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Éphémère

Éphémère

Éphémère

Qui suis-je dans cette vie?
Un simple écolier de la réalité
Menant au parchemin d’une académie éternelle

Qui suis-je dans cette vie?
Un maître en devenir et réaffirmé
Menant une minorité au seuil du réalisé

Je suis de passage
Et tu vois, je laisse ma trace
Dans l’air qui balaie le sol immuable

Le navire fend les eaux
qui supportent la coque sans effort
Une loi de l’univers dans son humanité

Éphémère, océan fragile
Terre d’argile et souffle divin

Éphémère en cette ère

Éphémère

Prolétaire et Pro lettré

Prolétaire et Pro lettré

Prolétaire et Pro lettré

Je m’avance v ers ce bus qui m’attend
Tu marches vers l’auto qui surprend
Du pied aux hanches ma journée se ressent
Céphalées et stress pour desquels tu te détends

Nous sommes frères de la même condition humaine
Origine commune qui dans le labeur nous mène
J’use mon corps et toi ton intellect
Dans une réalité presque infecte

Où l’effort de million profite à une crème qui fouette
Tu te croyais de l’élite et moi du peuple qui s’endette
La connaissance qui nous sépare est le masque
Sous lequel ces Ubu rient de nos frasques

Prolétaire et Pro lettré sans pouvoir sur soi
A quoi bon renforcer un clivage de mauvais aloi?
Quand nos forces pourraient s’unir et construire
La Citadelle de félicité couvert d’un voile d’Avenir

La Crinière

La Crinière

La Crinière

Un jeune lion impétueux avait pour coutume de semer le trouble dans les communautés d’animaux en les poursuivant à tout bout de champs. Un jour un vieux Singe s’approcha du Lion pendant son sommeil et lui rasa la crinière. A son réveil le Lion fut désemparé et honteux de son aspect. Il se retira de sa propre tribu et erra, solitaire, dans la savane. Il trouva le vieux singe sur un arbre isolé et décida d’attendre là pour se venger de lui. Il attendit, attendit et attendit encore que le singe descende. Un beau jour le Singe l’interpella « Sir Lion pourquoi m’en veux-tu encore? Ne vois-tu pas que je t’ai rendu ta crinière? Ne sommes-nous pas quitte ». En effet la crinière du Lion avait totalement repoussé pendant son attente. Le lion à nouveaux fier et heureux médita alors ces paroles du vieux Singe « La patience est préférable à la vengeance. C’est à ce prix que s’apprend le pardon ».

Le chaudron de noix de palme

Le chaudron de noix de palme

Le chaudron de noix de palme

Dans le creux d’un arbre de la forêt de Savè vivait une grande famille d’écureuils bruns peu doué en sport. Un jour, la Mère décida de préparer un plat pour redonner du tonus aux membres de sa famille. Elle alla au marché et ramena un régime de noix de palme qu’elle égrena et fit cuire pour en faire une sauce épaisse. Ayant finit l’étape de la première cuisson elle laissa le chaudron plein de noix et monta se reposer dans le tronc avant l’épuisant exercice de pilage des noix au mortier. Elle obtiendrait ainsi du jus et de l’huile pour sa sauce.

Pendant son sommeil, le Mari pris d’une fringale saisit quelques noix et s’en alla en se disant : « J’ai vu combien il y en avait, j’en ai pris qu’une partie, je pense aux autres, j’en laisse ». Puis vint l’Ainé qui puisa discrètement dans le chaudron en disant : « J’ai vu combien il y en avait, j’en ai pris qu’un peu, je pense aux autres, j’en laisse. » Ainsi de suite jusqu’au Dernier de la famille qui laissa une dernière noix dans le chaudron.

Quand la Mère se réveilla pour piler les noix, elle ne trouva qu’une seule noix dans le chaudron. Elle rassembla la famille et demanda qui avait pris les noix dans le chaudron. Les uns après les autres les coupables se justifièrent : « Quand j’ai vu, il y en avait assez. Je n’ai pris qu’un peu et j’ai pensé aux autres. J’en ai laissé. »

La mère poussa un grand soupir de découragement et leur demanda « Vous avez tous pensé aux autres mais il y a-t-il une personne qui a pensé à vous tous privé de sauce ce soir par vos actes isolés? » Là-dessus elle prit la dernière noix et conclut « Ce n’est pas parce que l’acte isolé est insignifiant pour la communauté que la conséquence sur celle-ci l’est aussi. »

La Mouche et le vieux Mourid

La Mouche et le vieux Mourid

La Mouche et le vieux Mourid

Dans la décharge de Mindoubé, on raconte qu’une mouche citadine s’était un jour trouvée bloquée dans la maison d’un vieux Mouride. Elle avait fini comme à l’accoutumée de faire le tour des poubelles du voisinage quand elle se sentit attirée par la fraicheur qui se dégageait de la maison du Mouride.

