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Le témoin silencieux

Le témoin silencieux

Je plante mes racines dans la réalité

Mon tronc solide recueille les présents du Temps

Un temps qui se voile laissant sortir mon regard soumis

Je laisse au vent d’esprits ma chevelure sensible,

Sans cime, sans scie, sans cible

Un feuillage qui revêt le rythme des saisons

Dans le secret partagé des alvéoles de mon Cœur

La sève me monte comme des larmes

Chaude, apaisante et nourrissante

L’Amour y a germé un jour

Donnant au fruit le défi de l’accomplir

Je suis le témoin silencieux

Celui qui traverse les âges de l’existence

Je porte la Création en moi

Un Univers qui s’invite à chaque pensée

Une identité inconnue

Une destinée en part tenue

Un jugement en continu

Je suis le témoin silencieux

Je suis l’arbre de Vie

Je suis Un pourtant

Je suis un portant

Je suis important

Je suis

Je suis

Je suis

Face à la mère

Face à la mère

Devant l’immensité étendue devant moi

Je me recueille, écumes de larmes, face à la paix des eaux calmes

Hommages et vagues à lames s’échouent sur ce beau rivage

Il pleut sur la mère dont le fond marin ignore tout l’émoi

Et voilà qu’un rayon éclaire l’eau sur son séant pacifique

La convection évapore l’âme de fond et mène au Ciel de bonté

Goutte à goutte, la nuée se forme et suit le Souffle tant aimé

Simple fumée dans l’Immensité nébuleuse, mais bénéfique

Le reflet bleu du ciel adoucit l’amer horizon du monde sans faim

Terre en vue, l’espérance d’une communion de radeaux saints

Déjà la Mère Céleste, rosée de l’air, offre Grâces aux courants marins

Car bien qu’enclavée, la mère morte demeure riche de son or salin

*à ma Mère

 

Quarantaine

Quarantaine

Quarantaine

Toute ma vie,

J’ai subi, passif, le monde alentour

Cultivant peurs, brimades et aliénations

Conditionnement par la norme et la forme.

Une antique quarantaine découverte à l’âge Sauveur.

Vient le temps d’agir sur l’être

Se réapproprier l’espace sous occupation

Pour un Royaume d’essieux tractant le mûr de la récolte.

Vient naturellement le temps de s’affirmer

D’afficher la personnalité transfigurée

Qui laisse une empreinte sur son pas sage.

En Conscience, avec l’Ardeur et l’Énergie.

Une renaissance où la Peur du monde alentour

Ne peut résister à l’amour de sa propre éternité de Vie.

Ressusciter le destin un temps abandonné aux illusions.

Vérité et principe qui dirige :

Amour. Conscience. Énergie.

Multirécidiviste par coupure

Multirécidiviste par coupure

Multirécidiviste par coupure

Gardé sous haute surveillance dans les prisons les plus sûrs.
Ce malfaiteur rêve de liberté, de détournement et d’évasion fiscale.

Il accumule alors les signes de bonne conduite et de discipline.
Puis le juge décide et s’écarte pendant que le geôlier fait le code magique de sa cellule.

Une fois relâché, il se coule dans une poche et se fait liquide.
Il vagabonde longtemps sans autre destin que d’être à nouveau détenu.

Malgré quelques courts séjours à l’ombre, il ne se décourage pas.

Il reprend vite ses arnaques, trafics d’influence, corruption et bien sûr proxénétisme.

En groupe ou rarement seul.

Hélas, toujours pris la main dans le sac, il rejoint vite ses amis au pénitencier.

Le Directeur content de les revoir, les mets de suite aux travaux forcés

Jusqu’à la prochaine évasion ou libération conditionnelle

Sont profil est mis à jour.

