J’étouffe

J’étouffe

Ô Dieu, Ô grand Ami de cette génération
J’étouffe, J’étouffe dans cette terre
Dans cette ère où l’immigré n’est plus hôte d’échange
Mais hotte pesante d’un besoin de croissance

Le Peuple de la Tradition se vide de son sang :
Cette Connaissance qu’il sacrifie à l’Étranger
Simple libation accueillie par les dieux
Mais dédaignée par cet Étranger malade, possédé par son égo

Ô Dieu, le Peuple de la Tradition se vide de son sang
Et la Calebasse, vide, bientôt réclamera aussi son dû
J’étouffe de cette double souffrance inutile :
Cette peur du revenu qui jamais ne suffit, sans confiance du Futur.

J’ai revêtu mon armure et aiguise mon sabre
Mon pas se mêle à celui de Tes Guerriers
Laisse-moi enfin appeler pour eux le Cri
Ce Cri dont Tu les menaces :

Le Cri de la Calebasse pour tout ce sang dénaturé, violé, abusé, caillé
Demain ton Peuple retrouvera la Fierté et la Richesse de la Terre mère.
J’étouffe de ce Cri qui m’obsède et m’obstine à apaiser ma poitrine
J’étouffe

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