure les lois que le sage écrit dans le sable

Ma Culture s’initie, s’enracine profondément et donne l’arbre sous lequel le village se réunit
Elle se transmet et vit dans le froid de l’harmattan et les pluies de l’hivernage
Ma culture ne pousse plus, et la famine pointe à l’horizon
Car les graines oublient leur nature qui est d’être en harmonie avec la Terre

Elles préfèrent le blanc blafard et bluffant de l’éclairage de serre
Qui crée par tant d’artifices, des conditions de vies illusoires
Elles ignorent la maladie et le manque, protégée qu’elles sont par le plastique et les hormones
Du coup, elles portent un fruit stérile et standard qu’on brade indifféremment au hasard des envies
Ces transes de génies restent fébriles et sans identité mais Monsanto plaide non coupable
Ma Culture ne pousse plus, le chant des paysans se tait
Les graines n’ont pas connus les saisons et le contact avec les animaux
Leurs racines sont si peu profondes qu’elles s’arrachent et se mêlent aux sables comme à l’argile
La terre qui les accueille ne les reconnaît pas toujours et même ses vers rechignent à partager leur rejets
De cette aire souffle un vent qui ramène les moins utiles aux sources du courage
Mais là, ces graines luttent pour rester en surface et ne pas sombrer dans la masse terreuse
Que restera-t-il alors pour ensemencer l’étendue du champ, transmettre ma culture à travers le temps ?

Ma culture ne pousse plus, l’herbe afflue et étouffe le pas sage
Cette ivraie, la seule vraie selon eux, s’égraine en chapelet et recouvre tout en temps de jachère
Elle change la terre qui agonise en une glaise éveillée qui promet encore au serf une dîme déjà chère
Ma culture ne pousse plus, Monsanto plaide non coupable, mais que faire de plus quand le grain ne meurt…

Quatre saisons

Quatre saisons

Quatre saisons

Oui nous avons vécu les quatre saisons
Elles ne furent pas d’un air « Vive la vie »
Marquant les terres, les cultures, les êtres et les avoirs
Dans une prévision Météo-rites d’un retour aux comptoirs
Les déplacements d’airs et courants marins triangulaires
Précipitaient ailleurs l’ondée d’un sang de couleur
Ultra-violée sur une couche d’Ausone peu noble

Voilà, nous y sommes. Les quatre saisons sont passées
Les Hommes y ont pensé mais certains n’ont pas pansé
Pourtant le Temps file toujours et les saisons s’enchaînent
Certains demeurent sans chaînes et d’autres sont libéralisés :
Pouvoir vivre des séismes tant qu’on ne fait pas de vagues
Ces quatre saisons ont marqué certes, mais le climat change
On ne reconnaît plus les nouvelles saisons mais on s’y adapte indifféremment
Hiver est rude et on se couvre. Été est froid et on s’exile aux îles
Ces mêmes îles qui connaissent cyclones et cycles clones

Alors les quatre saisons, comment les changer dans notre Nature?
Vit-on une suite à rythme éthique ou encore géométrique?
Quatre saisons d’accord mais je veux maintenant changer d’ère
Lutter pour ma Culture et mes Fruits en respectant notre Terre
Dans une Éternité où la saison se dit « lue! » dans le Grand Livre de la Vie

Sous l’arbre du pâle Labeur

Sous l’arbre du pâle Labeur

Sous l’arbre du pâle Labeur

Les grands et très grands chefs vivants au dessus du reste de leur corps, se réunirent en grande pompe autour du vieux Baobab qui les avait tous vu naitre et perdre la tête. Le moment était grave et le problème sérieux : où trouver assez à manger pour eux et pour les constants invités ?

Les greniers étaient presque vides, les parents des invités n’envoyaient plus la pension aussi souvent, le maïs plantés ne produisait plus aussi vite et les graines rebelles, échappées au gré du vent, ne revenaient plus se poser sur le sol pour y germer; enrichies. C’était dur !

Ils avaient bien essayé de changer d’invités. Les nouveaux contribuaient (more…)

L’odeur des pensées

L’odeur des pensées

L’odeur des pensées

Un vieux sage avait l’habitude de méditer près d’un fumier. Un voyageur passant par là lui demanda « pourquoi méditez-vous près de ce fumier? » Lentement le vieil homme sourit et répondit « je respire le parfum des roses alentour ». Le voyageur indigné insista « l’odeur ne vous gène-t-elle pas? » Le vieil homme sans quitter son sourire lui dit « Mieux vaut ne pas penser à un fumier qu’avoir un fumier en guise de pensées. » Là dessus il se tut et reprit sa méditation.

Le Messager

Le Messager

Le Messager

Un Messager du Souffle Suprême arriva sur la Terre pour y séjourner dans l’air du temps.

Par une brise légère, il s’échoua sur le rivage de l’enfance humaine innocente dans sa cruauté touchante. Les doux bambins tentèrent alors de l’attraper et de l’enfermer pour en faire un ballot dans leurs jeux de découverte du monde.

Échappant par la bouche de leurs fantaisies louches, il se réfugia chez les adolescents se languissant d’expériences interdites et d’identités empruntées. Allant vers du décors, et non vers la pleine source de leur origine, ils s’éloignaient de leur cellule où le sang perdait dès lors de son écarlate rayonnement. Le souffle court, le Messager dû refuser de se faire l’hôte de cette cellulose humaine ôtée de sa sève pure et vivifiante.

