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Couillons

Couillons

Nos chers politiciens ont encore sorti l’arme fatale de la peur pour manipuler les masses. On annonçait une crise financière essentiellement dû aux banques et à une partie du milieu des affaires (pour changer) et on a trouvé le parfait alibi dans le Covid-19. Ce dernier permet de justifier les contre-performances, de favoriser un pic de consommation des biens domestiques, d’éteindre les grèves et, soyons cynique, d’épurer l’effectif des personnes vulnérables à charges pour la sécurité sociale et les retraites. Du brio. La formule tout en un. Plus question pour l’occident d’observer les chiffres de mortalité d’un Ebola lointain ou d’une autre infection du Sud comme le score d’un match où l’on souhaite que beaucoup de points soient marqués (ces gentils petits africains sont trop nombreux!!!) dans le confort du bacon et du jus d’orange au petit déjeuner. Les médias, jadis contre pouvoir, aident à semer la terreur dans les esprits pour quelques chiffres de traffic et d’audimat si ce n’est du traffic de chiffres et de dits mat. Pendant ce temps, dans le Sud, on continue à manger dans la même bassine, un plat préparé et servi avec la même lenteur d’appréciation de la Vie mais en ce demandant quand l’occident retrouvera sa foi en Dieu. Cette fois-ci tout le Monde est concerné; les jeux olympiques avant l’heure mais dans une course contre la diffusion du mal. D’ici là les carrières et les affaires informelles ou non, dont on est si fier, prennent un coup tant que durent d’apparentes chimères qu’il est toujours impudent de qualifier de complot. Il ne reste plus qu’à suivre les consignes édictées le temps que le Monde revienne à plus de Conscience…

e-Slam

#Gonzomoves

Extrait du message du Dr Deray circulant sur le réseau social Whatsapp

Par le Pr Gilbert DERAY, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris.

Coronavirus, attention danger, mais pas celui que vous croyez.

Depuis 30 ans, de mon observatoire hospitalier, j’ai vécu de nombreuses crises sanitaires, HIV, SRAS, MERS, résurgence de la tuberculose, bactéries multi-résistantes, nous les avons gérées dans le calme et très efficacement.
Aucune n’a donné lieu à la panique actuelle.

Je n’ai jamais vécu un tel degré d’inquiétude pour une maladie infectieuse et d’ailleurs pour aucune autre.

Et pourtant, Je ne suis pas inquiet quant aux conséquences médicales du Coronavirus. Rien dans les chiffres actuels sur la mortalité et la diffusion du virus ne justifie la panique mondiale sanitaire et surtout économique.
Les mesures prises sont adaptées et efficaces et elles permettront le contrôle de l’épidémie. C’est déjà le cas en Chine, foyer initial et de loin le plus important de cet agent infectieux, ou l’épidémie est en train de s’éteindre.
L’avenir proche dira si je me suis trompé.

Par contre,

  • Je suis inquiet des vols de masques et que ceux nécessaires à la protection des personnels soignants et des personnes à risque, nos anciens et celles déjà malades, en particulier les patients immunodéprimés, soient distribués pour une efficacité nulle dans les aéroports, les cafés et les centres commerciaux.
  • Je suis inquiet des vols de gels nettoyants.
  • Je suis inquiet de ces rixes pour acheter du papier toilette et des boîtes de riz et de pates.
  • Je suis inquiet de cette terreur qui conduit à faire des stocks obscènes de nourriture dans des pays où elle est disponible dans une abondance tout aussi obscène.
  • Je suis inquiet pour nos anciens déjà seuls et qu’il ne faut plus ni voir ni toucher de peur de les tuer. Ils mourront plus vite mais « seulement « de solitude. Nous avions l’habitude de ne pas rendre visite à nos parents et grands-parents si nous avions la grippe, pas de les éviter « au cas où » et pour une durée indéterminée, ce n’est en rien différent pour le coronavirus
  • Je suis inquiet que la santé ne devienne un objet de communication belliqueuse et de conflit comme un autre, alors qu’elle devrait être une cause ultime de lutte dans le rassemblement.
  • Je suis inquiet que notre système de santé, déjà en grandes difficultés, soit prochainement débordé par un afflux de malades au moindre signe de syndrome grippal. Ce sont alors toutes les autres maladies que nous ne pourrons prendre en charge. Un infarctus du myocarde ou une appendicite ce sont toujours des urgences, un virus rarement.
    La couverture médiatique sur le coronavirus est très anxiogène et elle participe à l’affolement de chacun.

