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The blood of the Warrior

The blood of the Warrior

The blood of the Warrior

“I’m gonna fight for the prestige, not for me. But to uplift my little brothers who are sleeping on concrete floors today in America, black people who are living on welfare, black people who can’t eat, black people who don’t know no knowledge of themselves, black people who don’t have no future. I want to win my title and walk down the allies, set on the garbage can with the wineheads. I wanna walk down the street with the dope addicts, talk to the prostitutes. So, I can help a lot of people.” Mohamed Ali, When we were king 1996

October 30, 1974, Kinshasa, Zaïre.

L’enfant va naître. Djenga a perdu les eaux. On fait venir Maman Dominique, la femme médecin qui fait office de sage femme. Le père est absent. Il avait prévu voir le match du siècle avec ses amis. On envoie Jean-Paul le cadet le chercher.

Cette nuit-là, le combat qui se mène est à plusieurs dimensions. Deux boxeurs américains sont venus s’affronter au stade devant son excellence le président le Maréchal Mobutu Sese Seko.

Loin des corps et des destinées, deux entités spirituelles s’affrontent aussi pour la naissance du bébé. Un élu promis à tout un peuple. Toute une chaine d’hommes et de femme affairés dans leur tâches quotidiennes participent sans le savoir à faire pencher la balance d’un côté ou d’un autre du monde.

Ce soir-là, le sang du Guerrier de la Lumière affronte celui des ténèbres pour posséder l’enfant.

Jean-Paul accélère sur sa bicyclette. La lagune n’est pas loin. Les dieux doivent être avec lui. Son père apparait bientôt, un verre de bière à la main, entouré de ses amis de l’usine et de certains du quartier.

« Papa! Papa! Maman accouche ». Le son de la télé couvre la voix de Jean-Paul. Celui-ci tire son père par le bras. « Maman accouche!! Viens vite! »

Contremaitre dans une usine de raffinage de pétrole, Yaya Marcel, comme on l’appelle au quartier, travaille fort pour subvenir au besoin de sa famille. Il économise aussi pour construire une maison familiale dans son village.

La clameur générale a envahi le quartier : « Ali bomaye! Ali bomaye! Ali Bomaye! »

Lorsqu’il sort du bar affolé par la nouvelle d’une naissance pour laquelle des léopards lui étaient apparus en rêve, un peu éméché, il manque de renverser son propre fils en démarrant son auto. Une vieille Peugeot 304 qu’il entretenait soigneusement et qui avait été de toutes les guerres.

Yaya Marcel se souvient de la formule que son ami Moussa lui avait apprise : « Je demande protection auprès de Dieu contre Satan le lapidé ». Il accélère dans la moiteur de la nuit. La fenêtre ouverte, un vent frais lui fait échapper quelques rots. Il dessaoule à mesure qu’il passe devant les maisons.

C’est la 7ième reprise du match. Au loin la clameur accompagne l’écho des pas dans la nuit. « Ali bomaye! Ali bomaye! Ali Bomaye! » Une prière adressé au dieux de la lagune? « Ali bomaye! Ali bomaye! Ali Bomaye! » Le peuple prie et montre sa ferveur pour un combat qui arrête l’histoire.

Yaya Marcel arrive à la maison.

Sa femme est méconnaissable dans les douleurs de l’accouchement. Elle semble porter un masque. Maman Monique lui reproche de n’avoir pas assez mangé de sauce gombo comme elle le lui avait conseillé.

Le 8ième  round du match commence. L’air s’alourdit. Un hibou passe au-dessus de la maison.

Jean-Paul arrive enfin, essoufflé, et dépose son vélo dans la cours. Yaya Marcel observe l’atmosphère et reçoit le déclic. Il saisit son chapelet et offre une libation aux ancêtres et aux dieux protégeant la famille.

Il ouvre son livret d’invocation à Saint Michel Archange. Il transpire.

« Ali bomaye! Ali bomaye! Ali Bomaye! ». Un taxi klaxonne dans la rue. Un autre hibou affolé passe au-dessus de la maison. Puis, c’est un cri de joie qui saisit la capitale.

George Foreman s’est effondré.

Motivé par la victoire. Yaya Marcel appelle tous ses enfants autour de lui. Il entreprend de réciter la litanie des Saints et demande la protection.

Djenga pousse. Elle pousse. Pousse. Pousse encore. Elle crie.

L’enfant sort au moment où elle s’évanouit.

C’était de justesse.

C’est une fille!

Dehors, la bière coule à flot.

Yaya Marcel commande une tournée pour le voisinage et se tient prêt de sa femme.

La famille s’est agrandie. La famille spirituelle aussi. Au ciel on fête cette victoire. Yaya Marcel présente sa fille à la lune et remercie Dieu.

Elle s’appellera Essili.

