Fuis-moi

Fuis-moi lorsque la peine saisit mon cœur
Car je ne suis plus moi
Tu es mon Fruit mûr à moi
Mais je ne t’ai pas attendu des mois
Je me fais père et pair
Pour te donner des repères sur cette Terre
Sans résister à tes yeux
Encore moins à ton minois merveilleux
Or, ta rigidité de caractère,
Fait de toi la têtue aux fétus, once de colères

Fuis-moi lorsque la langue me pèse
Et que mes mots sont émois sans être de moi
Que la blessure infligée
Est ressentie par l’auteur de cette saignée
Qui aimerait que le Lac à Aimer
Retrouve le Calme légendaire où le Poisson-Araignée
En Maitre promu du terroir
Est, Ancêtre devant l’Antique mémoire du Miroir
Tu es l’Élue d’un cœur déçu
Perdu dans un Monde aux sens des sus de sous

Fuis-moi lorsque j’ai besoin de toi
En Fou mis au ban du Peuple, à des coulées de toi

Fuis-moi en restant près de moi
Dans l’épreuve où ma Parole invite à la noce
Le Silence et la Séclusion du né gosse
A nous, trois pierres de foyer, brûlant
De la Lumière de Confiance qui fédèrera…

Au nom de Dieu, le Juge, le Sage.

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