Réapproprions-nous notre Futur économique!

Réapproprions-nous notre Futur économique!

L’Histoire est faite de cycle et de progrès à l’instar de ce que l’on observe dans la Nature et par l’évolution de l’humanité. Telle une roue qui avance sur le chemin tracé par le Temps. Le monde Noir, autrefois prospère, a connu le déclin classique des grandes civilisations lorsqu’il s’est éloigné de sa voie d’essence. Cette descente aux « Enfers » a connu plusieurs épisodes de domination par ses colocataires de l’œcoumène. Notamment lorsque ceux-ci ont profané bois sacrés et totems pour imposer un Dieu qui soumet au Sabre ou se justifie dans un bréviaire. Malgré tout l’heure est à la renaissance pour ce peuple qui, depuis, vit disséminé aux quatre coins du globe. Ce renouveau, devant nécessairement passer par l’économie, s’amorce sur des indicateurs à la fois favorables et demandant en attention et efforts redoublés. Face à cela, l’accueil que l’on est en droit de lui réserver est celui de la réappropriation de notre identité mais surtout de notre futur économique.

Pour préciser ce que j’entends par cette renaissance et cette réappropriation (plus forte que le changement ou l’émergence déjà prônés), il ne s’agit pas d’un désir de pureté, exprimé dans un retour aux « sources » car le mal a été malheureusement déjà fait, mais d’une simple aspiration à une forme de sainteté (dans son sens premier). C’est-à-dire au respect de notre civilisation et à la considération de sa spécificité. Que certains choisissent la « rupture » avec toute autre partie prenante géostratégique, créant ainsi une isolation de fait, est une « ambition » qui doit se refléter dans la politique et les moyens de mise en œuvre. Nous choisissons la réappropriation de notre héritage humain pour maintenir l’équilibre des forces en présence.

Revenons sur notre diversité si caractéristique. Il est dur de juger les effets des partenariats et des mesures internationales sur la performance des pays et leur potentiel de croissance. L’âme d’un peuple est faite du capital humain des individus qui le constitue et de leurs capacités d’actions. Si les uns, habitués à la richesse et un état providence, peinent à mettre la main à la pâte, d’autres peuvent être excéder de fournir des efforts quotidiens pour un faible résultat dans leur PIB et leur rayonnement international. Toujours est-il qu’il est bon temps de s’unir (se fédérer) et de faire cause commune à la fois pour réduire la pauvreté lancinante et les disparités sociales aigües et chroniques, mais surtout réagir contre la grande menace d’aliénation économique dans un rôle de consommateur et d’observateur. C’est un énième rappel.

L’Afrique, « goût liver », saveur de la source de sa force vitale, est un géant qui dort pendant que son nouvel ennemi et prédécesseur dans le Salut économique, « little prussien », la lie habilement. Excusez mon franglais. Le pays « little prussiens », la Chine, était caractérisé jadis par la même pauvreté, vivait de la même force informelle que l’Afrique et était dominé par d’autres. Grâce à la vision d’une série hommes, à la « rupture » temporaire (d’un peuple et non de plusieurs nations, ethnies, tribus…) avec le reste du monde, il a su faire sa transition puis sa conversion à l’économie de marché au point d’être un gouffre excessif (sinon goinfre) en ressources.

Mondialisation oblige, La Troisième a vu s’opposer depuis un certain nombre d’années, une partie du monde arabe dit « terroriste » contre les « financiers » pour le contrôle des cours de l’or noir. L’après mondialisation, autrement dit, ce que j’appelle l’économie de communauté voit s’amorcer La Quatrième de notre ère qui est résolument économique contre la poursuite des excès du made in China et le contrôle des cours de l’or vide. L’or vide? Oui, la Connaissance. Celle sans autre couleur que le vide. Celle qui mène à des stratégies économiques et à la valorisation du peuple. Celle qui, par les modèles conceptuels, permettent de s’imposer au reste du monde. La Chine a su exiger le transfert de la connaissance de ces partenaires économiques avant de devenir incontournable dans l’échiquier international; nucléaire en sus.

Si nous devons limiter l’analyse aux enjeux sur le plan du prochain modèle de référence mondiale et de l’importance que la Connaissance y joue. L’Afrique doit faire valoir sa présence en comptant sur sa Diaspora, dans le sillage des tigres d’ailleurs, semés galets, bardés de diplômes, d’expérience et de ressources. Cette Diaspora doit guérir ce sentiment de traîtrise de profiter de conditions de vie pseudo confortables dans les Cités et de rester à l’abri des défis de survie de la population locale. Il s’agit du monde Noir qui doit établir des liens de coopération économique privilégiés avec des frères alliés poursuivant aucun intérêt d’impérialisme ou de surexploitation. Ainsi l’Inde ou le Japon serait-ils préférables à la Chine? Demandons à nos sages éléphants ce qu’ils en pensent. On ne peut être dépositaire de la Connaissance et constituer la majorité de l’effectif des pauvres à travers le monde. Avant de nous plaindre des iniquités subies çà et là, renforçons notre pouvoir économique par toute forme de réussite. Faire émerger le modèle du made in Africa (and Diaspora) nous impose donc de toujours croire en le Futur, de croire en nous et surtout d’accepter de reconstruire ensemble.

L’histoire se répète donc et les tableaux prophétiques et allégoriques s’invitent dans l’économie avec ses archétypes (Gog et Magog, Mahdi, Messie, Dragon, Femme etc.) et ses récits qui ne font que changer de contexte. Mais si, il faut un Messie pour arrêter un autre Messie surtout quand il a perdu l’œil, qui le reliait autrefois à notre paire D’yeux (que Son nom soit sanctifié!), et qu’il devient borgne et faux. Doit-on penser que c’est à ce prix que notre ère vaincra la pauvreté et mettra plus d’équité dans la répartition et l’accès aux richesses de la planète.

« L’Afrique est à nouveau le théâtre d’une évolution économique et intellectuelle d’où est créé le prototype de la nouvelle humanité »

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