Elle y entra par la porte arrière qui était entrebâillée. Elle vit le vieux Mouride recevoir un enseignement de la part de son maître Soufi. La fraicheur de la sagesse transmise emplissait tout l’espace.

Hélas le temps se dégrada et un coup de vent claqua la porte. Après avoir écouté l’enseignement lumineux du maître Soufi, elle ne put retrouver son chemin car toutes les issues étaient fermées. Elle passa un long moment à buter sur les parois des vitres et sur les lampes.

Le soir venu, elle n’était toujours pas libre mais lasse de son combat. Le vieux Mouride pris de compassion pour l’insecte éteignit toutes les lampes à l’intérieur de son foyer et en alluma une dehors. Il ouvrit grandement la porte arrière et attendit que la mouche retrouve ses repères.

Effectivement, celle-ci vit au loin la lampe luire et sentit l’odeur familière des poubelles. Elle fonça dessus ne suivant que son instinct et, ce faisant, elle quitta le domicile du vieux Mouride qui était devenu sa prison involontaire.

« Alhamdulillah! S’écria le vieux Mouride. Puisse Allah avoir également miséricorde sur nous et qu’il éteigne les lumières illusoire de ce monde où nous vivons afin que nous quittions les prisons et les voiles de l’Ego pour voguer vers la sainte Lumière. »

Initiatique

Initiatique

Initiatique

Initier le monde au respect de la Terre
Transmettre le pouvoir des ancêtres
C’est voir de loin l’avenir passer au présent
Car tout Homme que tu es, tu nais d’une mer
La seul nourricière qui abreuve ta terre
Sédimente les berges de ton ignorance
Afin que pousse la pâture de ton élevage
L’initié renié, raté et refoulé perd tout
Il demeure seul dans un monde avec qui
Il n’a plus d’attaches ni n’est porté en mémoire
L’initiation crainte est pire que la vie inconsciente
De celui qui se veut responsable
Les âges, les rôles, les statuts
Passent par un rituel que l’Homme
Aux allures innocentes reconnait
Dans le secret immaculé de sa vie
L’expérience initiatique ne peut être prise en charge indéfiniment par la vie dans la Voie.
Un choix doit mener à une communauté de frères et sœurs solidaires.

Le retour

Le retour

Le retour

J’ai grandi sur cette terre nourricière et mienne
Mon départ fut pour former ma jeunesse
Conscient j’ai renié ton berceau pour les lits de lys
Si m’y complaire était un bien pourquoi me regrettez-vous?
Je souffre de vouloir m’y établir pour mes acquis
Vous voulez un retour fait du bris de mes rêves
Car la succession et la continuité sont des êtres seuls
Quand la progéniture se rebelle devant ce sacrifice
Le tort souffre alors du légitime droit à vivre libre
Et du devoir de veille sur un patrimoine convoité
L’absence dans l’édifice d’une vie est la peine
Que tout homme ressent au soir du jour divin
La perte de tout repère est la douleur qu’éprouve aussi
Le fils dont l’honneur filiale a su porté ses combats
Il n’y a jamais eu ici de problèmes difficiles
Ni de solutions faciles à mettre en place
Lorsque l’Homme reconnait son impuissance
Seul Dieu peut apercevoir sa petitesse infime

« Confiez-vous les uns les autres à Ce qui fera de vous des êtres libres dans vos combats. L’avenir d’un enfant même obstrué n’est pas à sacrifier à un passé à pérenniser »

Souffle

Souffle

Souffle

Perdu dans l’immensité déserte
Le rythme du Souffle cadence le pas de la pensée
D’où émerge l’idée d’un combat éternel
Entre l’émoi et les Moi de mon être
Et sans avoir de causes auxquelles souscrire
Je défends les bienfaits du Souffle
Qui œuvre dans les vies alentour
Celles qui possèdent le don de reconnaissance
A la Providence éternelle

L’immigrant inconnu

L’immigrant inconnu

L’immigrant inconnu

Si je suis venu ici
Ce n’est pas pour jouir mais me bâtir
Si j’ai perdu mes repères du début
C’est par émerveillement et foi en l’espoir
J’ai suivi le parcours des miens
Ai redessiné le contour de nos desseins
Le revenu appartenant à l’habile artisan
J’ai troqué mes rêves pour la faim
Vouloir vivre sur cette terre accueillante
C’était le pari chargé de beaucoup
Et sombrer dans l’échec
Hante l’impétrant sur le sol
Je suis venu ici pour vivre!
Partager les valeurs qui m’ont conquise
Contribuer à maintenir un habitat sain
La richesse d’une nation ne réside pas seulement dans ses attributs civiques
Mais aussi dans le sentiment d’appartenance unique
à un peuple au-delà de toute explication