La lumière revient à nouveau dans les cœurs et les yeux des membres de la lignée.

« Les combats invisibles aux yeux des humains sont le fait de fidèles serviteurs qui s’unissent dans leurs prières. Et qu’est-ce que prier si ce n’est œuvrer dans ce pour quoi on est venu sur terre? »

 

Extrait de Arnaud Segla “Au nom de l’a-guère, le jour du réveil.”: Voir le eBook

 

 

Exhortation et mémoire

Exhortation et mémoire

Exhortation et mémoire

A un Peuple qui n’a jamais oublié son histoire, une civilisation fière qui a maitrisé l’Énergie, a connu la Conscience, dominé par le Livre et transmis par la Parole. Une civilisation spirituelle, croyante et informelle. Ce Rappel des Élus qui ont combattu sur la Voie et qui se rappellent par ma voix au Peuple appelé à se réveiller, à se lever, à s’affirmer. Sur eux tous la Paix et le Salut

Au nom d’Allah, Le Juge, Le Sage. Qu’Il soit exalté.

Par son fidèle messager Seydina Mustapha. Maitre des Hommes. Sur lui la Paix et le Salut.

Par Saïda Maryam. Honorée parmi toutes les femmes de l’Univers. Sur elle la prière et le Salut.

Par son messie Seydina Issa ibn Maryam. Sceau de la sainteté universelle. Xa yehwe nou é

Par le père des Hommes Seydina Adama. Sur lui a Paix et le Salut. Xa yehwe nou é

Aux théophanies et Seigneurs. Khnemu, Mawu, Nzambe, Guéno, Olodumare… Soyez glorifiées.

Aux dieux, hommes ayant atteint l’état divin d’accomplissement. Obatalà, Yemaya, Chango, Eleggua, Ogoun, Ochún… Soyez invoqués dans la Soumission à Dieu.

Aux Pharaons soumis et leurs Ka. A la Reine Assia, la princesse Hagar et Tsipopora. Je prie Dieu pour vous.

Aux rois et reines serviteurs soumis ou convertis. La Reine de Saba, Hannibal, Caracalla, Osei Tutu, Soundiata Keita, Kankan Moussa, Nzinga Akuvu, Anna Zingha, Shaka, Agadja, Behanzin… Je prie Dieu pour vous.

Aux prophètes et prophétesses. Luqman, Kimpa Vita… Je prie Dieu pour vous

Aux saints, pieux et martyrs. Cheikh Ahmed Tidjani, El Hadj Omar Tall, Cheikh Tierno Bokar Tall, Cheikh Amadou Bamba, Saint Kizito, St Charles Lwanga et Compagnons martyrs, bienheureux Cyprian Michael Tansi, Sainte Joséphine Bakhita, Sainte Clémentine Anuarite, martyre, Cardinal Bernardin Gantin… Sur vous la prière.

Aux indépendantistes et combattants de la liberté. Muhammad Ahmad ibn Abd Allah Al-Mahdi, Jean Jacques Dessaline, Toussaint Louverture, Dumas… Je prie Dieu pour vous

Aux visionnaires politiques et panafricanistes. Garvey, Sélassié, Lumumba, Nkrumah, Cabral, Nyerere, Modibo Keita, Sankara, Tutu, Mandela… Je prie Dieu pour vous

Aux chantres, artistes de la négritude et intellectuels engagés. Marley, Césaire, Anta Diop, Soyinka, Kourouma, Hampaté Ba, Makeba, Matoub, Akendengué… Je prie Dieu pour vous.

A la nouvelle génération d’acteurs économiques, guides spirituels et leader d’opinion. Je prie pour vous.

Aux ancêtres. A KAKPO et KANONGBO. Je prie pour vous.

Au Élus de cet ère. Priez pour eux.

« Nous avons un devoir de mémoire, un droit au combat »

Déclaration de « l’a-guère »

Déclaration de « l’a-guère »

Déclaration de « l’a-guère »

Nous hommes et femmes de cette Terre, qui formons le peuple opprimé économiquement.

Affirmons contribuer à la production de richesses de nos nations, région et communautés économiques internationales.

Revendiquons l’apport de nos efforts dans l’économie et le commerce international et le droit à une rétribution équitable des fruits du labeur commun.

Revendiquons la reconnaissance des identités culturelles, raciales, économiques et sexuelles dans le cadre de l’accès libre aux droits civiques et de la pleine intégration dans les sociétés.

Confessons la légitimité de nos revendications et de notre lutte.

 Rejetons toute action violente, dégradante ou pouvant porter préjudice à autrui et aux biens publics et communautaires.

Nous déclarons prêt à défendre notre cause et à œuvrer pour l’avènement d’une justice économique et sociale.

En foi de quoi nous rédigeons la présente déclaration pour servir et valoir ce que de droit.

Ici, hier, aujourd’hui et demain

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