« Il n’y a pas d’Amour sans Feu », se dit-il et cherchant dans l’Amour ce qu’Il avait quitté en venant dans cette ère. Il fut embrasé par divers feux et manqua même d’oxygène. Bien malgré lui il se consumait à leur vue, voyant en leurs cœurs le siège de sa Béatitude, il dû se contenter hélas que de poumons rejetant un gaz artificiel car bionique voire narcotique. Ces feux de cœurs brulant à s’époumoner pour des valeurs fausses faites d’effluves stéréotypés ou modélisés, de brouillards givrant la spontanéité et la Providence, en fumées aveuglantes et éphémères.

N’y voyant plus rien de ce sens, le Messager ne put que craindre pour son Essence. Finir en encens dans une pratique culte ou dans un cocon « in » qui mélange universel et traditions « extradées » selon la force des bourses «d’immondialisation ». Le Souffle qui avait animé le néant jadis, s’expulsait des Palais chargé d’invectives ou des narines pour servir d’attention à l’esprit insatisfait de sa liberté de voyager et de fuir le conformisme.

De dépit, ne comprenant plus ce Monde où le Naturel était tant hors la loi, il supplia le Souffle Suprême de le ramener dans son immensité bienfaisante. Nul ne peut aspirer au Souffle si celui-ci ne s’est offert au Soupir divin. Mais voilà Dieu patiente encore et retient son Souffle avant l’extinction de la poudre du Temps.

Le Messager, dans la douleur mais l’acceptation humble de sa condition d’exilé inadapté aux murs de sa prison « temps-horaire », chercha l’isolement et la vie intérieure où résonnent les battements justes et bons d’un Amour offert librement. Il trouva alors une Calebasse près d’un lac « à Aimer ». Mais un jour que la jeune Hessivi se promenait près de ce lac, un être réel se fit messager d’une vie qui s’oublie sous le poids du besoin quotidien de réalisation hâtive et provisoire. Le récit qu’il lui fit invite ici les Hommes à reprendre conscience de leur nature profonde et originelle, de la Simplicité et de l’Abandon à un Amour qui nécessite ni force de sédition ni combat de séduction. La Vérité de l’Intuition et de l’Intention produisant un fruit reconnaissant pour la Graine mue puis sacrifiée

Le soleil n’a jamais cessé de briller

Le soleil n’a jamais cessé de briller

Le soleil n’a jamais cessé de briller

De sa naissance, au premier jour de la Vie
A ta création et ton départ du Jardin ravi
Il a éclairé le pas de tes descendants
Et la submersion de leurs antécédents

Il a brillé dans les prophéties et plu aux Élus
L’Homme naturel lui a sacrifié son vierge dévolu
Les eaux du Jourdain ont scintillé de ce Qui a été dit
Et son deuil a accompagné le cri dans l’après midi

Il a mis en lumière, les martyrs, les génocides, les guerres
Les esclavages, les holocaustes, les colonies et autre fruits amers
Tu es né sous ses étoiles et a grandi les idées dans ses lunes
Il a donné jour aux amitiés et aux douloureuses rancunes

Dans les sombres intempéries et les brouillards, il illumine les anges
Que cette Terre tremble, brûle ou dévie, ferme est la force de sa phalange
La peine de ton cœur, l’égarement de ton esprit ou le mal de ton corps
Ont besoin d’un de ses rayons d’Amour pour construire ton réconfort

Quelque soit la faute obscure ou la haine capitale qui t’entraînent à l’ombre
Sa lueur d’espoir brillera dans tes yeux pour la grâce de cette peine ambre
Car le soleil n’a jamais cessé de briller sur notre Monde
Et quand il arrêtera, tu seras toi-même blancheur qui inonde

Réchauffe alors ton cœur et irradie l’angoisse des astres qui demeurent dans la nuit

Espoir

Mon frère

Mon frère

Nos grands-pères ont vendu les leurs pour de la verrerie :
Des leurres venus d’ailleurs, tristes deniers pour des déniés de vie.
Ce sacrifice valait-t-il la réflexion ? Pardonnons mais n’oublions pas.

Nos pères ont servi les fruits de notre terre et leur chair pour toutes ces guerres.
Tel en est le prix : le droit à des « vice-serf » pour tous ces viscères.
Cette offrande rassasia-t-elle leurs côlons ? Pardonnons mais n’oublions pas

Nos aînés ont choisi la complaisance en guise de leur affirmation
Aisance pérennisée de certains, connaissances privées pour cette fin.
Ce choix honorait-il ces états sous vérin ? Pardonnons mais n’oublions pas.

Nous, mon frère, que faisons-nous ?

Accepter tant de misère et longtemps fuir notre terre.
Vouloir des papiers qui donneront à peine le droit d’en ramasser
Espérer le réveil d’un continent sans y contribuer…

Et nos fils, que leur laisserons-nous faire ?

Écoute dès maintenant.

Que la peur ne soit plus la compagne de ton cœur.
Que ta rigueur serve à l’héritage de demain.
Que ta sueur serve à édifier notre bonheur
Que la mémoire de notre culture scelle la foi d’un unique dessein

Unis, on peut y arriver. Frères, on est ensemble !

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