Providence

Providence

Quand on a perdu toute certitude
Quand l’estime de soi en revient aux autres
Si le pas assuré devient handicap
Si la vie entière ne répond plus aux attentes
Alors, toi, la compagne si souvent délaissée,
Remets tes habits de noces et ton parfum
Car l’homme est enfin mûr pour t’accueillir
Se remettre entre tes mains ouvertes
Pour gagner la cécité de l’avenir anticipé
Le pas désormais est le tien, mais inconnu
Il ne sait où il mène mais reste dans la foi
Se déposséder de l’être, vouloir et avoir
Rendre grâce à chaque instant
Où la vie prend une orientation nouvelle
Celle qui mènera vers le vert pâturage
L’abandon de soi est l’étape primordiale
A l’éternel règne de la Providence
Ce qui vient de Dieu et retourne à lui
Lorsque, hélas, l’émancipation refait surface
Dans l’orgueil d’une réussite faite d’ingratitude
L’Attention se doit de revenir au simple moment

Ce cœur refuse de se battre

Ce cœur refuse de se battre

 

Ce cœur refuse de se battre

Abattu dans l’effondrement de sa dernière chance
Il a cessé de vivre des battements aigus du sang
Dans l’attitude du suicidé, il se refuse toute emprise
Et méprise des sentiments timides à croire à deux
La chute d’un cœur altéré assèche également l’âme
Qui ne peut y puiser l’essence d’un Amour vital
Mon cœur est mort et je vis parmi vous
A être insensible à la beauté du partenaire
Mis sous une transfusion musicale miraculeuse
Je vide alors cette vie sans rancœur ni douceur
Mais surtout sans y mettre du cœur
Le rêve de le faire revivre disparait
à mesure que l’art de vivre devient une simple image

« Quand le cœur ne bat plus pour rien, laisse ton âme s’abreuver dans celui des autres »

Omar est Mon nom

Omar est Mon nom

Omar est Mon nom

Je suis Omar celui que tu as reçu un jour sans t’y attendre.
J’ai visité avec toi le Monde et mon uni Vert.
J’y ai vu le sort de mes symboles et de tes frères.
On a jugé tous les trois et préparé ton règne.
Protégé par mes saints fidèles tu as hérité d’une Conscience nouvelle.
Avance sur la Voie de tes Pères, tracée par les saints Prophètes et gardée par mes saints Guerriers.
Omar est mon saint nom.
J’étais avant même que tu ne t’en souviennes.

A ceux morts dans l’attente

A ceux morts dans l’attente

A ceux morts dans l’attente

A ceux morts dans l’attente
Du jour où l’espoir ferait sa nuit
Pour une aube où le rêve reprendrait à nouveau
Les jours de deuil seraient à jamais balayés
Car le Seigneur, Roi de gloire et tout puissant
Aurait à nouveau jeté sa semence
Sur nos champs, chemins, ronce et sol rocailleux
Pour faire de nous les promesses d’une moisson nouvelle.

A ceux morts dans la tente
Aucun regret de passer le flambeau
Une ère s’ouvre sur votre dernier pas
Que l’espoir du retour du cycle vous accompagne
Sur les chemins nomades de la reprise du labeur
Car le Seigneur, Roi de gloire et tout puissant
Aurait à nouveau soigné les sarments
Dans vos vignes, vendanges, pressoir et cuves
Pour faire de vous les témoins d’un vin mature et martyre.

A ceux morts dans la tente et dans l’attente,
La Vie vous remercie.

Carnaval

Carnaval

Costumes et maquillages se dorent au soleil
Le sang pulse au son des percussions cardiaques
Des mains s’affairent et s’entrechoquent
Le bruit réveille les couleurs malgré la sueur dans les yeux

Le corps prend vie et le pas ne se mesure plus en soi
La danse rythme la transe dans la même présence
Le cortège avance et la foule cadence dans la même Préséance
L’expression torride de la joie de vivre s’installe et règne
Le maitre libère l’esclave, l’ex clave de mains déchaine le mouvement qui liait aux biens

Ce soir ils marcheront, cette nuit ils danseront, demain ils enfanteront
L’Esprit crée et souffle dans le cœur une symphonie d’Amour
Le char charrie la paix et le danseur affronte l’excitation du moment
Le monde vibre d’une note nouvelle que chaque pas portera loin dans le cœur de l’œil venu se réchauffer

Alafia!

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