La vie. Une lettre à la Mère

By A quoi ça rime

La vie. Une lettre à la Mère

La vie, pour ce que j’en sais peut être poème ou bohème, transe ou absence, connexion ou excitation, esprit au chant ou dans le champ.
De ces mois à refonder mon moi dans un trouble qui prenait parfois l’allure de l’incendie sensé préparer ma nouvelle Terre en friche, j’ai encore brodé et fait le Point. À toujours y revenir il ressemble de plus en plus à un point d’interrogation. L’Ankh de ma renaissance profonde.

De ne pas avoir osé te dévisager, d’avoir senti tes doigts et ta taille dans cette unique danse; Agua Nile.
De ne pas avoir discuté, d’avoir écrit mon émotion au son poignant des chantres d’un sentiment si désiré; A quoi bon nier?

Aimer et respecter l’autre dans son retrait, indifférence ou simple différence de point de vue – par l’écho des pensées – tient du respect ou de la couardise. Cet instant où le doute inhibe l’expression du sentiment avant que le cœur n’avoue son impuissance à endiguer le flot : tristes aspects de la friandise.

Heureusement, ces crises de vie permettent de lâcher prise et de reconnaître qu’on n’est pas prêt à offrir le meilleur de nous à l’Autre. Le tout en ayant conscience d’en avoir besoin en complément pour avancer.

La détresse ressentie dans les moments d’Imminence, la mort à la vie conditionnée et héritée, délit des peurs confortables et sert d’élixir de vérité. Alors autant avouer et renaître en être simple. Le défi est alors au quotidien. Se réhabiliter et prouver sa valeur aux yeux de la société : Boulot, voiture, maison, équipements etc. Honnête cliché ou cliché honnête!?

L’Alternative désuète fait son chemin. Des préceptes aux concepts. L’Ancêtres rappelle sa Tradition à l’affranchi : Abandonner toute résistance face au destin.

C’est bizarre que tout ne semble pas si net. Pourtant le métier d’homme est de se préparer, entre autre, à accueillir une femme et fonder sa dynastie. Mais que faire quand l’appel d’une autre réalité franchit les frontières du cœur pour se diffuser dans ce qui reste de vie à partager. Et bien au-delà…

Sans oser voir, sans parler et en effleurant, garder l’empreinte indélébile d’un besoin d’Esprit ou d’une présence sous un voile que seul la foi nous pousse à lever pour la suite de la route. Une voie de joutes contre toute perfection à travers corrections et modération.

La Vie pour ce que j’en sais est ce fleuve qui charrie le même Amour des origines. Celui issu d’une Mère infinie où se mira la puissante Vérité. Soit! J’étais sur la berge, je t’ai vu, j’ai plongé. Soit! Que je me noie n’a pas d’importance car pour d’autres, je n’ai jamais osé défier les courants. Soit!

Un neuf moi à concevoir dans une vie qui rougit de l’émoi. Alors, je garde « le cœur de l’Âme » et revêt l’armure et le sabre par amour, la plume véridique pour cette même vie que je vois à présent différemment mais je l’espère de façon lucide. Je suis l’Être réel qui offre ses mains vides au projet de communion providentiel à toi : aimer conjugué au Futur plus que parfait.