Notre Heure est venue

Hier, j’ai été invité à visionner en avant-première le film « Harriet » de Kasi Lemmons mettant en vedette Cynthia Erivo qui parle de la Vie de Harriet Tubman qui après s’être échappée de ses maîtres a contribué à l’évasion de plusieurs autres frères et sœurs Noirs. Bien sûr après ce genre de visionnement on se sent assez révolté ou du moins mal à l’aise par le témoignage de cette époque de souffrance qu’a traversé notre Peuple. Je voyais d’un autre œil le monde qui m’entourait étant en plus un jour de grande affluence en ville après un Match de l’équipe de Hockey locale.

Il m’est revenu cette phrase de Harriet, la héros, qui, a un moment où les partenaires de sa société secrète d’abolitionniste s’était réfugiés au Canada, voulait continuer son combat malgré la distance avec les plantations et exploitation du Sud. Rien ne change, d’ailleurs, de notre contemporain à part le terme de république bananière et minières. Elle disait qu’ils étaient devenus trop confortables dans leurs conditions de vie d’affranchis au point de ne plus voir l’urgence de sauver ceux aux prises avec les affres de l’esclavage. En effet, beaucoup nés libres en faisaient une question d’éthique voire d’étiquette sans savoir ce que sait que n’avoir aucune alternative pour soi et les générations suivantes. Je me suis dit ô combien cela était valable pour nous dans cette ère à mille lieux des faits reproduits.

Nos idéaux sont dans une vie bien remplie aux yeux de la société. Des statuts, des études, un emploi, des affaires… Pourtant les enjeux d’injustices sont toujours présents envers la communauté qu’elle soit en Afrique ou disséminée dans ses Diasporas. Nous avons perdu ce sens de notre Ethnicité (anciennement Africanité même si terme moins inclusif). Ceci nous pousse à faire des choix qui ne respectent pas notre héritage et notre lien avec nos Ancêtres et la longue lignée des membres de nos sanctuaires ou communautés qui ont fait notre histoire (car nous en avons une). Nous vivons en amnésiques dans cette ignorance de nous-même c’est-à-dire de notre Nature et de notre relation à elle, quelle soit Nature humaine, spirituelle ou de notre écosystème. Certes nous ne sommes plus dans un enjeu racial mais socioéconomique et ce combat contre la pauvreté et la précarité met de part et d’autre, dans le camp des riches et des pauvres, des individus de toutes les races, Blanc, Jaune, Rouge ou Noir. Pas le seul clivage Noir Blanc.

La nouvelle race est une race d’âme, psychique, autrement dit d’uniforme (unie forme) et de sang (sang spirituel). Il y a sans doute cette notion intersectionnalité qui interviendra entre les causes spécifiques au sein de la lutte contre la pauvreté tout comme c’est le cas dans le féminisme (selon Angéla Davis). C’est pourquoi, et je le répète, il est vain de chercher l’unité, mais plus une fédération et une dynamique de synergie autour d’un but commun, un ennemi commun, laissant assez d’autonomie et de souveraineté à chacun dans son espace et son Temps d’existence.

Pour finir, bien qu’on fasse de nous des brebis ayant besoin de pasteurs dans le social ou étant régulièrement tondues pour leurs laines dans l’économie, nous devons réveiller les lions et panthères en nous et l’esprit de guerrier qui est latent en nous tous et qui ne quitte jamais les dépositaires de la connaissance divine que nous sommes. Nous sommes un Peuple qui vit de Foi, notre force et notre moteur, et à présent nous devons réveiller notre Conscience ensevelie sous des strates et des strates de dressage et de conditionnement au bénéfice du chronos, Principe du Mal manifesté en mort (et non péché) originelle. Ceci a entrainé notre édulcoration, entropie et limité la conservation de nos valeurs traditionnelles, socle de notre cohésion et de notre cohérence à travers le Temps qui ne nous faisais pas peur autrefois. Nous sommes des dieux et des déesses et appelés à le redevenir au nom de notre engagement primordial pris auprès du Divin avant notre venue sur Terre, au nom de nos Ancêtres, « les Kaiens », et au nom de la diversité des communautés de notre Peuple d’Immortels.

« L’Amour des âmes a remplacé la Haine dans notre Anthologie, la Stratégie remplace la Vérité des armes mais demeurera à tout jamais le Pouvoir de la Vie des mânes et de la manne : la Force Vitale. »

Leave a Reply

Your email address will not be published.

1
Hello. How could we help you?
Salut. Comment pourrions nous vous aider?
Powered by