Cela conduit aux théories du complot les plus folles du genre, « ils nous cachent quelque chose ». Rien n’est obscur, c’est impossible en médecine dans ce monde du numérique ou la connaissance scientifique est immédiate et sans filtre.
Le coronavirus ne tue (presque) que les organismes déjà fragiles.

Je suis inquiet que ce minuscule être vivant ne fasse que dévoiler les immenses fractures et fragilités de nos sociétés. Les morts qui se compteront alors par millions seront ceux de l’affrontement des individus dans l’indifférence totale de l’intérêt collectif.

Gilbert DERAY, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris

Omar Bongo, Vingt ans de Rénovation

Omar Bongo, Vingt ans de Rénovation

L’économie politique : une question de bon sens

Il ne s’agit pas, pour nous Gabonais, de chercher à définir « à priori » un régime politique et économique quelconque, qui ne serait d’ailleurs, comme c’est presque toujours le cas, qu’un replâtrage de systèmes appliqués dans d’autre pays; ce que nous voulons, c’est bâtir un État et pratiquer une politique qui soit en harmonie avec le milieu sociologique environnant. Or le milieu sociologique sociologique est différent dans les pays en voie de développement de ce qu’il est dans les pays développés et il est différent au Gabon de ce qu’il est dans de nombreux pays, en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Je m’explique : dans la plupart des pays en voie de développement, le grand problème est de faire vivre, c’est-à-dire de nourrir suffisamment, une population qui s’accroît plus vite que ne se développe la production agricole de ces pays. Au Gabon, le problème de nutrition comme celui de l’emploi ne sont pas alarmants; ce qui importe au premier chef, c’est de favoriser l’exploitation des ressources naturelles et d’améliorer les voies de communication, autrement dit, d’entreprendre de grands travauxdont les effets divers profiteront à la population tout entière. Au Gabon, si la population doublait dans les vingt années à venir, ce que je souhaite, le niveau de vie, prévisible n’en serait pas affecté, peut être même serait-il amélioré. Dans de nombreux pays en voie de développement, si une telle éventualité se réalisait, les conséquences pour toute une population seraient catastrophiques. Compte tenu de cette situation particulière nous devons adopter une attitude politique qui soit adaptée à nos valeurs propres et aux exigences de notre développement. Cette attitude, je me refuse à la couler dans un moule et à lui appliquer une étiquette qui conduirait certains observateurs – toujours bien intentionnés, cela va sans dire!! – à la rattacher à telle ou telle grande tendance politique qui se manifeste dans le monde et dont nous serions ensuite plus ou moins prisonniers.

Le libéralisme économique est pour nous une simple question de bon sens. Nous devons réaliser, dans un délai raisonnable de quelques années, disons avant 1975 ou 1980, un certain nombre de grands projets industriels et miniers dans les effets d’entrainement prévisibles sur l’économie du pays sont essentiels au développement du Gabon. Or, il est clair que l’État, bien qu’il soit appelé par la force des choses à jouer un rôle déterminant d’impulsion, d’orientation et de contrôle, est loin d’avoir les moyens d’assumer la totalité du « fardeau » financier qu’implique cet ensemble de réalisations. Nous devons donc faire appel, non seulement à l’aide d’organismes internationaux, comme cela a été le cas pour le port, mais encore à l’aide de pays industrialisés amis et au concours de banques et sociétés privées. C’est même là une des tâches essentielles, et non la moins ardue, du gouvernement.

Dans cette perspective, tous ceux qui nous font confiance en investissant au Gabon sont assurés de trouver auprès des autorités, un accueil amical et compréhensif et un souci d’équité et de dignité, à notre œuvre de progrès et de développement. Cette liberté n’est pas seulement garantie par les textes qui protègent la propriété privée, elle a reçu une concrétisation décisive avec notre Code des Investissements, un des plus libéraux d’Afrique, qui prévoit des régimes préférentiels douaniers et fiscaux en faveur des entreprises qui coopèrent à la mise en valeur du pays et qui garantit le libre rapatriement des bénéfices.

Car s’il est juste que notre pays soit le premier bénéficiaire du développement de son économie, il est également équitable que les investisseurs retirent une juste rémunération des capitaux immobilisés sur notre territoire. Dans ce domaine, nous collaborons efficacement avec tous les hommes de bonne volonté, à la seule condition qu’ils s’abstiennent de tout ingérence dans nos affaires intérieures ou n’adoptent des attitudes inconciliables avec notre indépendance ou notre souverainenté.

Omar Bongo
« Gouverner le Gabon »

Extrait de Omar Bongo, Vingt ans de Rénovation, sous la direction du Dr M.E. Chambrier-Rahandi, Éditions du P.D.G.

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