Nom : De Banque (il est noble)

Prénom : Billet

Age : variable selon l’impression (« aux Billets nés, la valeur n’attend point le nombre d’années »)

Lieux de Naissance : Banque Centrale

Casier fiduciaire ? : Oui

Signe particuliers : matricule tatoué

Le Bateau

Le Bateau

Le Bateau

Sur la pièce au dixième argentée se dessine ton avenir
Un retour inéluctable d’où ta folie t’as fait croire à ta domination
Dix centimes contre un décent sentiment
Dix centimes extraites de l’érable rouge
Pour une fois l’échange est équitable
A voir mon Peuple comme l’esclave consommant tes produit bas coût, bas goût, battù
Tu as oublié la colère qui vient d’un ciel où s’est évaporé les larmes de ceux que tu as méprisé
De leur sol, Éden, tu veux faire l’enfer aux enchères de ta bonne chair
En bon créateur de désordre tu trompes les Cités modestes qui reçoivent les miracles de tes ouvrages et t’abandonnent âmes et richesses
Jadis Dhul-Qarnayn cloîtra tes invasions barbares
Aujourd’hui, avec toi se lève le Cri
La nouvelle Jérusalem enfante son Messie de corne, muse à sept sceaux
Sa descente sur le « me » narré est nécessaire
Pour fondre du regard les vices et bleus dont se repait le Charles latent
Il renforce l’idéologie de sa lance et dissout la bride des spéculations.
Le réalisme du guerrier entreprenant et spirituel triomphe dans sa crinière
Le Griffon du cycle se joint au combat d’affirmation
Ta soif videra le fleuve mais l’Heure a sonné mais les bas taux et le Bateau t’attendent
La prophétie est reprise le viol de mon territoire.

Omar is my name

Omar is my name

Omar is my name

I’m Omar the one that you host one day without expecting.
I’ve reviewed with you the World and my Green Peace.
I’ve seen there the fate of my symbols and your fellows.
The three of us have been judging and preparing your Kingdom.
Protected by my holy believers you’ve inherited a new consciousness.
Step the Way of your Ancestors, paved by the holy Prophets and preserved by my holy Warriors.
Omar is my holy name.
I was even before you remind it.

Aya

Aya

Aya

Je me perds dans le noir de tes tristes yeux bleus
Cette couleur va si bien avec ton vécu en coups et vent
Des combats aux ébats sans lendemain de oui garantis
Je me lasse de cette vie aux façades maintenues
Peu à peu avance le sable chaud où on s’est étendus
Un abandon à l’emprise des réalités d’un destin écrit
Dans le grand Livre de chant de nos mots improvisés
Qui vit de nous comme les simples grains d’un sablier
D’où je vais vers la mer bleue comme tes yeux noirs
Cette tempête que tu couves et qui hante notre avenir
Peuple et myriade d’êtres et tant de voix inconnues

Djohodo

Djohodo

Djohodo

Je meurs
Les illusions quittent ce corps désabusé
Le Mental résiste encore à cette idée
Des années de pensées et de rêves forment la haie d’honneur
Le cortège d’inquiétude, d’insatisfaction et de stress s’ébranle lentement
J’abandonne la vie d’un monde qui aliène l’impatient de vivre

Je meurs
Sur mon corps, les traces des passions de jadis sont des stigmates à bénir
Celles qui ont pavé le chemin vers ce bûcher où je brûle d’un intense désir
Vivre la simplicité d’un lâcher prise dans l’instant et l’espace
Le brûlis d’une terre prête à être ensemencé des grains d’Amour véritable

Je meurs
Le troc de l’égo pour la Foi dépouillée se fait sans marchandage
J’avance vers cette dernière demeure enfoui au fond de moi
Où coule déjà le torrent d’éternité dans lequel je plonge goutte après goutte.
Le calme de ma méditation emplit de vide le cœur lapidé, saignant à force d’aimer
A chaque instant de ma vie…

Je meurs

 

R.I.P  Y. E. Segla

Mes mains Noires

Mes mains Noires

Mes mains Noires

Voici mes mains que j’observe
Elles sont vides et disponibles
C’est avec elles que je construis
Sous l’inspiration de l’Esprit
Et les matériaux de la vie
Providence par laquelle je m’accomplis
Voici les mains vides de L’Esprit
L’Esprit de correction, le Temps
Qui fait de moi un dieu

De Juda

De Juda

De Juda

Le Lion et l’Aigle se dévisagent
La foi et le courage se reflètent dans la fierté et la noblesse
Une eau calme sur laquelle souffle une brise de peur et de désir
Mais la blessure est à consentir pour créer l’union
D’où viendra la force mutuelle pour le combat

La majesté retrouvée pour un Peuple
Le sceptre du pouvoir retrouvé
Une offrande à l’Amour sans fin

Ailes froissée, crinière rebelle mais griffes acérées
Le lion et l’Aigle se dévisagent
Demain notre Griffon nous naîtra

Il ne faut qu’un B

Il ne faut qu’un B

Il ne faut qu’un B

B, C’est la note de passage quand on a visé le A
L’Intra était déjà douloureux mais au final c’est un autre enjeux
La session s’achève sur une cession sans succession d’émois chauds de taie
Je coule alors dans ma matière préférée qui sans le A n’a plus de sens
Retrouver les eaux d’origines pour un neuf moi à concevoir
Lutter à mains nues contres ses adversaires internes et plaquer des épaules sur le sol du Père dû
Je laisse tout aller pour que je ne commette plus d’ellipses
Mais si le Ciel m’accorde de recroiser cette courbure hors saisons et révolutions
J’en contemplerai, reconnaissant, le périgée , l’apogée et, qui sait, le foyer
Il nou fo kimbé pour passer cette matière dans laquelle Un a souffert dans des cœurs pro digues
C’est toujours facile de faire des liens quand tout ce qui ne tue pas rend la métaphore
Certains savent maux dire quand d’autres s’obstinent à bénir… leurs dires

Farewell

Farewell

Farewell

The well is empty
I have drunk the tears
And I flourished the fears
I’m waiting, wet, the wedding with the rainy spring
Farewell

Meeting you was written
I let Past and Future present the Legend in this book
And I walk to the next Kingdom without a look
I have found in you a Queen to reign over my dream
Farewell

My eyes are opening
I’m seeing my life wearing the clothes of destiny
And Love insides still whispering the fragrance of your beauty
I’m freeing my mind from the harness of Time and Impressions
Farewell

Faith is Force and Drive by the words of Truth and Fate
We have built our body to settle Hope and Endeavour in our Soul
And I dance to share this Energy in my heart and rely on the Sole
Along with this Hour, we are born to the new life of the Simples and guided Ones
Farewell

Connexion

Connexion

Connexion

Grandir dans le même pays, c’est puiser dans le même terreau

Humus de souvenirs, présence des esprits et rayons de lumière

Irradiant d’Amour la faune et la flore alentour en invitant à la danse

Shiva et Shakti qui s’enlacent, s’élancent et créent cette connexion magique

La Mpassa au-dessus de laquelle tu marchais jadis m’a vu aussi rêver de sirènes

A présent transféré au bord du Saint Laurent je vis de rencontres stériles

Images d’une époque où l’Âmes du monde peine à héberger l’Humanité

Ne peuvent germer des graines qui se refusent à mourir à l’illusion de leur vie

En toi, au moins, gissent laines qui réchauffent ces maux, ces mots et c’est mieux

 

Braver la peur de mon regard pour affronter celui de l’Autre en ascète solitaire

A attendre l’idéal de cœur des destins fous, j’entrevois l’amie à aimer en Grâce

Yogi en voie d’accomplissement, tu es le complément spirituel qui renforce le pas

Avec simplicité vouloir unir les moments d’intimités et de lourds combats

Dos pour dos, blessures pour blessures, partager le quotidien de ces vers sots

Enfin laisser le Suprême juger, jauger le poids d’un livre écrit à deux

Le cri des calebasses

Le cri des calebasses

Le cri des calebasses

Les Calebasses de l’origine à L’Éden sont vides
le Peuple de l’uniforme et du sang Noir a faim
la clameur générale s’élève des contenants :
« Le dépositaire de la connaissance se brade pour vivre »
Dieu est grand et les prières montent jusqu’à Lui
Mais la foi ne suffit plus pour être Croyant
Les riches, oppresseurs, ne limitent pas leur appétit

Petit à petit la terre des ancêtres et des dieux se vide
Les cerveaux, les cœurs, les corps et les mains
Sacrifiés au Système inique qui loge ses militants
« Le commissionnaire de la conne essence se barde de rire »
La vie du Monde est éphémère, le bonheur aux yeux luit
Et les richesses donnent le pouvoir aux prévoyants
Les pauvres, abusés, attendent le Cri réservé aux assouvis

Nous voulons la paie qui nous fera sortir de l’a-guère
La paix de la diaspora s’enracine dans des attitudes fiers
« Le dépositaire de la connaissance se brade pour vivre »
Mais la valeur intemporelle des média agréés doit suivre
Le cri se perpétue dans les poitrines
Et le Cri se prépare et la doctrine…

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